5. Lutter efficacement contre la vie chère

« Je considère que le plus urgent aujourd’hui dans notre pays serait de prendre des décisions pour protéger le pouvoir d’achat des familles, des retraités qui ont des petites retraites. » Ségolène Royal quartier du Mirail à Toulouse, 22 mai 2011.

Blocage du prix de l’essence

Le prix de l’essence ne cesse d’augmenter et pèse sur le budget des ménages qui doivent aller travailler en voiture.

Les groupes pétroliers se comportent comme des profiteurs des variations du prix du pétrole. Les baisses de prix du brut ne sont pas répercutées aussi vite que les hausses. Le cas de TOTAL est particulièrement symbolique car ce groupe ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France alors qu’il a réalisé 10 milliards d’euros de bénéfices l’année dernière.

Ségolène Royal propose que le prix des carburants soit bloqué. Il suffit pour cela au gouvernement de prendre un décret. L’article 410-2 du code du commerce le permet. Le gouvernement Bérégovoy avait pris cette décision au début des années 90, il est donc possible d’agir.

Blocage du prix de 50 produits de première nécessité

Autre combat sur le front de la lutte contre la vie chère : celui des marges de la grande distribution.

Tandis que les prix au producteur s’effondrent, la grande distribution continue de s’octroyer des marges importantes. Ségolène Royal propose de :

  • Bloquer en urgence les prix de 50 produits de base alimentaires et d’entretien : les associations de consommateurs en partenariat avec la distribution et sous la médiation de l’Etat pourront définir quels sont ces produits, à quel prix et quels sont les consommateurs qui seraient ciblés par cette possibilité-là
  • Obliger les grandes surfaces à acheter au moins 10% de leurs produits au producteur en circuit court.
  • Instaurer un véritable contrôle des marges de la grande distribution