Dimanche 29 juin 2008
Comme nous vous le disions dans notre article précédent, le comité Moselle d'avenir était très bien représenté lors de la présentation de la contribution dont la première signataire est Ségolène Royal, intitulée "Combattre et proposer". Cette présentation a eu lieu dans une réelle ferveur populaire, rassemblant l'ensemble des militants socialistes (plus de 1500 personnes, largement au-dessus des capacités de la salle de la Maison de la chimie) venus des quatre coins de France et de l'étranger.

Après plusieurs interventions remarquables et remarquées de Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon, notre président Jean-Pierre Mignard, Guillaume Garot, Thomas Piketty (économiste), Bertrand Monthlubert (collectif Sauvons la recherche) ou encore Ariane Mouchkine, Ségolène Royal a évoqué les sept principales orientations de la contribution rédigée à 3000 mains, notamment avec les contributions du Congrès utile et serein à laquelle notre comité a participé.

Les sept principaux axes sont les suivants :

1 - Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France

2- Le socialisme, une force neuve dans le siècle

3- Mettre l’économie au service de l’humain

4- Bâtir un Etat préventif qui attaque les inégalités à la racine

5- Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver

6- Reconnaître la France métissée comme une chance

7- Oser enfin la démocratie


Nous vous invitons à la lire (ici) et à
la signer, et à la faire signer en masse pour que
le socialisme change enfin


Nous sommes déjà fiers que la Moselle soit particulièrement bien représentée puisque Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil régional de Lorraine ; Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle; Gisèle Printz, sénatrice de la Moselle; Michel Liebgott, Député-maire de Fameck et Aurélie Filippetti, députée de la Moselle l'ont signée !

Le comité Moselle d'avenir
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Jeudi 19 juin 2008


Le comité Moselle d'avenir vous invite à venir participer nombreux à la présentation de la contribution pour un Congrès utile et serein avec Ségolène Royal et l'ensemble de son équipe le samedi 28 juin à partir de 10h à la Maison de la Chimie (Paris 7ème). Cela nous donnera l'occasion de nous retrouver dans l'après-midi, dans un cadre différent que notre cher département.

Des solutions d'hébergement pourront être trouvées, contactez-nous :
dda57@orange.fr

En espérant vous retrouver nombreux pour ce grand jour de l'histoire du PS !

Les membres du comité Moselle d'avenir

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Samedi 26 avril 2008

Bonjour à toutes et à tous,
après un long silence, c'est avec de belles victoires et un paquet de boulot sur la planche que le Comité s'apprête à repartir de plus belle.




Le point sur Moselle d'avenir

Cela fait un certain temps aujourd'hui que le Comité Moselle d'avenir ne s'est pas réuni, cela est vrai. Il faut dire que nos campagnes électorales respectives, dans lesquelles chacun à pu s'impliquer à sa mesure, ainsi que la mise en place des différentes équipes municipales, nous a tous beaucoup occupé. A ce propos, le Comité Moselle d'avenir salue non seulement la grande victoire que ces élections ont été pour la Gauche, mais surtout pour les citoyens de ces communes, à Forbach, Metz et Thionville. Les trois plus grandes villes de Moselle sont aujourd'hui dirigées par des municipalités de gauche.  Metz et Thionville, respectivement deuxième et troisième ville de Lorraine après Nancy, permettront sans aucun doute d'améliorer la coopération avec le Conseil Régional de Lorraine mais aussi, pour la Lorraine nord, de mieux coordonner les efforts entrepris pour gérer toute une série de problématiques communes (reconversition industrielle, transports, fait transfrontalier). Nous saluons tout particulièrement les membres de notre Comité qui sont aujourd'hui élus à Clouange et à Thionville. Nous leur souhaitons un bon travail au service de leurs administrés. Nous comptons également sur leurs nouvelles responsabilités pour enrichir notre réflexion et nos travaux.
 


Ce qui nous attend aujourd'hui

Forts de ces victoires qui récompensent un travail régulier, de terrain, de bons candidats et des programmes bien ficelés, nous entamons un nouveau chemin qui nous conduira, toujours dans un esprit de sérieux et de proximité avec les Français que nous cotoyons, vers le Congrès Socialiste de l'automne. Pour ce faire, le Comité Moselle d'avenir entend se réunir régulièrement dans les prochaines semaines. Il entend également entamer une série de débats portant essentiellement sur trois axes :

- le rôle et l'organisation de l'association Désirs d'avenir au niveau national. Au niveau local, la question de la fédération des différents comités mosellans semble aujourd'hui une hypothèse envisageable ;

-  le débat participatif pour un Congrès utile et serein en liaison avec le nouveau site de démocratie participative 
http://congresutileetserein.com ;

- les débats d'actualité de cette fin d'année parlementaire avec notamment le débat sur la réforme des institutions, la préparation de la présidence française de l'Union début Juillet et enfin le vote de la loi-cadre du Grenelle de l'environnement.



Vous l'aurez compris, le Comité Moselle d'avenir continue le travail entrepris depuis sa création. Un travail qui se fait toujours dans la convivialité, ouvert à toutes et à tous, quelles que soient vos idées. N'hésitez pas à nous rejoindre via notre courriel dda@wanadoo.fr sur ce blog virtuels ou dans nos débats en réel. Une victoire, et ça repart !
 



A très bientôt !

                                                                                                                                     

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Mardi 1 janvier 2008

undefinedNous souhaitons à toutes et  à tous une excellente année 2008. 

Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la santé, du bonheur et de la réussite.

Pour le PS nous souhaitons, au printemps prochain, une victoire pour nos candidates et candidats.

Nous péserons de tout notre poids dans la campagne municipale et cantonale pour faire élire ou réélire les candidates et candidats socialiste.

Enfin, nous ferons tout pour que le prochain congrès soit l'occasion d'un vrai débat d' idées pour notre parti, qui permettra de prendre un nouveau départ. 

Nous serons très actif pour que ce rendez-vous soit l'occasion d'un renouvellement des pratiques et des têtes, pour le PS,  tant au niveau national que local.                                                                                                                          
                                                                                                                                                     DDA Moselle Ouest

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Lundi 3 décembre 2007
Le jeudi 29 novembre a eu lieue la 5ème réunion du comité « Moselle d’avenir ». Une fois n'est pas coutume, cette réunion n'a pas porté dans un premier temps sur le plan organisationnel. Une autre réunion (la 6ème) y sera très prochainement consacrée. Au cours de cette réunion, les membres ont donc préféré se concentrer sur plusieurs sujets de débat qui sont autant d'éléments de rénovation de notre parti et du message socialiste.

1. Le développement durable

 

Un exemple local à Thionville, l’association Thionville Gao, créée en 1986. Chaque foyer fiscal Thionvillois « donne » 1 euros par an par le biais des impôts locaux. De plus, elle est financée par la municipalité et les cotisations de ses adhérents.


Ses objectifs sont :

 

Mali.JPG- Etablir des liens d'amitié solides entre les deux communautés (échanges et rencontres à Thionville et au Mali). Un exemple : faire venir des jeunes Maliens pour qu’ils étudient à l’IUT de Thionville. Après les études achevées ils peuvent rentrer au pays et appliquer ce qu’ils ont appris ;

- Faire connaître les réalités économiques, sociales et la richesse culturelle du Mali. Cela c’est notamment traduit dans le cadre du 20ème anniversaire de l’association par des : animations au Geric, des projections gratuites à La Scala, un repas Africain…

- Aider à la réalisation des projets de développement de nos partenaires maliens, pour un véritable codéveloppement

 

Ses actions :

- Donner du travail et une qualification aux Maliens ;

- Améliorer leur cadre de vie : création d’une coopération laitière, création d’une déchetterie, projet de réorganiser l’assainissement notamment avec l’aide de subventions européennes.

L’une des finalités de l’association est de faire en sorte que les Maliens se sentent bien chez, trouve un travail et ainsi puissent y vivre dans des conditions correctes. Cela traite de façon intelligente le problème de l’immigration, car si une personne est bien dans son pays elle ne le fuira pas.

  

2. La vie chère, le pouvoir d'achat :

 

Le caddie de la ménagère n’est pas représentatif de l’évolution de l’inflation alimentaire. Par ailleurs, pour évaluer l’inflation on ne tient toujours pas compte de certain poste de dépenses tel l’immobilier. En conséquence, il est urgent de reformuler le mode de calcul de l’INSEE.

 

On peut s’interroger sur le fait que baisser les prix de l’alimentation dans les grandes surfaces, conduiraPouvoir-dachat.JPG tôt ou tard à une baisse de la qualité des denrées alimentaires. Face à ce dilemme, où l’on voit apparaître une alimentation à 2 vitesses, il est urgent non pas de jouer sur la marge des producteurs en les sacrifiants, mais en augmentant les salaires pensions et  les marges des grandes surfaces.

 

Nous sommes d’accord pour affirmer que c’est sur le logement (premier poste de dépense des ménages) que doit aussi  porté les efforts des pouvoirs publics. On s’aperçoit que dans ce domaine la droite à tout faut depuis 6 ans : non seulement elle ne créée pas de logements mais elle en détruit. En effet, pour les 3 prochaines années l’UMP s’est engagée à reconstruire 1 logement pour 1 logement détruit. Le gros problème porte sur la taille des nouveaux logements par rapport aux anciens. On détruit des F5 pour construire des F3. Au final, malgré un nombre de logement égale, il y aura finalement moins de places disponibles.

3. Les universités


Nous sommes tombés d’accord pour dire que certaines filières offrent très peu de débouchés et finalement ne mènent à rien. De plus, bien que la quantité d’études n’est pas une sécurité absolue contre le chômage, on peut estimer que le fait de faire des études ouvrent sur de la culture, donc au final permet d’apprécier de me mieux comprendre le monde

 

Il y a un un gros problème sur le taux d’échec à l’université : 50% la 1ère année, 75% la 2nd année.

Plusieurs explications émergent :

- mauvais « aiguillage » après le lycée : certaines filières sont mises au placard pour cause de mauvaise image;

- on peut justifier le taux d’échec à l’université par un manque d’encadrement décroissant au fur et à mesure que les études progressent;

- problème de concilier pour les étudiants pauvres : le travail et les études;

- problèmes pour l’obtention des bourses universitaires : les jeunes qui quittent le domicile familiale sont encore dépendants de la feuille d’imposition des parents sur 2 ans. Délai qui devrait être supprimé, pur permettre à d’avantages d’étudiants d’accéder aux bourses, et ainsi accroître leur pouvoir d’achat.

 


3. Le traité de Lisbonne

 

Aboutir a une position commune est difficile tant sur le mode de ratification que sur la position a adopté : donc avant d’avancer les arguments il serait intéressant de dire les anciennes et les nouvelles positions individuelles :

- Margueritte et Henri De Beaumont : oui en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Guillaume Leblond : oui en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Matthieu Schmidt : non en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Thomas Liverani : non en 2005, non en 2007 tenu d’un réfenrendum

 

Thomas défend le non car il estime que le contexte est identique et le texte semblable, donc sa position est similaire par rapport en 2005. Par ailleurs, il regrette le volte face de Ségolène sur le mini traité, qui après avoir défendu la tenu d’un réfenrendum durant la campagne présidentielle, aujourd’hui n’en parle plus (cf. lettre de Ségolène aux militants de DDA).

Il nous rappelle quelques déclarations de Ségolène :

-11/10/2006 : « Le débat démocratique avant tout, l’UE a trop souffert de débat non démocratique »

-22/04/2007 : « Les français seront appelés a se prononcer par réfenrendum, cela ne se fera pas à leur insu…je soutiens l’union des peuples »

-05/2007 : (après sa visite au président Sarkozy) « Je considère que le mini traité européen est négatif…absence d’harmonisation fiscale…sociale… »

 

Henri, Matthieu et Guillaume avancent une situation de blocage en Europe, que seul le traité européen permettra de débloquer. Hors les arguments que chacun connaît, nous reconnaissons le parlement légitime pour statuer. Evidemment, reste le débat sur le mode de scrutin qui bipolarise la vie politique et de ce fait ne laisse pas de place aux extrêmes. Un autre argument est que la France est « un » pays sur 27, et ne doit donc pas bloquer les choses indéfiniment. Enfin, les arguments défendus par les défenseurs du non sont peu crédibles : l’exemple le plus éloquent est de demander un référendum et de prôner l’abstention. On ne peut pas mélanger une position européenne d’un parti de gouvernement avec des stratégies internes qui émanent de personnes comme Laurent Fabius ou Mélenchon. Qu’elles sont leurs propositions ?

                                                                                                                  Matthieu Schmidt
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Vendredi 19 octobre 2007

 

Le mardi 16 octobre a eu lieue la 4ème réunion du comité « Moselle d’avenir ». Plus que jamais mobilisés, nous sommes tous fortement impliqués pour les futures échéances électorales (municipales et cantonales), sans oublier toutefois la nécessaire rénovation des idées et des propositions nationales du parti auquel nous revendiquons notre appartenance. Membres de Désirs d’avenir, nous avons souhaité aussi que le message de cette association à laquelle nous croyons soit plus audible, mieux organisée. Ces points d’organisation évoqués, nous en sommes venus, comme à l’accoutumée, à débattre de trois sujets de fond.

 

1. Fonctionnement des deux organisations auxquelles nous appartenons : Désirs d’avenir (DA) et le Parti Socialiste (PS)

 

  • PS

Rose-PS.JPG- au niveau local : la totalité des membres de « Moselle d’avenir » qui sont par ailleurs membres de la section PS de Thionville ont apporté publiquement leurs soutiens à Bertrand Mertz et pour sa candidature à l’investiture aux municipales et cantonales (ainsi qu’à Isabelle Rauch). Comme précisé lors du dernier compte-rendu, les membres de « Moselle d’avenir » s’engageront pleinement dans les deux campagnes.

- au niveau national : tel que décidé par le Conseil national du 23 juin dernier, le processus de rénovation du PS est enclenché. Au-delà des forums thématiques ayant déjà eu lieu, trois Forums thématiques doivent être organisés :

1er Forum : les socialistes et la nation – 24 novembre

2ème Forum : les socialistes et le marché – 15 décembre

3ème Forum : les socialistes et l’individu – 20 janvier

 

Sur le blog, plusieurs tribunes sur les sujets abordés lors du 2ème et du 3ème Forums ont déjà été écrites. Nous nous associerons à cette démarche en faisant une demande pour devenir l’un des « blogs de la rénovation » mais aussi en participant à ces différents Forums.

 

 

  • DA

Depuis la réunion, la lettre envoyée par Ségolène Royal à l’ensemble des adhérents de DA a répondu à un certain nombre d’interrogations. Il n’empêche que nous tenions à préciser plusieurs points, témoignages de notre fidélité exigeante à l’égard de Ségolène Royal.

DA-national-copie-1.JPG- d’un point de vue organisationnel, la mise en place d’un nouveau site participatif national, annoncée depuis des mois, doit être accélérée. De la même façon, la coordination des comités locaux doit être mieux assurée ;

- d’un point de vue idéologique, plusieurs membres se sont dit en attente d’une clarification idéologique. La plupart des militants avaient fortement apprécié le discours de Melle, au-delà des désaccords ponctuels, en raison de sa profondeur de vue. La tribune consacrée à la politique étrangère de Sarkozy ou celle publiée ce jour consacrée à la politique économique et sociale du gouvernement vont dans le bon sens. Il serait vraiment utile, éventuellement lors de la publication du livre tant attendu, de préciser les idées qui n’ont pas eu l’occasion de l’être au cours de la campagne présidentielle. Au-delà des piliers du pacte présidentiel, au-delà de la mise en avant de plusieurs notions d’importance comme l’ « ordre juste » ou le « gagnant-gagnant », une remise en cohérence semble nécessaire pour mieux articuler ces idées-force.

- d’un point de vue communicationnel, plusieurs membres se sont étonnés de l’absence de Ségolène Royal lors du meeting organisé au Zénith contre les tests ADN. Au-delà des raisons compréhensibles de cette annulation, il paraît contre-productif de donner l’impression de se raviser au dernier moment. Cela donne effectivement du grain à moudre à certains media qui n’ont pas arrêté de mettre en avant cette image au cours de la campagne présidentielle. Par ailleurs, on regrette que les déplacements à l’étranger de Ségolène Royal et les discours qu’elle y prononce, pourtant de haute tenue, ne soient pas suffisamment relayés.

 

Les derniers sondages le démontrent (celui organisé par BVA pour Marianne), Ségolène Royal reste la candidate préférée des sympathisants de gauche. Naturellement, elle est également perçue comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy. Son engagement plein et entier, démontrant quelle autre voie elle aurait tracé si elle avait été élue, « faisant comme si [elle] était aux responsabilités » (discours de Melle) est donc nécessaire à tous.

 

Comme Ségolène Royal l’évoque dans sa lettre, DA doit toutefois veiller à ne pas se transformerPS-DDA.JPG en courant traditionnel ou à une écurie personnelle, reproduisant les mêmes erreurs que ceux qui existent encore. Laboratoire d’idées pleinement ancré dans la rénovation du PS, il ne doit pas se transformer en simple soutien à une personnalité. Toutefois, la politique n’étant pas le monde des Bisounours et puisque nous continuons à penser que Ségolène Royal reste la mieux placée pour mener à bien cette rénovation, nous lui apporterons notre soutien le moment venu, si tel est son choix.

 

2. La rénovation en direct : environnement, immigration et politique européenne

 

  • L’excellence environnementale : au-delà des maux et des mots

 
Suite au Grenelle de l’environnement : Ségolène Royal avait fait de l’excellence environnementale l’un des piliers essentiels de son pacte présidentiel. Rappelons qu’elle avait obtenu la meilleure note attribuée par des associations écologiques indépendantes (16,5/20) quand le candidat UMP recueillait seulement un 8/20.

 

Guillaume Leblond a déjà eu l’occasion de revenir sur certaines propositions issues du Grenelle ici et ici. Au-delà du rapport de 1000 pages et des nombreuses mesures proposées, on est d’abord frappés par les errements du gouvernement. Entre M. Borloo prétendument Ministre d’Etat et numéro 2 du gouvernement et Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture ou encore Jacques Attali et les membres de sa commission pour la libération de la croissance, les prises de position sur les OGM, le principe de précaution sont tout à fait contradictoires. Il semblait pourtant que l’intérêt de nommer le Ministre de l’Ecologie à ce rang protocolaire permettrait d’éviter ce genre de cafouillages. Pour l’instant, il convient donc de rester très prudents sur l’issue du Grenelle, étant donné qu’on ne dispose pas encore des arbitrages finaux.

Mais plutôt que se contenter de critiquer, le comité a réfléchi sur les principaux axes d’une véritable politique environnementale :

- situés dans une zone voisine d’une centrale nucléaire (celle de Cattenom), nous sommes particulièrement sensibilisés à la problématique nucléaire. Et nous n’avons pas le sentiment d’être « égoïstes » en en parlant. Il conviendrait tout d’abord de sortir du débat caricatural opposant anti-nucléaires absolutistes aux nucléolâtres qui rêvent, comme le président Sarkozy, de nucléariser l’ensemble de la France et de la planète.

Il ne faut par exemple, même s’il faut tenir compte des déchets générés, se rappeler que le bilan de rejet en CO2 assez favorable est du en grande partie aux équipements nucléaires de la France (qui produisent 78% de l’électricité). La prise en compte du long terme est donc nécessaire et la position semble claire : diversification progressive de notre bouquet énergétique en favorisant les énergies renouvelables, trop longtemps oubliées en France. L’objectif minimal est celui fixé par l’Union Européenne (20% de la production énergétique issue des énergies renouvelables à compter de 2020);
 

- afin de favoriser l’ « Europe par la preuve », il conviendrait d’européaniser les recherches en la matière, en associant dans le cadre d’un « pôle européen de recherche » grandes entreprises énergétiques, aéronautiques et automobiles qui accusent un retard conséquent par rapport à leurs concurrents étrangers en la matière (cf Toyota Prius par exemple). Les constructeurs automobiles européens et notamment français doivent par exemple dépasser le simple stade des « biocarburants » dont le caractère néfaste tend à être démontré par de nombreuses études scientifiques, aussi bien par la hausse du prix des matières premières qu’il induit (arbitrage nourriture/énergie) que par son bilan écologique assez désastreux.


En France, il conviendrait aussi de poser la question de la durée de vie des centrales. Ségolène Royal avait proposé la fermeture du site de Fessenheim, la plus ancienne centrale française, lors de la campagne présidentielle. Située sur une zone sismique, victime de nombreux incidents, la sécurité doit toujours primer. Et la suppression de certaines centrales vétustes doit permettre dans le même temps de se poser la question d’un vaste plan d’économie d’énergie.

 

  • Immigration : quand la droite ne doit pas « gêner » tout débat


On a déjà eu l’occasion sur ce blog de prendre position, très clairement, comme l’a fait Ségolène Royal, sur le sujet de l’amendement Mariani. On a déjà esquissé dans ce même article les contours de ce que pourrait être une politique de gauche en la matière. Même Manuel Valls, ayant pourtant maladroitement déclaré « vouloir faire un bout de chemin avec la droite sur ce terrain » a déclaré suite à cet amendement que « cela devenait désormais impossible ». Il s’agit effectivement d’une vraie ligne de clivage, pas nécessairement droite/gauche d’ailleurs et soulignons le courage de certains députés de la majorité présents au meeting du Zénith dimanche dernier.

Comme le dirait François Hollande, ce meeting était d’ailleurs celui de la « vraie ouverture », dans la mesure où les personnes présentes s’étaient rejointes sur des idées, sur une certaine conception de la République et pas pour obtenir des maroquins ministériels.


Le comité s’est penché sur cette question. Le discours de la gauche doit changer. Les années 1980 ont vu naître une forme de discours compassionnel sur l’immigration de la part de la gauche qui a fait croire à certains que nous ne serions pas au fait des réalités et notamment du fait que l’immigration clandestine massive ne sert ni le pays d’origine ni surtout l’immigré. Comme l’a évoqué Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle, la régularisation doit être fondée sur des critères précis et non pas comme l’a fait la majorité en place, sur un prétendu « cas par cas » fixé à un certain nombre.


La gauche de gouvernement doit sortir du discours sentimental pour prendre ses responsabilités et mieux expliquer pourquoi l’immigration est une chance pour ce pays. Mieux expliquer pourquoi un pays qui se referme est un pays qui meurt. Mieux démontrer que tous les pays voisins, comme l’Espagne ou l’Angleterre, ont des taux d’immigration bien supérieurs aux nôtres et connaissent dans le même temps des niveaux de croissance bien plus élevés. Rappeler également que les immigrés participent directement à hauteur de 30% à la création de la richesse (PIB) de l’Etat de Californie. C’est en arrêtant de se retrancher dans une forme de sentimentalisme que la gauche sera de nouveau audible sur cette question. En démontrant que s’il s’agit d’humains et de principe mais aussi d’une question éminemment économique et sociale.

 

  • Europe : vous avez dit traité « simplifié » ou simpliste ?


Thomas Liverani a fait un panorama global des blocages actuels de l’Union Européenne qu’il résume en 4 points (gouvernabilité, démocratisation, question institutionnelle, identité). Un article sera prochainement sur le blog pour détailler ces points.

 

Concernant le traité dit simplifié, on remarque surtout qu’il ne s’agit pas d’un grand rêve, mais d’une petite Constitution. Certains commentateurs en Suède ont même noté qu’il s’agirait d’un accord qui est tout sauf harmonieux mais qui témoigne des « tensions inhérentes au système ». Les positions discutées par le comité ont été les suivantes :

- L’Europe, c’est d’abord les Européens : il conviendrait de demander l’avis des Européens, en organisant un référendum paneuropéen sur le nouveau traité. Il serait invraisemblable de refaire en catimini ce que les peuples ont défait en s’exprimant en mai et juin 2005 aussi en France qu’aux Pays-Bas. Pour éviter le téléscopage avec les enjeux nationaux, le référendum devrait être organisé simultanément dans tous les Etats membres disposant de ce mode de consultation (en dehors de l’Allemagne par exemple) ;

- Il faudrait dissocier le projet économique du projet politique. Sans que cela ait été arbitré définitivement, nous nous sommes demandés s’il ne serait pas envisageable de renforcer l’intégration politique (notamment en matière de politique étrangère) avec un cercle beaucoup plus restreint de pays. Cela semble être la seule voie envisageable dans une UE à 27 membres.

 

To be continued...

 

Ces débats libres démontrent que tout doit plus jamais être mis sur le table entre socialistes. Nous n’avons pas peur des désaccords momentanés, tant que ceux-ci ne débouchent pas dans cinq ans sur un programme faisant la somme de nos divergences. Plus que jamais, la parole doit être libre ! Nous nous l’appliquerons en tout cas à nous. Rejoignez-nous !

 

 Jonathan Gindt

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Jeudi 18 octobre 2007

Ci-dessous, vous trouverez le message de Ségolène Royal envoyé aujourd'hui aux 15 000 adhérents de Désirs d'avenir. Alors que nous avons évoqué la situation de Désirs d'avenir lors de la dernière réunion de notre comité (compte-rendu publié dans peu de temps), ce message apporte beaucoup de réponses à certaines de nos questions pressantes, voire de nos inquiétudes.

Ce message est également porteur d'espoir. Il démontre que la volonté de Ségolène Royal est intacte, malgré les attaques répétées, souvent outrancières et injustes dont elle a été victime au cours des dernières semaines. Parce que nous l'avons rejoint sur une démarche (la démocratie participative) et des idées qui sont clairement confortées dans ce message, nous sommes d'autant plus incités à poursuivre le travail entrepris depuis la création de ce comité local.

Si notre détermination est sans failles, nous resterons attentifs, vigilants, exigeants. C'est comme cela que nous serons utiles à Désirs d'avenir et à Ségolène Royal, c'est ainsi que notre démarche pourra permettre de bâtir l'alternance dont la France a tant besoin.

N'hésitez pas à nous rejoindre : dda57@orange.fr

Adhérez à Désirs d’avenir : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=participer_adherer

 


Message de Ségolène Royal


A l'attention des adhérents de Désirs d'Avenir
 

Chères amies, chers amis, 

 

Beaucoup d'entre vous m'ont exprimé leur souhait de voir se poursuivre nos activités. Après un délai que j'ai consacré à la réflexion, à des rencontres en France et dans le Monde, à l'écriture et aussi au repos, je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous indiquer comment je souhaite que nos travaux redémarrent.

 

KIF-1383.JPGOn le voit : le pouvoir actuel n'est pas en mesure de porter les réformes dont la France a besoin. Il a beaucoup promis, lors des campagnes présidentielle et législatives. Mais, à part pour les plus fortunés, déjà récompensés par d'énormes cadeaux fiscaux, il est bien incapable de tenir parole. Sur le pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la sécurité, la santé,... il y a fort à craindre que les Français seront déçus. Non seulement le gouvernement ne fait pas les réformes nécessaires. Mais en plus il creuse les déficits et compromet la croissance.

 

 

La déception des Français a déjà commencé. Elle est porteuse de risques.

   

C'est pourquoi il est absolument nécessaire de réfléchir rapidement à des solutions pour l'avenir, en impliquant nos concitoyens de tous horizons, sans a priori.

 

DA-national.JPG

 

Désirs d'Avenir doit être un des lieux qui permettent ce travail. Désirs d'Avenir doit être un laboratoire de production, de partage de réflexions, d'élaboration d'idées innovantes. Désirs d'Avenir doit s'appuyer sur l'apport de la démocratie participative, la contribution des experts, et le rôle des politiques. S'écouter mutuellement, réfléchir ensemble, proposer des solutions nouvelles : voilà ce qui nous rassemble.

  

Nous ne partons pas de rien, bien sûr. Nous avons les acquis de nos précédents débats, auxquels vous avez contribué de manière si précieuse. Nous avons la réflexion et les projets du Parti socialiste et des autres formations de gauche. Nous devons aussi nous ouvrir aux idées des autres lieux de pensée. Et regarder ce qui réussit chez nos voisins européens et dans le monde.

   

L'heure est maintenant venue de nous réorganiser, et de reprendre notre travail.

  

Chantepy.JPGJe voudrais maintenant saluer le travail du Président de notre association, Christophe Chantepy. Christophe, mon ami de toujours, a beaucoup donné à Désirs d'Avenir qui n'existerait pas sans lui. Il en a accepté la présidence à la création, avec tout ce que cela suppose d'efforts. Il a donné des nuits et des jours pour la campagne. Il y a consacré son talent et ses qualités humaines. Et grâce à lui, Désirs d'Avenir est aujourd'hui une association solide.

 

 JP-Mignard.JPG

Christophe, qui continuera à occuper un rôle important, m'a suggéré que Jean-Pierre Mignard lui succède comme Président. Je trouve que c'est une très bonne idée, que je soumets à notre conseil d'administration. Beaucoup d'entre vous connaissent et apprécient Jean-Pierre Mignard, avocat, penseur et militant exigeant, qui a toujours eu à cœur de nourrir le débat d'idées.

 

La nouvelle équipe qui sera constituée devra se dédier au travail dont je viens de vous parler. Elle sera très bientôt renforcée. Elle s'appuiera sur le site www.desirsdavenir.org, dont une nouvelle version est en préparation, et sur les comités locaux qui seront bientôt remis à jour. Elle développera des outils supplémentaires, notamment pour donner des échéances et des débouchés plus clairs à tout notre travail collectif : des rencontres nationales, des publications.

J'aurai l'occasion de vous présenter l'équipe qui sera constituée par nos organes statutaires dans une réunion nationale que nous tiendrons avant la fin de l'année.


Chères amies, chers amis, Désirs d'Avenir reprend ainsi ses activités.
 

Je compte sur vous tous, pour vous impliquer et pour associer le plus grand nombre de nos concitoyens à nos travaux.
 

Bien sincèrement à tous,Signature-SR.JPG

 


 
 

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Mercredi 19 septembre 2007
Le mardi 11 septembre a eu lieue la 3ème réunion de la courte histoire de notre comité local. Accueillant 2 nouvelles personnes, cette réunion a montré une fois de plus l’envie de discussions et de travail sur le fond qui anime l’ensemble des membres. Si courte soit elle, l’histoire du comité est déjà riche. Comme en témoigne le rappel de nos activités par lequel nous avons débuté la réunion, avant de lancer la discussion générale.

1. Un comité pleinement ancré à la fois dans l’activité de Désirs d’avenir et du Parti Socialiste

 

  • Retour sur Melle (25 août) :

- Si différents posts ont déjà été rédigés sur le fond et la forme du discours de Ségolène Royal prononcé à Melle, nous rappelons que le comité était représenté sur place par 7 personnes. Le comité tient par ailleurs à remercier chaleureusement l’ensemble des membres de la fédération PS des Deux-Sèvres qui ont contribué à la réussite de l’événement. 

 

Tout le monde a retenu de cet événement l’excellente ambiance qui y régnait, sans doute aidée également par les conditions climatiques exceptionnelles auxquelles nous avons eu droit. Le fait de pouvoir enfin mettre une tête sur une personne qui restait un simple pseudo a permis souvent des rencontres toujours conviviales, souvent riches et animées.

La plupart des militants rencontrés se situaient tous dans le champ de l’action, de la contre-offensive et certainement pas dans la résignation. Après avoir mené des combats difficiles durant les campagnes présidentielles et législatives, ces personnes sont persuadées que le problème essentiel de la campagne menée par Ségolène Royal est le manque de temps pour imposer ses thématiques, faire l’unité au sein du Parti. Attachés à sa démarche (démocratie participative) et à sa philosophie (ordre juste, réconciliation entre performance économique et justice sociale, donnant-donnant et gagnant-gagnant), nous pensons comme elle que nous avons désormais le temps de travailler sur le fond. Nous en avons non seulement le droit mais le devoir impérieux.


- La clarification de nos objectifs et de nos idées doit précéder la désignation de notre leader
. Contrairement à l’UMP, le PS n’est pas un parti caporaliste. Nous devons retrouver le sens du collectif, ce que nous avons perdu pendant la campagne. Ségolène Royal, en appelant à la réconciliation entre socialistes, même ceux qui l’ont combattu pendant la campagne interne (Pierre Moscovici, Henri Weber…) ne dit pas autre chose.
 

 

- Le comité s’inscrira dans l’ensemble des démarches entreprises par Désirs d’Avenir au niveau national. Nous avons assisté à la réunion de coordination des responsables de comités organisée à Melle. Il nous semble que de nombreux éléments sont perfectibles dans l’organisation de l’association Désirs d’Avenir. Comme l’a indiqué Ségolène Royal lors de la réunion des Blancs Manteaux, nous souhaiterions que Désirs d’Avenir devienne un véritable think tank, à l’abri des enjeux de pouvoir et des querelles intestines que l’on peut retrouver dans l’appareil du PS. Mais pour ce faire, il semble aux membres du comité que plusieurs chantiers devraient être entrepris au plus vite :

 

* la modernisation urgente du site national de Désirs d’Avenir qui est quelque peu à l’abandon, en particulier pour y déposer des contributions ;

 

* sans abandonner la démarche participative, la création d’une véritable coordination aussi bien nationale que locale de l’association est indispensable ;

 

* la clarification de l’articulation avec le PS et notamment l’affirmation de la volonté ou non de déposer une motion lors du prochain Congrès du PS.

  

A ce titre, l’AG nationale prévue devrait permettre de clarifier l’ensemble de ces points. Bien entendu, notre engagement au sein de cette association n’est pas exclusif de celui au sein du PS, aussi bien au niveau national que local.  

 

  • Des membres du comité pleinement engagés dans les combats politiques locaux


Notre comité a été présenté lors de la réunion du Bureau de la section PS de Thionville et sera présenté à tous les adhérents lors de la prochaine réunion de section. Notre objectif n’est certainement pas de concurrencer les réunions de section qui sont indispensables. La totalité de nos membres sont par ailleurs engagés dans des combats politiques locaux et nous soutiendrons notamment ardemment le prochain candidat désigné par les militants PS aux prochaines municipales !

 Thionville-PS.JPG

 

La vocation du comité est de réfléchir à des thématiques nationales à partir de notre expérience locale. Nous invitons donc l’ensemble des adhérents des sections PS de l’Ouest de la Moselle à nous rejoindre pour discuter des idées, pour trancher des débats de fond.

   

 

 

2. Retour sur les fondements de la rénovation évoqués par Ségolène Royal : adhésion ne signifie pas aveuglement

 
  • Sur la forme, plusieurs membres du comité ont déploré le choix de Ségolène Royal quant à la publication d’une interview dans le magazine Paris Match.

 

Il nous apparaît effectivement que Ségolène Royal est contrairement à ce que prétendent certains aigris, une femme politique de premier plan et que les paroles politiques censées qu’elle a à prononcer ne doivent pas être mélangés avec des sujets strictement personnels. Cela ajoute de l’eau au moulin de la peoplisation de la vie politique que nous réprouvons chez le pouvoir en place et que nous ne souhaitons donc pas voir chez Ségolène Royal.

   

 

  • Sur le fond, certains membres sont revenus sur les propos tenus par Ségolène Royal, notamment Thomas Liverani (cf son post à ce sujet). A la suite d'une discussion riche et passionnante, plusieurs points d’accord ont ensuite été dégagés :
  •  

- Sur le marché, celui-ci n’est pas une « naturel », dans la mesure où il s’agit d’une construction humaine. Contrairement à l’eau que l’on boit ou à l’air que l’on respire, le marché n’est pas une donnée, il est un choix opéré par les Hommes pour organiser leurs échanges entre eux. Le marché a en outre connu des mutations, notamment la financiarisation, qui sont loin d’être « naturelles ».

 

En revanche, après l’effondrement du Mur de Berlin et la disparition d’une alternative dite d’ « économie administrée », le marché reste effectivement la forme la plus efficace d’organisation de la production mais certainement pas de la justice sociale, d'où la nécessaire régulation de ce marché. C’est en cela que les socialistes doivent accepter de confronter leur programme et leurs idées à l’économie de marché, sans perdre leur idéal de transformation sociale et la possibilité de changer un jour ce qui reste un choix politique. Il n’y a pas non plus, en matière économique, de « fin de l’Histoire ».

 

- Sur l’assistanat, en attendant le post de Thomas Liverani à ce sujet, les membres du comité après en avoir discuté ont convenu que l’emploi répété de ce terme contribuait à populariser une thématique de droite. Non pas que les abus et les fraudes aux régimes sociaux n’existent pas, mais rappelons toutefois que cela ne représente que des sommes assez faibles (8 milliards € selon les estimations les plus hautes) face à la fraude aux charges sociales organisée par les patrons (65 milliards € selon les URSSAF). Sachons donc identifier (tous) les fraudeurs ! En revanche, il est vrai que l’image du PS est trop identifié avec une défense des acquis sociaux et à une forme d’assistance sans lendemain. C’est pour cela que nous soutenions durant la campagne le principe du RSA (Revenu de Solidarité Active). Nous pensons effectivement que l’assistance aux plus démunis est indispensable mais que le but doit avant tout être la réinsertion, la sortie de l’assistance. Pour cela, la mise en place de logiques donnant-donnant, l’association plus directe du demandeur d’emploi ou du récepteur d’aides sociales à une démarche d’insertion (incitations fiscales au retour à l’emploi, parcours personnalisé…) doit être renforcée. Plus que combattre l’assistanat, nous devons réhabiliter la solidarité et les formes qu’elle prend ! 

 

- Sur les alliances, les membres conviennent que le cycle d’EBayrou-mineur.JPGpinay est achevé. Par ailleurs, comme l’a dit François Hollande, « en cherchant sans cesse le centre, la gauche risque de s’y perdre ». De fait, nous nous opposons fermement à une alliance nationale avec le centre. Le Modem et François Bayrou refusent pour l’instant de trancher, nous n’allons pas dire à leur place de quel côté ils se situent, dans quel projet de société ils souhaitent s’inscrire. Il serait assez aberrant d’ailleurs de soutenir au niveau local des majorités UMP que François Bayrou semble combattre au niveau national.

  

- Sur le ségolénisme de manière générale, certains membres se sont demandés si celui-ci, en tant que démarche, en tant que vecteur d’idées, pouvait exister sans Ségolène Royal.

 
Au vu de l’actualité des derniers jours, cette question prend un tout autre relief. Les attaques grossières, effectivement sexistes et méprisantes dont Ségolène Royal a fait l’objet de la part de Lionel Jospin ne peuvent qu’être durement condamnées. Cela vient en tout cas illustrer une fois de plus ce que nous dénonçons depuis longtemps : le procès insupportable dont a été victime Ségolène Royal dès lors qu’elle a été désignée (pourtant par 60% des adhérents du Parti). En insultant de la sorte notre ancienne candidate, Lionel Jospin, envers qui beaucoup de militants avaient pourtant de respect, a achevé de se décrédibiliser totalement. Il nous insulte également, en prétendant que nous aurions été victimes d’une forme de « mirage », (et qu’accessoirement, nous n’aurions pas perçu le génie transcendant de M. Jospin). Alors que lui-même ne s’est jamais interrogé sur sa campagne calamiteuse, sur le manque de dynamisme de ses deux dernières années de pouvoir et a toujours attribué aux autres la responsabilité de son échec, son culot paraît invraisemblable.

Dans ces conditions, parce qu’elle a représenté un choix idéologique pour nous tous et non pas sondagier, parce que sa démarche aussi nous l’a fait rejoindre, il nous semble impensable aujourd’hui de concevoir cela sans Ségolène Royal. Loin du culte de la personnalité, l’attaque odieuse faite à l’intelligence d’une femme politique d’envergure est une blessure qui nous affecte en tant que militants qui se sont battus corps et âmes pendant que d’autres s’apprêtaient déjà à vomir leur bile en public.

  • "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" (Beaumarchais)

Loin de toute ségolâtrie, nous continuerons à la critiquer quand c’est nécessaire, à la défendre quand elle est plus qu’injustement attaquée. Avec Ségolène Royal, nous continuerons avant tout à soutenir une démarche socialiste du XXIème siècle !
Jonathan Gindt 

 

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Samedi 4 août 2007
Le mardi 31 juillet dernier a eu lieue la deuxième réunion du comité local Désirs d'avenir Moselle Ouest - Pays des trois frontières "Moselle d'avenir". Nous sommes désormais huit membres actifs et d'autres encore vont nous rejoindre dans les prochains jours.

Lors de notre réunion, au-delà des questions d'organisation,
nous avons abordé les points suivants :


1. Départ groupé pour Melle (Fête de la rose du 25 août)

Melle-village.JPGDepuis longtemps, nous avons décidé individuellement de nous rendre à Melle le 25 août, date de la rentrée politique de Ségolène Royal. Nous avons décidé d'unir nos forces et de nous y rendre collectivement. Des démarches ont été entreprises pour organiser ce déplacement par train avec un tarif de groupe. Nous invitons tous les militants et sympathisants de Désirs d'avenir et du PS du département de la Moselle et au-delà à se joindre à nous.

Concernant le départ à Melle, merci de nous contacter le plus rapidement possible à l'adresse mail suivante : dda57@orange.fr


2. Points de débat :

* La question syndicale en France.

Le constat : cela a été abordé lors de la campagne interne au PS par Ségolène Royal. Le taux de syndicalisation, oscillant entre 7% et 8% des salariés en France, est l'un des plus bas au sein de l'Union Européenne. On ne peut se satisfaire d'une situation qui engendre un dialogue social de piètre qualité pour ne pas dire presque inexistant dans un certain nombre d'entreprises. L'objectif étant toujours de concilier performance économique et protection sociale, il s'agit donc de rechercher par quels moyens l'on pourrait renforcer la syndicalisation dans les entreprises, privées en particulier, mais pas uniquement.

Les solutions : lors de la campagne interne, Ségolène Royal avait suggéré de recourir à l'obligation de se syndiquer. Cette logique peut se comprendre, dans la mesure où elle est appliquée dans certains pays, notamment scandinaves, et que même en France, les salariés sont nombreux à avoir recours aux syndicats et à leurs conseillers assermentés auprès des tribunaux de prud'hommes lorsqu'ils sont concernés par une action en justice concernant le Code du travail. Dans une logique de donnant-donnant, il ne paraîtrait pas aberrant que les salariés étant tous potentiellement des justictiables, soient obligés de choisir une affiliation à tel ou tel syndicat. Et le "coût" de cette adhésion pourrait être compensé par la création d'un chèque syndical. Néanmoins, les débats ont été nombreux sur cette question et le comité a décidé d'en faire l'une de ses thématiques de prédilection (cf infra).

* Les 35 heures et la question de leur extension à l'ensemble des entreprises, notamment aux TPE.

Le constat : les 35 heures ont été une thématique rabachée, caricaturée par la droite et son candidat lors de cette élection présidentielle. Néanmoins, de manière officielle en tout cas, jamais le gouvernement précédent et celui qui vient de s'installer n'ont décidé d'abroger définitivement les différentes lois (Aubry I et II) portant sur la durée légale du travail à 35 heures.

Ségolène Royal a toujours présenté les 35 heures comme un acquis historique incontestable, qui s'inscrit dans le sens de l'Histoire. Toutefois, la présidente de Poitou-Charentes a toujours émis des réserves quant aux modalités d'application de la loi Aubry II. Nous sommes nombreux à partager son constat et a dressé un bilan critique mais pas caricatural (celui fait par la droite) de cette avancée sociale.

Les solutions : Ségolène Royal avait déclaré lors de la campagne présidentielle que les 35 heures ne seraient étendues que s'il y avait accord entre les partenaires sociaux. Si tout le monde est d'accord sur la méthode (recours au dialogue social, ce qui a manqué dans la confection de la loi Aubry II notamment), quelques-uns sont partagés sur l'issue. Pour certains, la non-application des 35 heures à l'ensemble des salariés est créatrice d'inégalités qui ne sont pas tolérables. Pour d'autres, le compromis entre les partenaires sociaux doit primer avant tout. Après le détricotage des lois sur les 35 heures qu'ont mis en place les gouvernements Raffarin, Villepin et celui de Fillon désormais, il conviendra en tout état de cause d'examiner précisément la situation et d'apporter des solutions qui tiennent compte des réalités de chaque secteur économique.

3. Perspectives

A la rentrée (septembre-octobre, encore à préciser), une Assemblée Générale de Désirs d'avenir aura lieu à Paris. Nous avons décidé de nous y faire représenter par un ou plusieurs de nos membres. Afin de participer à l'effort de refondation, dans laquelle nous sommes pleinement engagés, nous avons également décidé d'apporter notre pierre à l'édifice par le biais d'une contribution qui sera axé sur 5 thématiques particulières. Chacune de ces thématiques est coordonnée par une personne mais le travail de réflexion est bien entendu collectif. L'objectif est de synthétiser nos idées, d'apporter nos solutions, en tenant compte notamment de notre façon de percevoir ces sujets qui ont des résonnances locales particulièrement fortes.

PS-DDA.JPGLes 5 thèmes choisis :
        I - La question syndicale (constat et propositions)
        II - L'accueil de la petite enfance
   III - Les transports (tram-train, autoroutes, fret : les transports de demain)
IV - L'Europe
V -
Le fonctionnement du PS (état des lieux, difficultés et propositions de rénovation de l'organisation interne)

N'hésitez pas bien entendu à participer en nous proposant vos suggestions, vos idées, qui contribueront à l'élaboration de cette contribution bien entendu participative.

Jonathan Gindt

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Mardi 24 juillet 2007

Chers responsables de comités Désirs d'Avenir,

J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa premièrerose.jpg secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir. 

Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.

Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.

Melle.JPGPour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : clickez 

Lors de cette journée, un accueil spécifique pour tous les responsables de comités Désirs d'Avenir sera prévu.
  

Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion.


Amitiés à toutes et à tous,

Ségolène Royal 




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Les membres du comité "Moselle d'avenir" sont en train de réfléchir à un moyen commun de se rendre à Melle le 25 août depuis Thionville et sa région. Si vous êtes également intéressés, n'hésitez pas à nous le faire savoir en nous écrivant à l'adresse suivante : dda57@orange.fr

 

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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