Le marché et l’écologie
Certains économistes diront que le marché règlera les problèmes écologiques. Cette affirmation est très rapide. Le marché peut régler les problèmes
d’énergie. On aurait tort d’essayer de faire peur à la population en agitant toujours la fin du pétrole dans 20 ans. Il faut savoir que les chocs pétroliers précédents ont permis de trouver des
énergies alternatives tel que le nucléaire. Aujourd’hui, les voitures consomment tout de même moins qu’avant. Il y a 20 ans, certains disaients déjà que 20 ans plus tard, il n'y aurait plus de
pétrole. Les techniques d’extractions du pétrole sont aussi en train d'évoluer, environ 30 à 40% de pétrole est extrait d’une poche aujourd’hui, des études ont montré qu’il est possible d’en
extraire jusqu’à 70%. Sans compter le charbon dont les réserves restent encore énormes. Cela pour dire que la crise énergétique n’est pas pour demain,
mais que la crise écologique, la santé de la planète est menacé et ça c'est pour aujourd'hui. Si nous ne manquons pas d’énergie aujourd'hui, la planète est-elle capable d’absorber toutes nos dérives?
Mais continuons notre tour des mesures
Généraliser les informations environnementales présentes sur les produits et services.
En gros, cette mesure sert à informer le consommateur des impacts environnementaux des produits achetés, en espérant que les plus consciencieux d’entre-nous, feront la démarche d’acheter des produits respectueux de l’environnement. La création d’un label environnemental poussera les fabricants à améliorer leurs produits dans ce sens. Malheureusement, cette démarche n’empêchera pas la vente des moins respectueux, sans compter que ce label aura un prix et qui privera une partie de la population plus modeste d’accéder à des produits plus sains. Cette mesure est plus une mesurette qu’un véritable défi, pourtant celle-ci risque fort d’être une des seules qui réussira.
Production et consommation durables
Encore la construction de label environnemental, celui-ci concerne l’agriculture. Pour ce qui est des OGM, là mystère, un jour Borloo,
nous dit qu’il serait favorable à un moratoire et le lendemain Barnier, Ministre de l’agriculture, annonce le contraire. Le véritable changement serait de ne trouver que des fruits et légume de saisons
dans nos magasin, et surtout favoriser le rapprochement géographique des producteurs et des consommateurs.
Au vu du nombre de propositions émises lors du Grenelle de l'environnement, il n'est pas envisageable de toutes les commenter. Vous les trouverez toutes dans leur intégralité ici
Conclusion : nécessité d'une cohérence gouvernementale
Comme vous l’aurez constaté ces mesures sont très ambitieuses, plusieurs d'entre-elles sont très intéressantes. Une vraie envie de changer les
choses semble exister, notamment au sein des groupes de travail. En revanche, aucun membre du gouvernement n'a pour l'instant évoqué les sommes qui seront allouées à ce Grenelle. Le pire, c’est
que dans toutes ces mesures, on peut craindre que seules celles ne coûtant pas un centime à l’Etat mais lui en rapportant (mise en place de taxes) soient les seules retenues.
Pendant la campagne présidentielle, on nous a parlé d’un grand Ministère de l’écologie, dont celui qui serait nommé pourrait poser son droit de veto sur toute réforme n’allant
pas dans le sens de l’excellence environnementale. Pour l’instant, on a l’impression que Borloo est devenu muet, et qu’au lieu d’être le numéro deux du gouvernement, il serait plutôt bon
dernier de celui-ci. Après quelques coups médiatiques aussi stupides que de prendre un avion pour admirer les glaciers en train de fondre au Groenland ou faire un tour de manège dans un
simulateur de tremblements de terre, il n'y à rien de concret. Il a évoqué la possibilité de mettre en place un moratoire sur les OGM avant de se faire contredire, pourquoi avec la place qu’il
occupe ne peut-il pas s’imposer face au Ministre de l’agriculture ?
Le premier rapport de la commission de réflexion sur les freins à la croissance française présidé par Attali va lui aussi contre le progrès environnemental,
notamment en supprimant le principe de précaution : « lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et
irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent [...] à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées ».
Cette commission souhaite aussi libéraliser la grande distribution, ce qui revient à pouvoir remplir toujours plus son caddie sans se soucier de l’environnement. A la vue de toutes ces contradictions, on peut se demander si vraiment, il existe une vraie volonté écologique, et à
voir la tête de Borloo, il est permis d'en douter.
Une des premières mesures qui aurait dû être prise est tout simplement d’associer au moins un membre du Ministère de l'Ecologie à chaque autre Ministères, auprès de chaque commission, pour
faire en sorte que chaque décision, chaques réformes aillent bien dans le sens de l’excellence environnementale.
Bonus musical
Je vous propose un album de musique rock/écolo pour illustrer mon article dont le téléchargement est légal et libre, ce groupe s'appelle Deskaya et le titre de l'album
est "Gravez et faites tourner". Vous pouvez retrouvez cette album sur la plateforme de musique libre www.jamendo.com.
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