Lundi 15 octobre 2007

Le marché et l’écologie

    Certains économistes diront que le marché règlera les problèmes écologiques. Cette affirmation est très rapide. Le marché peut régler les problèmes d’énergie. On aurait tort d’essayer de faire peur à la population en agitant toujours la fin du pétrole dans 20 ans. Il faut savoir que les chocs pétroliers précédents ont permis de trouver des énergies alternatives tel que le nucléaire. Aujourd’hui, les voitures consomment tout de même moins qu’avant. Il y a 20 ans, certains disaients déjà que 20 ans plus tard, il n'y aurait plus de pétrole. Les techniques d’extractions du pétrole sont aussi en train d'évoluer, environ 30 à 40% de pétrole est extrait d’une poche aujourd’hui, des études ont montré qu’il est possible d’en extraire jusqu’à 70%. Sans compter le charbon dont les réserves restent encore énormes.  Cela pour dire que la crise énergétique n’est pas pour demain, mais que la crise écologique, la santé de la planète est menacé et ça c'est pour aujourd'hui. Si nous ne manquons pas d’énergie aujourd'hui, la planète est-elle capable d’absorber toutes nos dérives?

Mais continuons notre tour des mesures

Généraliser les informations environnementales présentes sur les produits et services.

     En gros, cette mesure sert à informer le consommateur des impacts environnementaux des produits achetés, en espérant que les plus consciencieux d’entre-nous, feront la démarche d’acheter des produits respectueux de l’environnement. La création d’un label environnemental poussera les fabricants à améliorer leurs produits dans ce sens. Malheureusement, cette démarche n’empêchera pas la vente des moins respectueux, sans compter que ce label aura un prix et qui privera une partie de la population plus modeste d’accéder à des produits plus sains. Cette mesure est plus une mesurette qu’un véritable défi, pourtant celle-ci risque fort d’être une des seules qui réussira.

 
Production et consommation durables

     Encore la construction de label environnemental, celui-ci concerne l’agriculture.  Pour ce qui est des OGM, là mystère, un jour Borloo, nous dit qu’il serait favorable à un moratoire et le lendemain Barnier, Ministre de l’agriculture, annonce le contraire. Le véritable changement serait de ne trouver que des fruits et légume de saisons dans nos magasin, et surtout favoriser le rapprochement géographique des producteurs et des consommateurs.


Au vu du nombre de propositions émises lors du Grenelle de l'environnement, il n'est pas envisageable de toutes les commenter. Vous les trouverez toutes dans leur intégralité ici


Conclusion : nécessité d'une cohérence gouvernementale

    Comme vous l’aurez constaté ces mesures sont très ambitieuses, plusieurs d'entre-elles sont très intéressantes. Une vraie envie de changer les choses semble exister, notamment au sein des groupes de travail. En revanche, aucun membre du gouvernement n'a pour l'instant évoqué les sommes qui seront allouées à ce Grenelle. Le pire, c’est que dans toutes ces mesures, on peut craindre que seules celles ne coûtant pas un centime à l’Etat mais lui en rapportant (mise en place de taxes) soient les seules retenues.
    Pendant la campagne présidentielle, on nous a parlé d’un grand Ministère de l’écologie, dont celui qui serait nommé pourrait poser son droit de veto sur toute réforme n’allant pas dans le sens de l’excellence environnementale. Pour l’instant, on a l’impression que Borloo est devenu muet, et qu’au lieu d’être le numéro deux du gouvernement, il serait plutôt bon dernier de celui-ci. Après quelques coups médiatiques aussi stupides que de prendre un avion pour admirer les glaciers en train de fondre au Groenland ou faire un tour de manège dans un simulateur de tremblements de terre, il n'y à rien de concret. Il a évoqué la possibilité de mettre en place un moratoire sur les OGM avant de se faire contredire, pourquoi avec la place qu’il occupe ne peut-il pas s’imposer face au Ministre de l’agriculture ?

    Le premier rapport de la commission de réflexion sur les freins à la croissance française présidé par Attali va lui aussi contre le progrès environnemental, notamment en supprimant le principe de précaution : « lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent [...] à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées ». Cette commission souhaite aussi libéraliser la grande distribution, ce qui revient à pouvoir remplir toujours plus son caddie sans se soucier de l’environnement.
A la vue de toutes ces contradictions, on peut se demander si vraiment, il existe une vraie volonté écologique, et à voir la tête de Borloo, il est permis d'en douter.

Une des premières mesures qui aurait dû être prise est tout simplement d’associer au moins un  membre du Ministère de l'Ecologie à chaque autre Ministères, auprès de chaque commission, pour faire en sorte que chaque décision, chaques réformes aillent bien dans le sens de l’excellence environnementale.


Bonus musical

Je vous propose un album de musique rock/écolo pour illustrer mon article dont le téléchargement est légal et libre, ce groupe s'appelle Deskaya et le titre de l'album est "Gravez et faites tourner". Vous pouvez retrouvez cette album sur la plateforme de musique libre www.jamendo.com.

Guillaume Leblond

 


 

par Moselle d'avenir publié dans : Excellence environnementale
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Jeudi 27 septembre 2007
Grenelle de l’environnement, un article s’impose, l’écologie est devenue un sujet à la mode, tout le monde veut sa part d’humanité et compte bien faire mettre en avant les petits gestes quotidiens censés sauver la planète. Tout cela est superbe et il faut l'encourager, reste qu’il se pose un gros problème et pas des moindres, celui de la consommation, à l’heure où j’entends parler en permanence du pouvoir d’achat, "travailler plus, gagner plus" et par la même occasion "consommer plus". A remplir un peu plus le caddie tous les samedi matins, il faut se poser la question si un jour il ne va pas déborder.


ecologie-politique.jpg

Plusieurs propositions sont sorties de ces réunions préparatoires au « Grenelle de l’environnement »




Voiture : rouler moins vite et plus propre

 
Cette idée est plutôt judicieuse, il est vrai qu’en baissant sa vitesse, on réduit sa consommation et par la même occasion son rejet en Co2. Bonne idée donc. Je suis en revanche partagé sur l'idée d'introduire un système de bonus/malus en fonction du niveau d'émissions en CO2 des voitures. Je suis entièrement d’accord qu’un 4x4 en ville, c’est vraiment une imbécilité et que çela mérite d’être pénalisé; par contre une famille nombreuse n’ayant pas trop les moyens et qui ne peut se permettre autre chose qu’un gros véhicule d’occasion, payer un malus quand on est obligé d’emmener ses enfants à l’école, je trouve cela très injuste. Il reste donc encore beaucoup de travail autour de celle-ci, n’oublions pas le compteur kilométrique qu’il faut prendre en compte, si on taxe au nombre de kilomètres fait par an, cela incitera les gens à diminuer et aussi à trouver d’autre moyen de déplacement.
En résumé, oui pour le bonus/malus, mais seulement en prenant en compte le revenu des gens, leurs réels besoins mais aussi le nombre de kilomètres parcourus par année.

 

Bâtiment : favoriser les économies d'énergie


Certainement l’une des propositions les plus intéressantes, créer une norme écologique obligatoire lors de la création de nouveaux bâtiments, en termes d'isolation, de géothermie ou encore de panneaux solaires... Il y a de quoi faire, cette norme doit être bien sûr accompagnée de subventions permettant à tout Français, quelque soit sa catégorie sociale, de devenir « écolo ». Les logements sociaux doivent par exemple être un exemple pour le secteur privé.

 


Déchets : réduction des quantités


Gérer la taxe ménagère sur les ordures en fonction de la quantité de déchets me parait assez compliqué, je vois mal les éboueurs peser les ordures de chacun de nos concitoyens et établir un tarif personnalisé. Je préférerais plutôt qu’on définisse des règles strictes concernant les emballages des produits achetés, avec par exemple un volume à ne pas dépasser concernant tel ou tel produit. Commençons par taxer toutes les pubs qui remplissent nos boites à lettres et qui atterrissent dans nos poubelles et qui par ailleurs nous incite à consommer toujours davantage.


Energies : développer les énergies renouvelables


Taxe sur les produits dont le contenu en carbone ou en énergie est élevé, n’oublions pas aussi les entreprises qui font de réels efforts, il faut toujours une carotte quand on veut mettre en place un bâton. Cela pose pour moi aussi le problème des produits importés ne respectant pas le protocole de Kyoto, si on a des normes sur les produits qu’on fabrique, pourquoi ne pas l’étendre aussi à ceux qu’on achète. Il est par ailleurs nécessaire d’avoir un vrai organisme mondial de l’écologie qui viendrait se rattacher à celui de l’organisation mondiale du commerce. Tout ceci doit bien sur être juste, il serait désastreux de demander les mêmes efforts aux pays riche qu’au pays émergeant.


Article à suivre...

Guillaume Leblond
par Moselle d'avenir publié dans : Excellence environnementale
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