A la suite de la diffusion par France 2, le 20 octobre, de l'émission « Une vie, un destin » consacrée à Ségolène Royal, voici quelques précisions : sur les
conditions dans lesquelles a été réalisé le film de Dominique Fargues ; et sur la signification réelle des chiffres d'audience brocardés par certains dont l'impénitente mauvaise foi n'est pas un
scoop.
Commençons par le commencement : le choix des images, des thèmes et des témoignages ainsi que l'ensemble du scénario du film projeté sur France 2 relèvent de l'entière liberté de la réalisatrice.
Et c'est très bien comme cela. A aucun moment, Ségolène Royal n'a été associée à ses choix (elle ne l'a d'ailleurs pas demandé) ni aucun membre de son équipe.
Nous avons tous découvert ce film sensible, honnête et souvent fort judicieux lors de sa diffusion télévisée.
Il n'a échappé à personne que l'angle privilégié par cette émission de Laurent Delahousse n'est pas l'exposition de propositions pour la France et que son sujet n'était pas le bilan des actions
politiques de Ségolène Royal mais le récit de son trajet et l'évocation de cette part d'histoire personnelle dont tout engagement politique authentique est tissé. Les responsables du magazine de
France 2 avaient annoncé un portrait, genre forcément personnel et subjectif. Ce fut le cas et cela nous va très bien. « Peopolisation ! » s'écrient comme un seul homme ceux qui sont les premiers
à tirer la politique vers le bas, comme ils nous l'ont amplement démontré au cours de ces dernières semaines. Non. Juste une histoire humaine et éminemment politique, avec son lot de plaies et de
bosses, de peines dépassées, de joies partagées et de volonté d'imaginer l'avenir. Nous avons, pour notre part, revu avec émotion les images de grands moments que nous avons vécus ensemble.
D'autres viendront, nous le savons. Venons-en maintenant à l'aplomb avec lequel quelques uns, paresseusement repris par beaucoup d'autres, s'efforcent de faire mentir les chiffres en présentant
l'audience de cette émission comme « un flop », « un naufrage », « un enterrement » et autres bérézinas. France 2 reléguée ce soir-là à la 4ème place, voilà qui témoignerait de rien moins que la
mort cathodique et politique de Ségolène Royal. Bigre !
Peu importe qu'à y regarder de plus près, rien ne vienne corroborer cette prophétie tant de fois ressassée. C'est le clou du fiasco qu'il s'agit d'enfoncer. Il faut les comprendre : cela fait si
longtemps qu'ils en ont envie et que cela ne vient pas, si longtemps qu'ils s'échinent sans toucher au but, copiant-collant leurs fielleux arguments, faisant feu de tout bois, extrapolant sur les
dîners en ville, tordant les faits à tel point que c'est devenu, chez certains, comme un réflexe pavlovien.
Alors il faut bien, au risque de lasser, rétablir la vérité des choses.
Oui, en diffusant « Les Experts » à la même heure, TF1 a fait cartons pleins (31,5%), comme d'habitude avec cette série-culte.
Oui, « Le Village français » sur France 3 a, une fois encore, suscité l'intérêt d'un public nombreux (15,3%).
Oui, l'excellent « Desperate Housewives » sur M6 a, sans surprise, attiré beaucoup de téléspectateurs (15%).
Oui, le match de Ligue des champions a, sur Canal Plus, mobilisé nombre de ceux qui vibrent pour le foot (7,5%).
Mais non, 2,27 millions de téléspectateurs fidélisés d'un bout à l'autre de l'émission et une part d'audience de 9,2%, ce n'est pas « un mauvais score », comme ils disent, c'est même – au regard
des publics réunis par les émissions politiques, toutes catégories confondues – une performance !
Tous les observateurs le reconnaissent : les invités politiques les plus notoires, de gauche comme de droite, n'ont, ces derniers mois et pour les plus regardés d'entre eux, pas dépassé le
plafond, d'ailleurs nullement déshonorant, de 7,1% de part d'audience. La moyenne des émissions politiques se situe en dessous de 5%.
Les meilleurs scores concernant des personnalités politiques ? Ce sont (si l'on excepte les prestations officielles du Président de la République quand il s'invite
sur les chaînes de télévision) deux portraits diffusés dans l'émission de Laurent Delahousse : en premier, « Chirac intime » et en second, celui dont Ségolène Royal a fait l'objet, classement
dont, vous en conviendrez, il n'y a pas lieu de rougir !
Nous ne sacralisons pas la mesure obsessionnelle de l'audience. Mais puisqu'on lui cherche querelle sur les chiffres, eh bien regardons-les en face et réjouissons-nous qu'ils témoignent, loin de
la défection claironnée, du grand nombre de Français qui ont ce soir-là, en dépit de programmes très attractifs sur les chaînes concurrentes, choisi de regarder le film de Dominique Fargues sur
Ségolène Royal et l'interview de Laurent Delahousse. Et cela, comme l'ont admis certains commentateurs, bien que la période, sans échéances électorales nationales à court terme, soit
traditionnellement peu favorable aux émissions traitant de sujets politiques.
On peut, comme vous le voyez, donner des mêmes chiffres deux lectures opposées selon qu'on est a priori de parti-pris ou qu'on s'efforce à davantage
d'objectivité. Alors merci à ces 2,27 millions de téléspectateurs que certains tiennent pour quantité négligeable !
Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont dit avoir, comme nous, éprouvé devant leur écran la fierté d'un combat partagé.
N'écoutons pas ceux qui prétendent qu'il n'est de politique respectable que désincarnée et sèche.
Ceux qui opposent l'émotion et la raison, les sentiments et les convictions, les trajectoires personnelles et l'histoire collective.
Ceux qui nous voudraient plus conformistes, plus faciles à ranger dans leurs petites cases.
Continuons sereinement sur le chemin que nous avons choisi.
Fidèles aux idées et à l'espérance que porte Ségolène Royal.
L'équipe de Ségolène Royal
pour tout et n'importe quoi les mots de "courants"...comme
si c'était l'élément constitutif du parti...Si je n'émarge pas à un courant, je suis bien à plaindre....C'est du moins ainsi que je l'ai compris. Quand j'ai adhéré, il me semblait que je
rejoignais un parti ouvert aux autres...un parti qui évitait les interminables palabres pour être tous les jours, ou du moins aussi souvent que possible, proche des gens, de leurs questions, de leurs difficultés et de leurs attentes... Pourtant, le mot "courant" revenait si souvent qu'il ma semblé utile moi le
nouveau d'aller voir dans mon Larousse ce que cela pouvait désigner. Ce faisant, j'étais conscient que le dictionnaire n'allait pas me livrer
tous les secrets de ce que je n'avais jamais vécu : le mystère des courants...Que le mot par l'usage avait pris une signification particulière...
fermer dans un courant...que nenni...Je ne fais partie
d'aucun courant, simplement d'une nouvelle façon de faire de la politique. On dirait que d'adhérer au PS c'est en même temps choisir un courant, sinon notre adhésion ne serait pas complète...Je ne sais pas mais je me sens profondément membre du PS, sans appartenir à aucun courant.
Quelle est cette manie de vouloir placer chaque militant dans une case spéciale qui serait comme le complément de son adhésion? Je sais, les militants à 20€ (depuis, j'ai payé ma
nouvelle cotisation au tarif normal) auraient fait quelques misères et auraient mal voté aux éléctions internes. Ils n'auraient pas suffisamment reconnu la valeur incommensurable des deux autres
candidats...Il faudra bien s'y faire, la démocratie a parlé...Et nous sommes démocrates...Non?
