Mercredi 29 août 2007

Vous avez dit courants...

Depuis que que suis au PS...je n'ai jamais manqué d'entendre 209304-1-.jpgpour tout et n'importe quoi les mots de "courants"...comme si c'était l'élément constitutif du parti...Si je n'émarge pas à un courant, je suis bien à plaindre....C'est du moins ainsi que je l'ai compris. Quand j'ai adhéré, il me semblait que je rejoignais un parti ouvert aux autres...un parti qui évitait les interminables palabres pour être tous les jours, ou du moins aussi souvent que possible, proche des gens, de leurs questions, de leurs difficultés et de leurs attentes... Pourtant, le mot "courant" revenait si souvent qu'il ma semblé utile moi le nouveau d'aller voir dans mon Larousse ce que cela pouvait désigner. Ce faisant, j'étais conscient que le dictionnaire n'allait pas me livrer tous les secrets de ce que je n'avais jamais vécu : le mystère des courants...Que le mot par l'usage avait pris une signification particulière...

  

1. Courant comme préposition

signifie: pendant, durant, au cours de...Cela m'a procuré une première ouverture: pendant qu'on parle, qu'on réunionne on n'oublie jamais ceux pour qui ont est là. Bien plus on va sur le "tas" ,comme on dit, exercer la proximité de vie des militants avec ceux qui ne le sont pas...histoire d'apprendre, de s'ouvrir, de nous préparer à l'action. Cela m'a bien aidé à comprendre la démarche de Ségolène dans ses débats participatifs. J'ai même compris que c'était la seule manière de sortir le PS de l'ornière dans laquelle il s'était quelque peu embourbé.

Je ne veux pas dire par là, que l'ensemble des militants du PS sont des checheurs d'idées, plutôt que d'hommes et de femmes qui subissent depuis longtemps l'injustice....Non mais je pense que Ségolène a donné au PS ses lettres de noblesse. Il serait dommage que ce filon soit perdu. C'est pourquoi je m'inscris toujours dans la logique de Ségolène, non pas comme un idolâtre comme certains dans les sections, les fédérations et même au Bureau National voudraient me le faire croire. L'attitude de Ségolène a été couramment celle de l'attention de ce qui était courant ...qui continuait d'arriver tous les jours et à quoi il fallait rester fidèle pour ne pas oublier les hommes, les femmes et les enfants à qui il manquait trop de choses...

Il paraît que ceux qui pensent comme moi, on veut aussi les en1-1-.jpgfermer dans un courant...que nenni...Je ne fais partie d'aucun courant, simplement d'une nouvelle façon de faire de la politique. On dirait que d'adhérer au PS c'est en même temps choisir un courant, sinon notre adhésion ne serait pas complète...Je ne sais pas mais je me sens profondément membre du PS, sans appartenir à aucun courant. Quelle est cette manie de vouloir placer chaque militant dans une case spéciale qui serait comme le complément de son adhésion? Je sais, les militants à 20€ (depuis, j'ai payé ma nouvelle cotisation au tarif normal) auraient fait quelques misères et auraient mal voté aux éléctions internes. Ils n'auraient pas suffisamment reconnu la valeur incommensurable des deux autres candidats...Il faudra bien s'y faire, la démocratie a parlé...Et nous sommes démocrates...Non?

2. Courant comme adjectif


"Courant" peut désigner : ce qui est habituel, ce qui a cours; ce qui est en cours et qui n'est pas terminé au moment où il en est question, ou bien: l'eau qui coule, l'eau qui coule continuement. Comme vous vous en doutez, il est impossible de parler de tout à la fois. Aussi je vais m'intéresser plus particulièrement à l'eau qui coule. Nombreux sont les ruisseaux et les fleuves qui traversent nos villes et nos paysages, ils charrient avec eux, toutes sortes de sédiments...parfois jusqu'à des pépites d'or. Mais le plus souvent et malheureusement, ils charrient des déchets.
Au Parti Socialiste, il en est ainsi  des petits groupes, "les courants", dont la source prend dans la Révolution, dans Jaurès, dans le respect de l'homme, dans l'idée que l'homme passe avant les marchandises et les biens matériels. Certains, non contents de leuts inspirations passées se sont mis à entasser des mesures qui pour eux avaient plus de valeur que leur héritage qui n'aurait jamais dû être oublié, même s'il faut évoluer et extraire des choses neuves des anciennes il faut que ça se fasse non au détriment de leur histoire passée mais en complément, afin que l'ensemble garde toujours la même logique. Une mesure si bonne soit elle ne peut pas remplacer une politique cohérente où les décisions conservent entre elles une même cohérence.

Certains ont donc dégagé des mesures qu'ils n'ont pas inscrites dans une une cohérence pourtant bien nécessaire.
Alors on a entendu les uns : il faut faire un  effort sur l'économie, sur le coût du travail, sur les cotisations.
Les autres : il faut de suite augmenter le pouvoir d'achat d'une manière significative etc...
Je veux bien mais comme toutes ces "mesures" n'avaient pas été placées dans une parfaite cohérence...le pogramme du Parti Socialiste ressemblait plus à un habit d'Arlequin qu'à un programme qui aurait pu faire rêver et attirer à lui bien plus d"électeurs. Seule Ségolène Royal s'y est essayée dans ses cent propositions.

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Le programme de Ségolène
Royal est vraiment socialiste"
.

Le premier commentateur politique à analyser le programme de Mme Royal n'est autre que François Hollande  : invité de l'émission "Ripostes" sur France 5, dimanche 11 février, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est voulu catégorique. Pas question de reproduire la maladresse de Lionel Jospin en 2002. Au premier tour, il faudra aller chercher les voix à gauche.

Et pour ne pas laisser échapper les voix de son électorat traditionnel, la candidate socialiste s'est affichée plus à gauche que pendant la précampagne socialiste. Priorité au social : abrogation du CNE, revalorisation immédiate des petites retraites, le smic à 1 500 euros "le plus tôt possible dans la législature", une conférence nationale sur les salaires dès 2007. La cible principale de la candidate est la "vie chère", selon la formule inspirée des débats participatifs sur le site Désirs d'avenir. En matière de logement, Ségolène Royal promet "une sécurité logement tout au long de la vie". La plupart de ses propositions reprennent celles du projet socialiste, rendu public en juin 2006. La candidate ajoute quelques propositions issues des débats participatifs, comme le fait de "conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers". Et va un peu plus loin, en proposant, par exemple, de "remettre à la location les logements vacants spéculatifs".

 

Autre innovation par rapport au projet socialiste  : la candidate insiste sur les "coûts bancaires"  : tarifs bancaires réglementés par l'Etat, réglementation plus stricte des prêts à la consommation pour limiter le surendettement. Des propositions qui tentent de répondre aux nombreuses critiques contre les établissements bancaires lors des débats participatifs.

 

Ségolène Royal multiplie les marqueurs à gauche. Dès le début de son "pacte présidentiel", elle se prononce pour "des services publics de qualité présents sur tout le territoire". Et, un peu plus loin, pour la création d'"un pôle public de l'énergie entre EDF et GDF". Ce qui impliquerait de revenir sur la privatisation de Gaz de France, et donc sur la fusion avec Suez. Sur la santé (création d'une carte 16/25 ans d'accès à la santé gratuite), sur la réforme des institutions (renforcer le rôle de l'Assemblée, promouvoir la démocratie participative), sur l'environnement (avec une série de propositions précises sur la lutte contre le réchauffement climatique), la candidate semble également donner un coup de barre à gauche. Sur l'Europe, elle promet d'"inscrire dans les statuts de la BCE l'objectif de croissance-emploi". Une manière de donner des gages aux partisans du "non" au traité constitutionnel européen, tout en défendant, sans plus de précision, la négociation d' un "traité institutionnel soumis à référendum pour que l'Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace". 

Les problèmes sont venus, lorsqu'on a contraint Ségolène a intégrer le programme du parti socialiste, dont j'ai dit qu'il était un habit d'Arlequin et su'il n'avait aucune cohérence, parce que chaque courant avait voulu y mettre sa griffe, mariage de la carpe et du lapin. Dès que Ségolène a cessé de faire du Ségolène alors ce fut la panique dans l'électorat...et Sarkozy en a profité: promettent tout et son contraire. Et maintenant voilà le résultat...


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Attention à ne pas confondre le courant d'une rivière ou d'un fleuve avec un marigot. Peut-être que dans un marigot on peut y trouver des choses mais cela n'a rien à voir avec ce que nous propose la rivière ou le fleuve.

Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Fonctionnement du PS
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Mercredi 29 août 2007
3. Courant comme substantif

C'est un déplacement dans un sens ou dans l'autre d'une masse d'eau, de vent, ou alors de charges électriques, de mouvement d'opinion et d'idées...Or des courants il y en a au PS. Tout cela pourrait amener un enrichissement permanent. Hélas, les courants dans le parti socialiste non seulement n'amènent pas cet enrichissement mais ont tendance à devenir antagonistes, chacun cherchant à prendre le pouvoir sur les autres...La conséquence immédiate lors d'un constitution d'un groupe, pour ne léser personne, il faut mettre dans ce groupe tant de ce courant, tant d'un autre. Au fond il se passe que chaque "courant" sache ce que pensent les autres sans pourtant mettre en commun ce que eux-mêmes ont découvert.

C'est comme si le PS était un long fleuve, pas toujours tranquille (ça c'est normal ) dont on connaît la source qui est le respect de l'homme, de sa liberté, de son besoin de justice et d'être reconnu, de la laïcité où chacun est l'égal de l'autre, dont on connaît les luttes, les lettres de noblesse mais aussi les efforts d'adaptation devant le monde moderne qui n'est plus celui des origines. Il y a encore du travail, mais celui-ci ne se fera qu'avec un minimum de paix.

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Les courants, je les sens comme si chaque groupe portant ce nom s'était emparé d'une partie du fleuve, en disant ça c'est mon pré carré...pour ceux qui ne sont pas de chez nous...circulez il n'y a rien à voir

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Une telle compréhension  des courants ressemblerait plus à une pisciculture qu'à un fleuve et ne pourrait plus fonctionner comme cet immense fleuve dans lequel se retrouveraient et les aspirations de nos compatriotes et la mission des responsables des partis. Il est quand même cruel de constater que nous sommes souvent au BN à constituer des allliances, voir après avoir voté en majorité pour pour un texte, et cela en toute démocratie...que la minorité fasse finalement le loi. Je pense en particulier à la décision prise en commun du vote pour la "Constitution européenne". Nous nous retrouvions avec une bonne partie de la direction du PS promouvant le "non" alors que les élections internes avaient donné le "oui " comme la ligne officielle et démocratiquement approuvée du parti.

La même chose s'est reproduite après l'élection interne et démocratique : de désigner Ségolène Royal comme candidate aux présidentielles....tous ceux qui se sont fait tirer l'oreille et qui n'ont pas fait grand chose pour qu'elle l'emporte. Par exemple attaquée comme elle l'a été...c'était au parti de répondre et non à Ségolène qui devait garder en tête ses propositions et rester sur ce point là.

Parce que l'on peut m'objecter toutes sortes de choses...pour moi c'est le parti qui a perdu, c'est le parti qui n'a pas fait son travail. Mais maintrnant, chacun y va de son livre ou de ses articles dans les journaux pour bien stigmatiser la candidate...Parce que si tous nos procureurs avaient fait le travail demandé ils n'auraient pas besoin de faire en sorte qu'on détourne d'eux les yeux pour les braquer sur la seule et unique responsable. C'est pourquoi, je ne peux plus soutenir les "courants" dans le parti : de chance qu'ils auraient pu être, ils sont devenus des poids lourds, voire des boulets à traîner. Ceux qui trouvent facilement les mots contre les autres le font souvent sinon toujours pour faire oublier leurs propres faiblesses et manquements.

Je pense que d'attendre la fin des municipales n'est pas raisonnable. C'est dès maintenant qu'il faut que le parti montre qu'il a changé et en particulier récupère le peuple qui ne comprenait plus les messages, tellement  beaucoup de militants manquent de proximité avec leurs administrés, tellement ils apparaissent embourgeoisés...alors que Ségolène dans les débats participatifs s'était rapprochée de toutes ces femmes et ces hommes qui pensaient que la politique n'était pas pour eux. Elle les a écoutés, ils ont pu parler, ils se sont compris....C'est pourquoi, je pense que Ségolène, avec l'expérience d'une campagne, avec les difficultés qu'elle a pu mesurées est la seule à pouvoir au parti faire un travail utile. Je le pense aussi de tous ceux qui voudront bien l'aider en rangeant les couteaux au vestiaire. Beaucoup y sont déjà prêts.

Il me semble qu'à Melle, Ségolène a dit des choses intéressantes...mais pour cela je laisse la place à ceux qui ont vécu sur place ces moments. Simplement, je n'aurai qu'un désir envers Ségolène, qu'elle se pose et qu'elle nous écrive le livre qu'elle nous a promis...livre dans lequel elle écrirait comment elle voit le PS et comment elle veut le transformer. Que tout soit bien clair et lisible par tous!

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Simple militant il me semble avoir voix au chapitre et que le temps est révolu de devoir demandrer l'avis d'un tel, la reconnaissance de tel autre...Je suis et resterai simple militant.

                                                                                      Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Fonctionnement du PS
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Dimanche 22 juillet 2007
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Que n'a-t-on pas dit de nous....des jeunes irréfléchis...des irresponsables venus jeter le trouble lors des élections internes du Parti socialiste, en votant Ségolène, et qui maintenant, pour la plupart, sont de nouveau dans la nature, découragés  voire inconscients du mauvais tour joué au Parti. (En passant laisser moi demander: où sont les deux autres candidats?)

Je voulais simplement rassurer! Oui nous sommes très nombreux à être encore là, si tant est que le nombre de défections soit une vraie réalité!...et non seulement nous sommes là mais nous participons à cette grande réflexion engagée: "que voulons nous comme parti socialiste ?". Même les vacances ne nous ont pas détourné de ce que nous considérons maintenant comme une obligation.

Jamais l'idée d'être meilleurs que les autres ne nous a effleurée, jamais nous n'avons tentés d'être des donneurs de leçon. Mais il nous a semblé que Ségolène nous à fait entrevoir un parti, sans tabous, un parti proche des gens, un parti où la voix de chacun pouvait compter, grâce à ses débats participatifs....Ce n'est quand même pas pour rien si elle a su intéresser 17.000.000 de Français.

Nous ne pouvons nous résoudre à laisser cet héritage en jachère et nous nous réunissons pour essayer d'apporter nos idées, nos intuitions à cette démarche, persuadés que c'est celle là la bonne.

Les nombreuses défections parmi les ténors du parti nous ont encouragés à nous sentir encore plus engagés auprès de tous. C'est ainis que le comité local DDA Moselle ouest et Pays des trois frontières est né. Nous l'avons intitulé "Moselle d'avenir"

La défaite de Ségolène nous a découragé...mais elle nous a aussi donné ce surcroît de volonté pour nous faire dire: "Plus jamais ça".  Si Ségolène avait été soutenue par tout le parti jusqu' au bout; elle serait probablement à l'Elysée; même si Sarkozy a réussi à syphonner toutes les voix du FN.

Puis sont venus les remps des règlement de compte, des coups de pied de l'âne, et des défections. Nous ne jugeons pas même si nous avons du mal à comprendre. La politique de Sarkozy ressemble-t-elle tellement à celle du Pari Socialiste qu'on peut y établir des passerelles ou bien ces élections ont elles été le véritable révélateur du vrai positionnement de certains militants.

Un certain nombre de comités de "Désirs d'Avenir" ont vu le jour et ils sont de plus en plus nombreux. Nous ne sommes pas un courant, ni un moyen de pression. Avec notre carte de DDA et aussi celle du PS dans la poche nous voulons simplement contribuer à l'indispensable refondation. Le résultat de toutes nos réflexions nous les transmettrons au Parti Socialiste, qui j'ose l'espérer en fera le meilleur usage.       

Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Fonctionnement du PS
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