Ségolène Royal pour l'arrêt de l'EPR de Flamanville

Publié le par Lettre à tous les Résignés et Indignés

Royal pour un arrêt de l'EPR de Flamanville

Ségolène Royal a affirmé mardi à Limoges (Haute-Vienne) que Martine Aubry "n'avait pas dit la vérité" sur le pacte avec Dominique Strauss-Kahn avant la primaire PS, ajoutant que les Français voulaient "des responsables politiques (...) qui ne leur mentent pas".

afp.com/Thierry Zoccolan

Si elle est élue présidente en 2012, la candidate à la primaire PS s'engage à stopper le chantier de ce réacteur de troisième génération. Contrairement à François Hollande et Martine Aubry... 

Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, a annoncé vendredi qu'elle fermerait la centrale nucléaire de Flamanville si elle était élue présidente en 2012. 

"Si je suis élue, j'arrête Flamanville. Les autres ne sont pas aussi clairs que moi", a affirmé Mme Royal au quotidien Libération, dont elle sera samedi la rédactrice en chef d'un jour, a rapportéun journaliste du journal sur son compte Twitter . Ces propos ont été confirmés à l'AFP par son entourage. 

Ségolène Royal "fonde sa décision sur plusieurs rapports de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui soulignent des problèmes de sécurité très importants" dans cette centrale et "le gouffre financier que cela représente", a précisé Dominique Bertinotti, sa directrice de campagne pour la primaire. 

La présidente de la région Poitou-Charentes prévoit "une reconversion du site vers la recherche et celle de son personnel dans les nouvelles énergies et les technologies du démantèlement", a-t-elle aussi indiqué. 

Dans un communiqué, l'organisation écologiste Greenpeace "salue la proposition de Ségolène Royal, première des candidats socialistes à proposer l'arrêt du chantier du réacteur EPR, dont le coût minimum est déjà évalué à 6 milliards d'euros au lieu de 3,3 annoncés à l'origine". 

Greenpeace, qui classe depuis la fin août les candidats en fonction de leurs propositions en matière énergétique , rappelle que Martine Aubry, autre candidate socialiste, "défend une sortie du nucléaire en 20 à 30 ans, mais refuse de se positionner clairement sur les suites du chantier de l'EPR de Flamanville", alors que les "autres candidats socialistes défendent pour l'heure la poursuite de ce chantier, notamment François Hollande". 

"L'EPR de Flamanville doit être un marqueur de la volonté affichée par l'ensemble des candidats socialistes d'enclencher une transition énergétique complète et efficace", affirme dans ce communiqué Karine Gavand, chargée des questions politiques pour Greenpeace France.

 

Source : L'Express, 23/09/2011 : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/royal-pour-un-arret-de-l-epr-de-flamanville_1033531.html

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