L'Euroméditerranée, une utopie réalisable ! (UPP 1er Décembre)

Publié le par Moselle d'avenir

A l’invitation de Ségolène Royal et de Désirs d’avenir, plus de 750 personnes sont venues lundi au Théatre Dejazet pour prendre part  à l’Université Populaire Participative animée par Najat Vallaud-Belkacem «D’une rive à l’autre, l'Euro-Méditerranée en questions ».


A la tribune Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l'Orient et professeur en relations internationales au CELSA, Pascal Boniface, géopolitologue, fondateur et dirigeant de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Hakim El Karroui, essayiste, fondateur du Club XXIème siècle, Jean-François Coustillière, Contre-Amiral et fondateur du cabinet JFC Conseil et Sihem Belkhodja, directrice des Rencontres Chorégraphiques de Carthage et initiatrice du Printemps de la Danse en Tunisie.


Tous ont décrit la somme de défis, de fractures et de dangers accumulés au fil des ans. Les intervenants ont également rappelé que  ces défis pouvaient être relevés car ils sont et seront une source de richesses économiques et culturelles pour les deux rives de la Méditerranée.


Au cours de cette université, il est apparu que l'un des freins à un développement utile et harmonieux de la Méditerranée est l'asymétrie dans la connaissance de l'autre. Une asymétrie sur laquelle Ségolène Royal est revenue lors de sa conclusion des débats : « Dans cette utopie réalisable d'une union de la Méditerranée, d'une alliance entre le Nord et le Sud, de ce bassin de civilisation (...), nous avons eu des discours très pessimistes et en même temps des lueurs d'optimisme. Et à Désirs d'Avenir, puisque nous construisons l'avenir, nous voulons nous appuyer sur des points positifs pour pouvoir imaginer un avenir meilleur. A nous de nous en saisir, de continuer ces débats pour que nous puissions évoluer ensemble dans notre connaissance du monde. Je retiens surtout cette asymétrie qui a été mise en avant ce soir : c'est-à-dire le Sud qui connaît d'avantage le Nord que l'inverse. Je crois que nous payons très chèrement et très douloureusement cette asymétrie. Je crois que c'est cela qu'il faut rattraper très rapidement sur tous les plans. Que ce soit dans le domaine culturel, que ce soit dans le domaine de la sécurité, que ce soit dans le domaine économique, que ce soit dans le domaine écologique. Ces enjeux là sont absolument essentiels. Mais je suis persuadée que notre avenir commun dépend de cette capacité que nous aurons à nous comprendre et à rattraper cette asymétrie, ce retard que nous avons accumulé au cours des années passées dans nos connaissances réciproques. »



Présentation de L’UPP par Ségolène Royal


 

Les interventions
Jean-François Coustières



 Hakim El Karoui



Sihem Belkhodja




Pascal Boniface




Antoine Sfeir



La conclusion des débats




 

Commenter cet article