David Martinon victime d'un coup d'Etat au Sarkostan

Publié le par Moselle d'avenir

Beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites sur cette histoire qui n'est malheureusement pas qu'une anecdote. Tragicomédie, farce pathétique, jeux de cour pitoyables, les mots ne manquent pas pour caractériser cette situation ubuesque, première dans l'histoire de la République, que l'on hésite du coup à appeler de la sorte. 

Comme l'a bien résumé la courageuse candidate socialiste à Neuilly, Lucienne Bitton : "L'UMP offre à la France l'image d'une ville qui frise le ridicule, l'image de la ville d'un homme, l'image de la ville des petites magouilles entre amis".

Les systèmes féodaux font leur réapparition. Sarkozy refuse à tout prix de lâcher un seul centimètre carré de son fief, alors que la Mairie "risquait", selon le sondage qui a tout déclenché, d'être remportée par un candidat... de droite ! David Martinon, auquel on finirait (presque) à s'attacher, a ainsi été la victime du caprice du prince (Jean Sarkzoy, 21 ans, le même que son père en blond) avec la bénédiction du monarque, qui a droit de vie et de mort sur "ses" terres.

A quand une "jurisprudence Martinon" d'ailleurs (même si cette appellation fait un peu trop Etat de droit) qui s'appliquerait à Rachida Dati dans le VIIème arrondissement de Paris ou Cavada dans le XIIème ?

Les Français vont-ils finir par se rendre compte que le système que Sarkozy tente de reproduire (on évoque déjà les possibles nominations de Patrick Balkany et de Patrick Devedjian à des postes ministériels après les municipales...) repose exactement sur le modèle clanique expérimenté dans les Hauts-de-Seine ? Lire à ce sujet l'excellent livre des journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, intitulé :"9-2. Le clan du président" (fév. 2008, Fayard).

En tout état de cause, pour montrer à quel point le système des Hauts-de-Seine répond à notre exigence commune de démocratie d'idées, de débats profonds, un petit visionnage de la séance du Conseil municipal de Puteaux, ville dirigée (tiens tiens...) de père en fille par un autre clan UMP devrait vous rassurer... Précisons simplement que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a longtemps été la suppléante de Nicolas Sarkozy et qu'elle a repris son mandat de député en juin dernier...


Finalement, Sarkozy (Nicolas) ne devrait-il pas se méfier de Sarkozy (Jean)?

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Guilllaume 14/02/2008 21:20

Pauvre Martinon, il ferait presque pitié. Sarkosy et les trahisons c'est pas d'hier, déjà lorsqu'il avait conquit la mairie, sans compter chirac en 95. Sarkosy il faut lui marcher dessus ça porte bonheur. Au delà du clivage droite-gauche, le personnage fait vraiment peur, il n'a pas la carrure d'un président de la république, je pense que Sarkosy a été élus pour qu'on arrête de dire que Chirac a été le pire président de la 5eme république. Tout ce qui avait été dit lors de la campagne présidentielle comme quoi on attaquait le pauvre Sarkosy, qu'il était dangereux, nul, démago, aujourd'hui on peut dire que l'on avait RAISON (je dirais que c'est même pire). Alors réveiller vous, la gauche est la seul possibilité pour redonner confiance, les parisiens l'ont d'ailleurs bien compris, paris, ville de droite peut être mais c'est tout de même la gauche qui donne de meilleur résultat, après les tiberi, chirac et leur méthode plus que douteuse.

Matthieu 14/02/2008 19:58

Séance de conseil municipal ordinaire...quand la droite gére une commune.
Je dis ordinaire car à Thionville on a la même espèce. Notre bon maire de Thionville est Jean-Marie Demange. A côté de lui Sarkozy, Balkany, Hotefeux sont des gauchistes.
Notre maire a transformé notre ville en 13 ans... mais dans le mauvaix sens :
-il a fait de notre ville une cité dortoir.
-il a vidé dans un premier temps la caisse de la ville, avant de la trouer.
-il repose tout sur le Luxembourg, notre salut.
-pour faire ses campagnes, il utilise le personnel communal
-il a supprimé le social, instauré le communautarisme.
-il a coupé les subventions aux associations qui ne lui revenaient pas
-les conseils municipaux sont des opérettes de démocratie : il est l'unique personne qui s'auto-autorise à monopoliser la parole pendant 3 heures

Ceux qui doute de mes propos n'ont qu'a venir assité aux séances des conseils municipaux ou a consulté les comptes de notre ville.