La flambée des prix est-elle justifiée ?

Publié le par Moselle d'avenir

Pour commencer 2 chiffres:
-65% : c'est le taux de satisfaction des Français sondés sur N. Sarkozy pour l'ensemble de son action.
-28% : c'est le pourcentage des sondés Français qui pensent que N. Sarkozy redressera le pouvoir d'achat des ménages. Ce chiffre est encore beaucoup trop élévé quand on sait ce qui suit :

Fabricants et distributeurs nous préparent à la valse des étiquettes. En cause, la hausse des prix des matières premières. Un bon prétexte.

"
Les prix dans l'alimentation dans le monde vont sans dote connaître une période de hausse longue et importante". Celui qui profère ces sombres menaces prévisions n'est pas n'importe qui. Il s'agit de Peter Bradeck, patron de Nestlé, le numéro un mondial de l'industrie alimentaire. Selon le Fonds monétaire international (FMI), les prix alimentaires mondiaux ont bondit de 23% en dix-huit mois. La France n'a pas d'autres choix que de suivre le mouvement haussier. "Les prix agricoles français ont augmenté de 5,2% l'an dernier, confime la division agriculture de l'INSEE. C'est sans précédent depuis la fin des années 80".

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  LES PATES: + 5 à 10 %D'AUGMENTATION




Alors que le prix des pâtes stagne depuis des années, les fabricants vont répercuter la flambée des cours du blé dur (+ 50% en quelques semaines cet été). Les producteurs ne plaisantent pas : ils ont menacé de ne pas livrer si les grandes surfaces n'acceptent pas ces hausses. Les pâtes sont des produits alimentaires peu transformés, qui subissent plus nettement l'inflation de la matière première.



Les répercussions de cette flambée des prix des matières premières agricoles, qu'industriels, agriculteurs et distributeurs annoncent aux consommateurs sur le ton du "que voulez-vous? On est obligés", sont-elles totalement justifiées, ou cette flambée va-t-elle être amplifiée au passage sur le dos du client pour arrondir les marges bénéficiaires du client ?

Il est incontestable que le prix du blé s'est accru de 50%  sur un an : ceux du sucre du cacao et du lait se sont également envolés ; le maïs a pris 30% en quelques mois, la pomme de terre 44%, le colza 21% et les fruits 15%.
Ces fortes hausses à la production s'expliquent par l'effet conjugué de trois phénomènes :
   
-la demande de plus en plus forte de pays comme l'Inde et laChine 
-les conditions climatiques désatreuses dans certain s pays producteurs (Australie, Ukraine)
-l'utilisation accrue des surfaces cultivables pur les bio-carburants

Aussi parodoxal que cela puisse paraître, le souci de protéger l'environnement par la montée en puissance des carburants végétaux, plus profitables que d'autres cultures, enlève de nombreuses terres auxcultures nourricières.
La production éthanol absorbe aujourd'hui la moitié de la canne à sucre brésilienne et 20 % du maïs américain, tandis que la moitié de la production européenne de colza sert à fabriquer le biodiesel. Résultat ? 
Les réserves sont aux plus bas, avec moins de 2 mois de stocks mondiaux. 


SEULES LES HAUSSES SONT REPERCUTEES : LA MODIFICATION DES MARGES ARRIERES PROMISE PAR NICOLAS SARKOZY EST INSUFFISANTE !

Matthieu Schmidt


Publié dans Points de vue citoyens

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Matthieu 08/09/2007 13:51

C'est du très grand Demange! Il va nous manquer dans quelques mois. Il pourra toujours se reconvertir en mime, cela lui évitera de débiter tant de conneries.

mobiclic 07/09/2007 23:12

Merci de diffuser ce lien à tous vos contacts :
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