Dimanche 19 août 2007

"Quatre-vingt sept mille Lorrains sont aujourd'hui des travailleurs frontaliers... Pour ce faire, ils ont le choix entre un réseau routier fortement saturé, une autoroute régionale ployant sous sa charge européenne (A31/E25), et des liaisons ferroviaires ne répondant qu'imparfaitement à la demande... Demain, si rien n'est fait ce sera pire encore... Les conclusions de ce rapport, qui s'inscrit dans le contexte global de la "Grande région", ne laissent planer aucun doute: elles démontrent qu' il faut aujourd'hui s'appuyer en priorité sur les infrastructures existantes, qu'il faut développer en coordination avec les projets luxembourgeois."

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Ces mots sont de Jean-Marie Demange. Il reconnait que l'ancienne majorité régionale, dont il a fait partie pendant 20 ans n'a rien fait. De plus, il dit que l'A32 n'est pas un remède miracle. Enfin, il semblerait qu'il commence à comprendre que le développement de Thionville et de son agglomération ne se fera pas sans projet commun aves nos amis Luxembourgeois.

DES CONSTATS
L'année dernière, la seule zone d'emploi de Thionville regroupait déjà 55% de tous les frontaliers mosellans, qui représentent à eux seuls près de trois-quarts de tous les emplois frontaliers lorrains!

Le territoire de notre communauté d'agglo se situe précisément au carrefour de deux des quatres grands axes de transport européens :
-un "eurocorridor" qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée, selon un axe nord-sud.
-un "eurocorridor" qui assure le lien entre la Manche et les pays d'Europe orientale.

UN RESEAU ROUTIER SATURE :
La saturation est particulièrement perceptible aux heures de pointe du matin et du soir, qui concentrent à elles seules 8% et 11% du trafic journalier. Les conséquences sont bien connues: ralentissements quotidiens au poste frontière de Zoufftgen, trafic extrèmement dense le soir aux abords de Thionville, quand frontaliers, transporteurs, automobilistes locaux et touristes se retrouvent simultanément sur le même trançon...

UN RESEAU FERROVIAIRE INADAPTE :
En 2006, près d'un million et demi de voyageurs s'est rendu au Luxembourg par le train, depuis Thionville et Longwy. Le trafic voageurs y a d'ailleurs logiquement augmenté ces dernières années (Thionville-Luxembourg: +14% entre 2005 et 2006), tout comme les abonnements Flexway (+ 13%).
La politique ambitieuse menée par le conseil régional depuis 3 ans est victime e son succès:
ainsi, en dépit d'une augmentation e l'offre de TER (31 allers-retours par jour en 2005, un train toutes les 20 minutes aux heures de pointe, mise en place de rames deux niveaux et 700 places), il ne suffit plus à satisfaire une demande sans cesse croissante: le remplissage des TER en heure de pointe oscille entre 90 et 95 %, les gares principales (Thionville et Luxembourg) ont atteint leur limite de saturation en termes de places de stationnement aux abords immédiats
.
Face à ce regain d'intérêt pour les Français envers le train, qu'a décidé cette semine le ministre des transports: suppression des wagons isolées de fret. A compter du 30 novembre, 262 gares n'assureront plus le chargement et le déchargement des wagons de marchandises "isolés", mais seulement des trains entiers au contenu homogènes. Cela va se traduire par:
- d'avantage de camions sur nos routes et autoroutes.
-des coûts de transport plus élevés pour les entreprises.
-du coté de la SNCF: une spirale de déclin: réduction d'effectifs et perte de 5% de parts de marché.

UN ROYAUME DE L'AUTOMOBILE :
Les Lorrains sont des très mauaix élèves: 80% des déplacements liées à l'emploi se font à bord de voitures particulières, soit 10% de plus que dans les autres régions de métropole.
Selon un récent sondage, 38% des frontaliers reconnaissent cependant qu'ils choisiraient les transports en commun si les horaires de ceux-ci étaient mieux adaptés... Pour être pleinement compétitifs, les transports en commun régionaux souffrent en outre d'un autre handicap majeur: l'insuffisane de connexions multimodales. Ce constat conforte notre point de vue socialiste, qui consiste à changer notre mode de vie par la création du Tram-train.

LES PRORITES? JOINDRE L'UTILE ...A L'UTILE

L'A31 A 2x3 VOIES :
Entre Thionville et Luxembourg, l'A31 devra non seulement être élargie à 2x3 voies, mais aussi aménagée dans le sens d'un plus grand confort des usagers. La sécurisation de la voie pour véhicules lents en approche de la frontière est à cet égard une priorité. De plus, le poste frontière de Zoufftgen devra être supprimé dans les plus brefs délais, en concertation avec l' Etat luxembourgeois.

FAIRE DECOLLER LE TRAIN :
L'adjonction d'une troisième voie ferrée sur la ligne reliant Thionville au Luxembourg est devenue une nécessité.
De même, il faudra créer autour de nouvelles haltes ferroviaires des aires de stationnement de grande capacité.

DES SOLUTIONS CONCRETES

AUTOROUTE FERROVIAIRE ET TRANSPORT COMBINE :

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L'autoroute de fer :Bettembourg-Le Boulou:
D'un seul aller-retour par jour actuellement (30 000 remorques/ans), le cadencement de cette autoroute ferroviaire devrait passer à dix allers-retours par jour d'ici 2010. 

80 bahuts de moins sur le bitume toutes les 24 heures alors que la pauvre A31 accueille jusqu'à 20 000 véhicules lourds par jour, il n' y a pas là de quoi révolutionner la vie de l'automobiliste de base.

Il faut voir dans le ferroutage des avantages qui sont:
-des prix inférieurs à ceux de la route tout en s'affranchissant des restrictions de circulation de fin de semaine.
-la protection de l'environnement: pendant qu'ils sont sur les rails, les "mille-pattes" ne crachent rien dans l'atmosphère.

A l'évidence, la réussite de l'entreprise ne sera réelle que si l'exemple franco-luxembourgeois est abondamment reproduit sur d'autres axes.

UNE PLATE-FORME MULTIMODALE AU PORT DE THIOnVILLE-ILLANGE :

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Cinquième port fluvial national (et à la première place pour les produits mettalurgiques), le port d' Illange présente un potentiel développement important, de part sa situation trimodale privilégiée: mise au gabarit européen de la Moselle canlisée (3 niveaux de conteneurs).

De même, la création d'une liaison Saône-Moselle est devenue une priorité. Que fait notre très cher député pour donner un coup d'accélérateur ?... RAS...



ETRE EN PHASE AVEC LE LUXEMBOURG !

Le Grand-Duché multiplie actuellement les études er projets routiers (mise à 2x3 voies des autoroutes A3 et A6 entre Mamer et la croix de Bettembourg) ou ferroviaires (double voie entre Luxembourg et Pétange, nouvelles gares à Belval...
Autre étude en cours, côté luxembourgeois : un projet de tram léger reliant les différents quartiers de la capitle du Grand-Duché, en complément des nouvelles voies ferrées périphériques.

Devant les projets audacieux et novateur des dirigeants Luxembourgeois, il faut côté français, des dirigeants locaux nouveaux, motivés, partisans du développement durable. Vous l'aurez compris l'UMP et J-M Demange n'auront pas de rôle à jouer.

                                                                     Matthieu Schmidt

publié dans : Thionville et environs
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Vendredi 17 août 2007


Faux problèmes, communication et vrai questionnement : la crise des subprimes comme révélateur de l’état des économies française et internationale

Expliquer le commencement de cette crise (datée du 18 juillet environ) serait assez long. Tout d’abord, évacuons les faux problèmes. Celui d’une transmission de la crise immobilière actuelle aux Etats-Unis à la France ne semble pas posé, en tout cas dans l’immédiat. Les crédits « subprimes », c’est-à-dire des crédits hypothécaires concernant des clients peu ou pas solvables n’existent pas en France. En outre, le marché de l’immobilier est toujours en progression en France, malgré un ralentissement certain (+4% prévu cette année contre près de 10% auparavant), ce dont on ne va pas se plaindre, compte tenu du coût actuel du logement.

BCE.JPG Ensuite, rejetons d’emblée l’hypothèse facile, évoquée notamment par Thierry Breton, selon laquelle le problème serait la gestion de la crise par la BCE. Bouc émissaire favori du sarkozysme actuel, la stratégie de la banque centrale est certes discutable (en matière de hausse des taux notamment) mais elle ne joue ni plus ni moins que son rôle de pompier d’un système qui prend feu de toutes parts. Ajoutons à cela que les stratégies, pourtant différentes des autres banques centrales (la FED notamment) et saluées par Thierry Breton, n’ont pas été plus payantes. Le problème de l’action de la BCE n’est que de court terme quand il faut attaquer le feu à sa racine, dans son foyer, c’est-à-dire dans le fonctionnement-même de l’économie

Venons-en maintenant au problème identifié par Nicolas Sarkozy dans l’un de ses énièmes communiqués en provenance de Wolfeboro, celui de la « transparence ». Outre que Angela Merkel a fortement apprécié cette mise en demeure stérile alors qu’elle a travaillé pendant 6 mois en tant que présidente du G8 sur cette question, on se rend vite compte en lisant la lettre à quel point l’ « ambition » du Président est mesurée en la matière. La chancelière allemande le lui rappelle d’ailleurs gentiment mais fermement dans un communiqué : « le sujet n'est pas nouveau, la lettre reprend des propositions largement discutées lors du dernier sommet du G8 à Heiligendamm. La chancelière a clairement exprimé son engagement pour davantage de transparence sur les marchés financiers internationaux ». Autrement dit, comment une fois de plus essayer de ramener la couverture vers soi ? La méthode Sarkozy.

Au delà des gesticulations sarkozystes, la transparence reste bien entendu plus que nécessaire. Mais est-elle accessible en l’état, au vu du fonctionnement du système ? Si l’on se penche sur le fonctionnement des subprimes, dont le concept-même est plus que discutable, on y décèle toutes les dérives du capitalisme financier que nous identifions dans ce post précédent.
 

Subprimes.JPGPour essayer d’expliquer en quelques mots, disons que les subprimes reposent sur le fait que l’on peut spéculer sur des prêts immobiliers et sur la capacité des emprunteurs, que l’on sait peu solvables, à les rembourser. Afin de compenser le « risque » que représente le manque de solvabilité des personnes ou ménages emprunteurs, un taux d’intérêt très élevé est donc consenti (au-delà de 15%). Or, aux Etats-Unis, non seulement les taux d’emprunt ont encore augmenté mais les prix de l’immobilier ont baissé, les emprunteurs ne sont donc plus en capacité de rembourser. Ils mettent ainsi en « péril » ces fameux établissements de crédits, dont certains sont détenus par des entreprises françaises comme BNP Paribas ou la Société Générale.


Mais ce serait évidemment trop simple (et trop lisible ?) si seul un créancier ou une firme se chargeait de spéculer sur le prêt en question. Plusieurs spéculateurs, il peut arriver qu’ils soient plusieurs dizaines, se découpent les prêts en question, l’un plaçant les créances sur le marché des changes, l’autre sur le marché des actions à proprement parler, l’autre encore sur le marché obligataire. De simples prêts se transforment donc en prêts de prêts de prêts… Il  devient donc tout simplement impossible d’identifier qui détient quoi et surtout qui est responsable de quoi.  


La faillite du dogme libéral ou l’absurdité d’un système qui s’auto-entretient plutôt qu’il ne s’auto-régule


Les limites évidentes du marché se font jour. La plupart des économistes reconnaissent et légitiment l’intervention de l’Etat, à des degrés divers bien évidemment. En revanche, il reste un certain nombre d’orthodoxes libéraux, notamment les tenants des cycles d’affaires réels, qui expliquent que l’action de l’Etat n’est pas nécessaire puisque le coût de son intervention, selon eux, est plus élevée que celui de sa non-intervention. Poussons donc la logique libérale jusqu’à son terme. Si l’Etat n’intervenait pas, via la Banque centrale ou un autre organisme, ce serait donc aux entreprises et notamment à ces différentes entreprises prêteuses de constituer des réserves suffisantes permettant de pallier les défauts de paiement de leurs emprunteurs. On le sait bien, cette régulation sans régulateur extérieur au système ne peut pas exister. Une fois de plus, la faillite empirique de la doctrine libérale est constatée. Certains diront ainsi que cette crise n’est qu’une affaire d’offre et de demande, que si l’offre des crédits subprimes existent, c’est qu’une demande (des ménages) leur fait face. Bien entendu, mais cela ne s’appelle-t-il pas ni plus ni moins que l’exploitation de toutes les failles du système capitaliste, de la misère des millions de working poors créés aux Etats-Unis par le manque de protection sociale ? En créant ces crédits délirants, le marché donne peut-être accès (de manière précaire) à la propriété à certains Américains, mais cela ne peut fonctionner que si le marché de l’immobilier connaît liui-même une croissance délirante (autour de 10% par an), ce qui assurément ne peut fonctionner à long terme sans éclatement de la bulle spéculative. Tout ce système ne repose donc que sur un pur artifice financier. La « main invisible » du marché est donc devenu aveugle. Elle écrase tout sur son passage, sans que cela n’ait aucun lien avec le fonctionnement réel de l’économie.

 
Il y a de la vie sur la planète Mars de l’économie : on y a trouvé des traders !

Traders.JPG
De fait, si l’intervention est indispensable, cela est du aux dernières transformations du système financier international. Alors que les marchés financiers sont censés être la courroie de transmission vers l’économie réelle, ils deviennent désormais son moteur. La preuve, alors que l’économie américaine est en parfaite santé selon les derniers indicateurs, en particulier les principales entreprises qui composent l’indicateur DOW JONES, leurs cours boursiers accusent une forte baisse ces dernières semaines, en raison de cette crise des subprimes. Il s’agit pourtant de groupes ou d’entreprises qui ont pour la plupart des liens très lointains avec les sphères bancaire et/ou immobilière. 

Sans aucune intervention des banques centrales (plus de 300 milliards € ont été injectés), si le marché était laissé à lui seul, plusieurs entreprises majeures pourraient ainsi s’effondrer alors que leurs carnets de commandes sont pleins. Ce scénario catastrophe est en revanche transposable à la France. Les économies américaines et françaises sont parmi les plus interconnectées au sein de l’UE. 45% du capital des entreprises françaises inscrites au CAC 40 sont ainsi détenus par des investisseurs étrangers, les fonds de pension et autres hedge funds américains représentant au moins la moitié. Le CAC 40 connaît actuellement un niveau historiquement très bas, à 5300 points. Si la BNP Paribas ou Société Générale ont effectivement des intérêts sur le marché des subprimes, les autres entreprises n’en ont quasiment aucun.

Cette déconnexion entre économie réelle et financière pose de nombreuses questions. La surréaction des agents financiers par rapport aux enjeux réels, les effets moutonniers qui s’intensifient doivent effectivement nous conduire à corriger les asymétries d’information si bien analysées par Joseph Stiglitz et à accroître cette fameuse « transparence ». Il est inconcevable que nous laissions l’économie aux mains de quelques traders et brokers qui peuvent par une mauvaise décision provenant d’une mauvaise information, couler des entreprises pourtant en pleine santé.
 

Quand la nécessité du volontarisme régulateur ne fait plus aucun doute
 

Mais la « transparence » ne sera atteignable, comme on l’a évoqué plus haut par des mesures drastiques et particulièrement volontaristes. Nous comptons sur la présence très vraisemblable de l’un de nos camarades, Dominique Strauss-Kahn, à la présidence du FMI, pour porter certaines de ces idées. 

- Les crédits subprimes doivent bien entendu ne pas être créés en France, et sans ingérence sur les mesures prises par nos amis américains, nous espérons que cette crise va les conduire au minimum à une petite réflexion sur ces fameux crédits.


Par ailleurs, une réflexion plus large doit être menée sur les crédits à la consommation en France. Plusieurs établissements pratiquent des taux usuriers (au-delà de 19%), sans enquête préalable sur l’état de solvabilité des ménages ou des personnes concernés. Sans les interdire, il conviendrait d’en limiter le nombre et/ou le montant (ne pas permettre le cumul de 14 ou 20 prêts). Encore une fois, les dérives du libéralisme ne doivent pas être payés par la société, en l’occurrence par la commission de surendettement qui prend en charge le cas des emprunteurs insolvables ;


- Avant qu’une totale transparence ne soit établie, il conviendrait d’interdire à toute entreprise en rapport avec le système des subprimes à investir sur le marchés des actions et d’obligations en France, et pourquoi pas étendre cela au niveau de l’UE. La France devrait par ailleurs porter ce message de manière beaucoup plus ferme que ne l’a fait Jacques Chirac, au niveau du G8, du FMI, de la Banque mondiale ou de l’OMC. La lettre de Nicolas Sarkozy ne fait que du suivisme médiatique. Les vœux pieux doivent se transformer en actions concrètes ;

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- La transparence exige que le travail sur les paradis fiscaux soit renforcé. On ne comprend plus très bien le classement de l’OCDE qui nous affirme sans rire cette année qu’il n’existerait au monde plus que trois paradis fiscaux (Monaco, Andorre et le Liechtenstein). Nous ne pourrons combattre efficacement ces mouvements spéculatifs sans une véritable réflexion. Il est d’ailleurs invraisemblable que ces paradis fiscaux soient membres pour certains de l’OMC. De véritables sanctions devraient être appliqués à ces Etats récalcitrants, à commencer par les deux pays à nos portes sur lesquels l’Etat français a une prise directe (rappelons que le chef de l’Etat est par exemple co-prince d’Andorre). Pourquoi Nicolas Sarkozy ne leur a-t-il pas envoyé de mise en demeure ?


- Cela repose enfin et une fois de plus la question de la taxation des transactions financières. Bien entendu que cela peut paraître comme l’Arlésienne. Mais cette nouvelle et énième secousse internationale, avec les modifications exagérées sur l’économie réelle qu’elle entraîne devrait donner lieu à une réflexion internationale. Il est inconcevable que les mouvements purement spéculatifs qui entourent les subprimes ne soient pas taxés, au vu de ce qu’il coûte en termes d’interventions des banques centrales (on le rappellera jamais assez : 300 milliards € injectés !) mais aussi au niveau de leurs conséquences sur l’économie réelle. Il s’agit à nouveau d’une action de longue haleine et il serait absolument ridicule et dangereux de la mener au seul niveau français. En revanche, que la France s’allie avec plusieurs partenaires européens pour défendre cette idée ne paraîtrait pas aberrant. Qui peut prétendre que le système puisse continuer de cette façon ? On pourrait d’ailleurs penser qu’une partie du produit de cette taxe alimenterait un fonds mondial qui prendrait en cause les conséquences des crises financières qui resteront en partie inévitables, une autre partie étant attribuée au financement de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

En tout état de cause, le tout marché montre à nouveau ses limites évidentes. Dans ces circonstances, on entend d’ailleurs aucun économiste libéral attitré nous pondre un laïus sur les terribles blocages que les Etats Leviathan feraient subir aux marchés financiers. En tout état de cause, cela témoigne à nouveau de la vigueur plus que jamais évidente d’une doctrine de régulation mondiale de l’économie de marché que nous avons pour mission, socialistes, de porter, en France et ailleurs.


Jonathan Gindt
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Mercredi 15 août 2007

Cet été, nous avons droit à des communiqués de l’Elysée sur tout, absolument tout. Plus d’un par jour alors que le Président est officiellement en vacances. Pourtant, aucun commentaire sur une étude pourtant explosive publiée par l’ACOSS, caisse nationale des URSSAF. Aucun communiqué émanant de Bercy par ailleurs ou bien du Ministère de Travail, le sujet ne doit pas en valoir le coup, tandis que répéter qu’il y a trop de fonctionnaires en France, ça ne peut pas attendre au moins septembre. 

Pourtant, ce rapport est riche d’enseignements. Il nous enseigne que 85 milliards € cumulés de cotisations sociales échappent chaque année à la Sécurité sociale en raison d'une fraude massive au travail illégal.

Hotel.JPGLa situation est particulièrement critique dans le secteur des hôtels-cafés-restaurants (HCR) qui représentent pas loin de la moitié des fraudes. Au niveau national, le quart des hôtelliers-restaurateurs fraudent allègrement. Cela atteint même 60% en Ile de France et principalement à Paris.

Juste pour la petite comparaison, rappelons que le fort contestable et contesté rapport Tian sur la « fraude sociale » (sic) c’est-à-dire la fraude aux prestations sociales, estimait le coût de cette dite « fraude » entre 4 et 8 milliards € par an. Il s’agit donc d’un rapport de 1 à 10. Où sont donc les vrais fraudeurs, où sont les assistés ?

Or, qu’a-t-on entendu de la part des hôtelliers-restaurateurs ? Certains, tout en condamnant les fraudeurs (tout de même), n’hésitent pas à évoquer la « faible rentabilité » de leurs entreprises, ou encore et bien sûr le niveau trop élevé des charges sociales. Quand on se rend compte avec quelle acuité le problème se pose à Paris, on se pince pour y croire.

 

- Le chiffre d’affaires du secteur HCR, qui pratique des prix prohibitifs notamment à Paris, est en hausse de 7% par an en moyenne depuis 4 ans selon la CCIP ;

 

- De multiples allègements de charges ont été mis en place dans ce secteur, sans parler d’exonérations pures et simples en ce qui concerne le paiement au SMIC, véritable rémunération à vie pour près de 53% des employés du secteur selon l’INSEE !

 

- La « prime Sarkozy » mise en place en 2003 et qui devait être temporaire est un véritable encouragement aux fraudeurs. Dispositif d’aide « au retour à l’emploi », elle a coûté 2,5 milliards € à l’Etat et constitue une véritable forme d’assistanat, dont le montant a encore été revalorisé dans le PLF 2007, à destination des employeurs, sans aucune contrepartie.

Au vu de ces éléments, on se dit encore que l’on est sur une autre planète lorsque l’ineffable André Daguin, président de l’UMIH, déclare, je cite : « La meilleure façon d'éradiquer ce genre de fraude serait le passage à une TVA à 5,5% dans la restauration ». Est-ce du chantage ?

 

Face à ces éléments accablants, nous ne pouvons que nous étonner une fois de plus de l’absence de réactions de la part du Président et du gouvernement. Il nous semble pourtant que plusieurs réponses claires doivent être apportées :

1.   Renforcement drastique des contrôles : il est absolument anormal que les inspecteurs des URSSAF ne consacrent qu’un peu plus que 13% de leurs temps au contrôle des installations de HCR ;

2.  Des sanctions dissuasives et exécutées : alors que le gouvernement fait semblant de combattre la multi-récidive par une loi inepte, il serait préférable de renforcer très drastiquement les mesures de rétorsion à l’encontre des fraudeurs. Les amendes encourues, de 45 000 Euros doivent être renforcées. Et les peines doivent être effectives ;

Fraude.JPG

Pour les amoureux de l'assistanat et de la fraude, ce tableau qui dresse un constat édifiant de la situation... réelle...

3.      Dialogue ferme avec la profession :

-     Nous partageons l’opposition du PS à l’abaissement de la TVA à 5,5% dans le secteur HCR et en particulier pour la restauration. Au contraire, nous pensons qu’il conviendrait de relever la TVA à 19,6% dans le secteur de la restauration rapide. L'abaissement à 5,5% n’aurait pour effet que de créer des effets d’aubaine envers les restaurateurs et constituerait un manque à gagner considérable pour les finances de l’Etat (a minima 4 milliards €), dans un contexte d’endettement accru. Notons par ailleurs que si l’hypothèse de création d’une TVA « sociale » est maintenue, la mise en œuvre d’une TVA abaissée dans un secteur spécifique serait d’autant plus ridicule et inique ;

-        Alors que la Commission européenne semble vouloir infléchir sa position, si Nicolas Sarkozy ne revient pas sur cette promesse démagogique, il devrait au moins exiger au préalable de la part de ces dirigeants d’entreprises de respecter la loi en payant leurs cotisations. Sans amélioration notable et quantifiée de la situation, une baisse de la TVA aurait pour effet de faire profiter les chefs d’entreprise d’une « double rente » de situation absolument insupportable ;

-    Si le secteur a des problèmes de recrutement, c’est avant tout en raison de ses pratiques salariales. Des exonérations de charges ne doivent être consenties qu’à la condition d’un réel effort consenti par la profession pour la formation professionnelle, garante elle-même d’une progression salariale dans l’entreprise. Il conviendra aussi de revenir sur les cadeaux fiscaux Sarkozy évoqués plus haut et de les conditionner à une renégociation de la grille de classifications de la Convention Collective Nationale du secteur qui a été lâchement modifié par des députés UMP complices en début d’année pour lentement amener les rémunérations en deçà du SMIC.

Alors que l’on se gargarise d’une « tolérance zéro » avec toutes formes de délinquance, il me semble que cette fraude massive, visible, quantifiée et contre laquelle on peut facilement lutter mérite une action vigoureuse de la part de l’Etat. Puisque Mme Lagarde nous convie à arrêter de penser, nous la convions à passer à l’action et à montrer, comme dirait son mentor, qu’elle n’est définitivement pas du côté des fraudeurs…

Jonathan Gindt
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Jeudi 9 août 2007

Les deux premières réunions de notre comité ont bien sûr porté en grande partie porté sur le fameux debriefing nécessaire de la campagne, encore appelé « autocritique ». Ce billet n’a pas pour vocation de restituer tout ce que nous avons pu nous dire mais d’essayer de dégager des pistes, certaines partagées, d’autres personnelles, que tous pourront librement compléter, amender.

Auto-critique : une première

Tout d’abord, ne mégotons pas, l’exercice est historique : jamais une campagne perdue n’a donné lieu pour l’instant à un état des lieux public. Ni Mitterrand, ni Chirac, encore moins Jospin bien évidemment ne l’avaient fait avant. Une première, encore une, qui explique la difficulté de la tâche. En outre, chaque être humain dispose d'un ego, plus ou moins grand. Une autocritique est déjà inconcevable pour un nombre invraisemblable de personnes. Dans le monde politique, il est normal que ces egos soient assez forts. Alors une autocritique jetée en pâture à tout le monde, c'est d'autant plus difficile à assumer. Au lieu de gloser sur la difficulté qu'aurait Ségolène Royal à la faire, interrogeons-nous déjà sur nous-mêmes...



I. La gauche partait-elle forcément victorieuse ? Entre "théorie" historique et oublis de l'histoire récente


Commençons tout d’abord par les analyses (brillantes forcément) faites par nos camarades. Election « imperdable » ont donc dit certains. Sur quoi repose cette affirmation ? Sur le fait "historique" qu’aucune majorité sortante n’ait été reconduite après avoir exercé le pouvoir depuis 1981. C’est vrai, sauf qu’au cours de cette élection, jamais un candidat, pourtant numéro 2 du gouvernement pendant 5 ans, n’aura cherché à autant se détacher du bilan désastreux de la législature passée. Cela a bien sûr commencé avec la fameuse « rupture ». Aidé par les media dominants (TF1, RTL, Europe 1, LCI), Sarkozy en véritable prestidigitateur, a réussi à faire presque gommer de son CV son désastreux bilan de Ministre de l’Intérieur.

Evolution-jugement-PS.JPGSauf pour la médiatisation à outrance que l’obtention de ce poste lui avait apportée. Les erreurs stratégiques chiraquiennes, telle que la mise en avant d’un poulain aussi méprisant que déconnecté de toutes réalités, à savoir l’inénarrable Villepin, ont ensuite achevé de faire le reste. Une fois le terrain dégagé, Sarkozy a fait dans sa campagne en tout cas, de l’anti-Chirac. Ajoutons en outre, sans moquerie trop poussée, que cette analyse de l’élection « imperdable » est en général issue des rangs de personnes dont le candidat favori (Laurent Fabius) partait avec un déficit considérable dans l’opinion et des propositions qu’eux-mêmes reconnaissent aujourd’hui comme « datées ». Et cela est peut-être le plus important. Malgré l’incurie généralisée de la droite, malgré le succès de la mobilisation populaire contre le CPE notamment, les socialistes dans leur ensemble n’apparaissaient pas aux yeux des Français comme une alternative crédible au gouvernement. Sauf quand il s’agit à mi-mandat (2004), d’adresser déjà des messages de refus très nets au pouvoir en place. Ajoutons à cela que lors des élections régionales en tout cas, des considérations locales ont indiscutablement joué, ce qui a d’ailleurs créé d’assez nettes disparités dans les scores obtenus par les listes de gauche en fonction des personnalités socialistes qui se sont présentées.

Après cela, il y a eu le référendum et l’incapacité pour le PS, malgré le vote net des militants, d’adopter une position claire. Au point que cela ne serve ni au tenant du « oui » (Hollande) ni au tenant du « non » (Fabius). Vient ensuite le congrès du Mans et cette synthèse improbable, présentée comme telle, arrachée dans la nuit. Le PS en tant qu’appareil était décrédibilisée, non pas ce grand mouvement historique en tant que tel mais son fonctionnement, ces éternels conflits de courants, qui s’ils seraient utiles s’ils portaient sur les idées sont mortifères quand ils ne mettent en avant que des personnes.

Inrocks-Royal.JPGSégolène Royal a gagné lors de la désignation interne « contre » cet appareil. C’est cela qui a fait son succès auprès de l’opinion et aussi l’une de ses difficultés lors de la campagne proprement dite. C’est aussi ce qui lui a permis de gagner largement sur ses deux rivaux, qui malgré leurs qualités respectives, étaient tous deux étiquetés, à raison et en grande partie à tort, comme des caciques, des monuments du parti. C’est pour cela qu’il paraît relativement inconcevable qu’un autre candidat issu du PS ait fait un meilleur score que Ségolène Royal.

II. Ségolène Royal aurait pu battre Nicolas Sarkozy


En revanche, ne nous y trompons pas, cette élection était gagnable, si les socialistes avaient travaillé pendant 5 ans sur un programme  cohérent plutôt qu’un attrape-tout illisible et si notre candidate, Ségolène Royal, avait su et pu être encouragée, soutenue, comme il le fallait, par l’ensemble des socialistes. Bien entendu, l’organisation dans le temps de la campagne a également posé problème. Les débats participatifs, plus qu’utiles auraient du avoir lieu bien plus en amont et pas au mois de janvier où le tapis rouge de la presse se déployait sous la candidature Sarkozy officialisée. Le choix de la candidate est intervenue beaucoup trop tardivement. Cela a déjà été dit, nous ne devrions plus commettre la même erreur mais la pédagogie reste l’art de la répétition… Meilleur ordonnancement dans le temps, meilleure coordination entre le Parti et la candidate. Tout cela est dit, répété, il ne faudra pas l’oublier.

Alors bien sûr, une question taraude chaque lecteur qui n’a pas pour Ségolène Royal les mêmes prédispositions que celles de notre comité. Est-ce que l’élection était perdue dès lors que Ségolène Royal avait été désignée ? Voire comme le prétendent certains, Ségolène Royal était-elle « la candidate de Nicolas Sarkozy », sous-entendu celle contre qui il pouvait gagner ? Nous avons tous noté que la principale critique adressée à Ségolène Royal reste celui de sa compétence et de sa crédibilité. 4 éléments semblent liés et avoir participé à cela :

- il s’agit d’un élément indiscutable : Ségolène Royal est un femme. A voir la répartition des votes entre les classes d’âges (Nicolas Sarkozy récolte plus de 65% des votes des plus de 65 ans), l’éventualité de voir une femme arriver à la tête de l’Etat n’a pas convaincu certains Français(es). Cette habituelle critique de l’incompétence des femmes, de la nécessaire incarnation de l’Etat par « un homme à poigne » a été alimentée pendant la campagne interne et ressortie très fréquemment durant la campagne. De cette façon, sans féminisme acharné, on remarquera que certains caciques de l’UMP n’ont pas hésité à utiliser de termes savoureux pour désigner la candidate socialiste (« nulle », « quiche »…) quand un homme aussi clairement incompétent que Philippe Douste-Blazy par exemple, n’a jamais eu droit à ce genre de sobriquets ;

- l’UMP a d’abord mis en avant la prétendue « absence de programme » de Ségolène Royal puis enfin le « coût » de son programme. A chaque fois, les media ont suivi d’un seul homme et ont répété à satiété cet argument (voir l’analyse de Véronique Maurus, médiatrice du Monde, à ce sujet), alors que rien de tout cela, en particulier le « chiffrage » n’avait été exigé de la part du candidat de la droite. En visant ces deux critiques, l’UMP a voulu faire croire à une candidate sans idées, incapable ensuite de rendre concrètes, en les chiffrant, ses propositions. Tout cela étant bien sûr faux, c’est à ce moment que les principaux autres dirigeants socialistes, auraient du monter au front. Ce n’était pas à Ségolène Royal de justifier de ses compétences, de sa capacité à diriger. En agissant de la sorte, elle entrait dans le jeu de la droite. C’est à ce moment crucial que le recours au collectif était indispensable. Et ce reproche vaut aussi bien pour les principaux dirigeants socialistes que pour Ségolène Royal elle-même. Si elle a été désignée en partie contre le fonctionnement clanique du PS, ce Parti (et même l’UMP le reconnaît largement aujourd’hui…) est composée de personnes plus que compétentes, Ségolène Royal n’aurait pas du croire qu’elle pouvait gagner seule.

Pour la prochaine campagne, il nous semblerait judicieux que ce soit un(e) candidat(e) avec une équipe que les Français désignent. Cela permettrait à la fois d’être moderne (on élit une équipe qui serait ainsi démocratiquement avalisée et pas un(e) monarque) et d’essayer de rompre avec cette hyper-personnalisation et hyper-présidentialisation que nous rejetons ;

- le PS a manqué de préparation, Ségolène Royal aussi. Elle l’a déjà reconnue elle-même lors du séminaire organisé le 16 juillet dernier à Paris. Non pas que Ségolène Royal n’ait jamais pensé à se présenter. Elle y songe depuis 1995. Mais certaines de ses idées, souvent novatrices, ont parfois été insuffisamment fouillées, ce qui a contribué à ouvrir le flanc à la critique, bien évidemment facile et gratuite la plupart du temps, mais des propositions cadrées dès le départ auraient permis d’éviter cela. Par ailleurs, le manque de préparation s’est aussi ressenti dans la façon de gérer la campagne. Alors que nous sommes à l’âge où que l’on soit pour ou contre, le marketing politique a un rôle fondamental, la « PME » de Ségolène Royal, comme elle la qualifie elle-même n’était pas assez coordonnée et organisée. Surtout, le changement d’équipe en pleine campagne a été dévastateur. Ajouter à cela que de l’autre côté, le candidat de droite se préparait depuis 5 ans, a utilisé de manière honteuse pendant près de 6 mois (il n’a démissionné du Ministère de l’Intérieur que fin mars !) les moyens de la République et vous comprendrez encore mieux ce manque de préparation et d’organisation ;

Royal-TV.JPG

- la question de la ligne idéologique. On l’a dit, le programme du PS n’était lui-même pas cohérent, quand on aperçoit certaines interprétations totalement divergentes que l’on pouvait en tirer. Ségolène Royal s’est pourtant toujours situé dans une ligne très claire qui consiste, selon la formule de Lionel Jospin, à « accepter l’économie de marché, mais pas la société de marché ». Sa volonté de réconcilier les Français et les entreprises, de renouveler le dialogue social, d’instaurer des mécanismes donnant-donnant étaient très claires pour ses partisans, moins peut-être pour les Français. Et surtout, cela n’a pas été accepté par une partie du PS. Nous sommes nombreux à avoir manifesté, avec conviction et à juste titre contre le CPE de Villepin. Mais nous étions aussi de ceux qui réclamaient à l’époque que les socialistes réfléchissent vraiment sur l’emploi des jeunes et fassent des contre-propositions. Ségolène Royal a du le faire, avec précipitation il est vrai même si le CPC (Contrat Première Chance) était loin des caricatures qu’on en a faites. Cela a encore alimenté le moulin à prétendue « incompétence ». On l’a ressenti d’ailleurs sur d’autre thèmes, comme la Nation, que le PS a complètement laissé en friches alors qu’une réponse semble nécessaire. Mais avouons que la réponse de Ségolène Royal, faute de temps, n’était pas racoleuse, démagogique et outrancière comme l’était celle de Sarkozy, mais un peu courte.

 

Pour toutes ces raisons et sans doute bien d’autres encore, nous avons perdu l’élection. Cette « étude » se veut d’ailleurs plus portée sur l’opinion, sur le vécu de campagne que sur l’analyse inscrite dans un perspective historique que Jacques Julliard, Daniel Cohen ou d’autres ont déjà bien faite. Afin de relativiser le « sérieux » de cette analyse, ajoutons toutefois que si nous avions gagné, les mêmes choses, peut-être même en pire, auraient été écrites sur Sarkozy, son équipe et la gestion de sa campagne…

Cela doit surtout nous donner envie de poursuivre notre volonté de continuer ce qui a été initié durant cette campagne. Parce que sur l’économie, sur le social, sur l’école, sur la famille, sur la sécurité et sur bien d’autre sujets encore, nous partageons les réponses détaillées sur de nombreux sujets, les pistes sur quelques autres qu’a évoqué Ségolène Royal. Notre ambition est de réfléchir et de créer les conditions d’une alternance utile. Contrairement au titre de l’Hebdo des socialistes des mois d’été, nous ne cherchons à « nous reposer pour mieux s’opposer » mais à « réfléchir pour mieux proposer ».


Jonathan Gindt
par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Samedi 4 août 2007
Le mardi 31 juillet dernier a eu lieue la deuxième réunion du comité local Désirs d'avenir Moselle Ouest - Pays des trois frontières "Moselle d'avenir". Nous sommes désormais huit membres actifs et d'autres encore vont nous rejoindre dans les prochains jours.

Lors de notre réunion, au-delà des questions d'organisation,
nous avons abordé les points suivants :


1. Départ groupé pour Melle (Fête de la rose du 25 août)

Melle-village.JPGDepuis longtemps, nous avons décidé individuellement de nous rendre à Melle le 25 août, date de la rentrée politique de Ségolène Royal. Nous avons décidé d'unir nos forces et de nous y rendre collectivement. Des démarches ont été entreprises pour organiser ce déplacement par train avec un tarif de groupe. Nous invitons tous les militants et sympathisants de Désirs d'avenir et du PS du département de la Moselle et au-delà à se joindre à nous.

Concernant le départ à Melle, merci de nous contacter le plus rapidement possible à l'adresse mail suivante : dda57@orange.fr


2. Points de débat :

* La question syndicale en France.

Le constat : cela a été abordé lors de la campagne interne au PS par Ségolène Royal. Le taux de syndicalisation, oscillant entre 7% et 8% des salariés en France, est l'un des plus bas au sein de l'Union Européenne. On ne peut se satisfaire d'une situation qui engendre un dialogue social de piètre qualité pour ne pas dire presque inexistant dans un certain nombre d'entreprises. L'objectif étant toujours de concilier performance économique et protection sociale, il s'agit donc de rechercher par quels moyens l'on pourrait renforcer la syndicalisation dans les entreprises, privées en particulier, mais pas uniquement.

Les solutions : lors de la campagne interne, Ségolène Royal avait suggéré de recourir à l'obligation de se syndiquer. Cette logique peut se comprendre, dans la mesure où elle est appliquée dans certains pays, notamment scandinaves, et que même en France, les salariés sont nombreux à avoir recours aux syndicats et à leurs conseillers assermentés auprès des tribunaux de prud'hommes lorsqu'ils sont concernés par une action en justice concernant le Code du travail. Dans une logique de donnant-donnant, il ne paraîtrait pas aberrant que les salariés étant tous potentiellement des justictiables, soient obligés de choisir une affiliation à tel ou tel syndicat. Et le "coût" de cette adhésion pourrait être compensé par la création d'un chèque syndical. Néanmoins, les débats ont été nombreux sur cette question et le comité a décidé d'en faire l'une de ses thématiques de prédilection (cf infra).

* Les 35 heures et la question de leur extension à l'ensemble des entreprises, notamment aux TPE.

Le constat : les 35 heures ont été une thématique rabachée, caricaturée par la droite et son candidat lors de cette élection présidentielle. Néanmoins, de manière officielle en tout cas, jamais le gouvernement précédent et celui qui vient de s'installer n'ont décidé d'abroger définitivement les différentes lois (Aubry I et II) portant sur la durée légale du travail à 35 heures.

Ségolène Royal a toujours présenté les 35 heures comme un acquis historique incontestable, qui s'inscrit dans le sens de l'Histoire. Toutefois, la présidente de Poitou-Charentes a toujours émis des réserves quant aux modalités d'application de la loi Aubry II. Nous sommes nombreux à partager son constat et a dressé un bilan critique mais pas caricatural (celui fait par la droite) de cette avancée sociale.

Les solutions : Ségolène Royal avait déclaré lors de la campagne présidentielle que les 35 heures ne seraient étendues que s'il y avait accord entre les partenaires sociaux. Si tout le monde est d'accord sur la méthode (recours au dialogue social, ce qui a manqué dans la confection de la loi Aubry II notamment), quelques-uns sont partagés sur l'issue. Pour certains, la non-application des 35 heures à l'ensemble des salariés est créatrice d'inégalités qui ne sont pas tolérables. Pour d'autres, le compromis entre les partenaires sociaux doit primer avant tout. Après le détricotage des lois sur les 35 heures qu'ont mis en place les gouvernements Raffarin, Villepin et celui de Fillon désormais, il conviendra en tout état de cause d'examiner précisément la situation et d'apporter des solutions qui tiennent compte des réalités de chaque secteur économique.

3. Perspectives

A la rentrée (septembre-octobre, encore à préciser), une Assemblée Générale de Désirs d'avenir aura lieu à Paris. Nous avons décidé de nous y faire représenter par un ou plusieurs de nos membres. Afin de participer à l'effort de refondation, dans laquelle nous sommes pleinement engagés, nous avons également décidé d'apporter notre pierre à l'édifice par le biais d'une contribution qui sera axé sur 5 thématiques particulières. Chacune de ces thématiques est coordonnée par une personne mais le travail de réflexion est bien entendu collectif. L'objectif est de synthétiser nos idées, d'apporter nos solutions, en tenant compte notamment de notre façon de percevoir ces sujets qui ont des résonnances locales particulièrement fortes.

PS-DDA.JPGLes 5 thèmes choisis :
        I - La question syndicale (constat et propositions)
        II - L'accueil de la petite enfance
   III - Les transports (tram-train, autoroutes, fret : les transports de demain)
IV - L'Europe
V -
Le fonctionnement du PS (état des lieux, difficultés et propositions de rénovation de l'organisation interne)

N'hésitez pas bien entendu à participer en nous proposant vos suggestions, vos idées, qui contribueront à l'élaboration de cette contribution bien entendu participative.

Jonathan Gindt

par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Vendredi 3 août 2007
Si les ouvriers ne font plus parler d'eux, ce n'est pas parce qu'ils seraient devenus quantité négligeable sur le plan statistique, mais parce que depuis 15 ans leur capacité de résistance collective a été pratiquement anéantie. Au temps de la forte inscription ouvrière dans l'espace politique et syndical, les représentants traditionnels de la classe ouvrière - les militants syndicalistes - et leurs alliés dans le champs intellectuel (journalistes, universitaires, essayistes, romanciers...) assuraient une représentativité décente, plus ou moins fidèle des classes populaires. La bataille menée dans beaucoup d'entreprises pour atteindre, diminuer, puis licencier les délégués a réussi au-delà des espérances patronales. La crise en détruisant les anciens bastions traditionnels et une large partie du groupe des ouvriers professionnels, a laminé la représentation ouvrière du monde ouvrier, porté par le PC (35% des députés à la Libération, 3,5% aujourd'hui) et la CGT (mais aussi la CFDT et les différents courants du catholicisme de gauche). La victoire triomphante de l'anticommunisme a fait passer aux oubliettes de l'histoire ce fait majeur que les ouvriers pouvaient se voir représentés par leurs pairs à l'Assemblée nationale.

satre.jpg   J-P Sartre, Boulogne-Billancourt, 21/10/1970
 
Le déclin du militantisme syndical ne peut pas s'expliquer seulement par l'individualisation de notre société car il y a une "vitalité" de l'engagement associatif.
11 000 000 de Français sont engagés de façon bénévole dans quelque 900 000 associations. Il s'en crée chaque année +ou- 60 000 (contre 20 000 il ya 30 ans). 43% des Français de + de 15 ans étaient membres d'une association en 2000 selon l'INSEE.

Cependant, la défense des droits individuels occupe une place croissante, au détriment des causes d'intérêt général. L'adhésion est en effet moins motivée par le militantisme que par la volonté de pratiquer des activités enrichissantes dans un groupe.
 pave-sarko.jpg
Enfin, les mouvements sociaux d'aujourd'hui sont:
-Des revendications qui ne portent plus seulement sur les salaires ou les conditions de travail mais sur la vie quotidienne, le cadre de vie, la protection de l'environnement etc, etc... , soit des valeurs dites "post-matérialistes" en opposition avec les demandes d'ordre quantitatif  qui seraient portées par le mouvement ouvrier;
-Les formes de mobilistion et les modes d'action qui  tranchent également avec ceux des centrales syndicales puisqu'il s'agit de groupes instables, organisés en réseaux, très centralisés, animés par un souci de démocratie directe, un refus de la délégation et de la hiérarchie.
Quant aux actions, elles sont résolument non conventionnelles et contrastent, par leur dimension ludique et spectaculaire, avec le ritualisme routinier des défilés syndicaux.
 
Enfin, il faut noter que les décennies 80 et 90 sont caractérisées par une croissance exponentielle des manifestations: + ou - de 10 000 en 20 ans contre 15 000 au total de 1918 à 1968.
 
                                                                                                                   Matthieu Schmidt
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Jeudi 2 août 2007
retraite.jpgIl n'aura échappé à personne que les Français savent se mobiliser pour une cause humanitaire. De fortes sommes d'argent sont envoyées aux ONG ou au Téléthon...Si cela ne vous a pas échappé, ça n'a pas non plus échappé à Sarkozy...

Il doit penser que là où la bonté des Français fait des miracles... Il ne lui est plus nécessaire de donner de l'argent pour toutes ces causes. Aussi les budgets retrécissent et les ONG prennent en charge ce qui devrait incomber au politique... Est-ce que cela pourra durer encore longtemps quand les gens s'apercevront encore mieux de ce désengagement des politiques?

Je ne vois pas comment les franchises de 50€ par malade et par an ...Sarkozy a lui-même parlé de 100€... Parce que là nous sommes dans le fin du fin. Faire payer les malades pour d'autres malades. La maladie est là considérée comme un état anormal qui grève la Sécurité Sociale. La solidarité ne viendra pas de ceux qui sont en excellente santé et qui n'ont pas besoin de consulter le médecin...eux ne payeront rien. On fait donc payer au prix fort ceux qui sont malades en leur disant "puisque vous êtes malades et incapables de vous lever tôt; eh bien vous payerez aussi pour les autres malades.  Donc par cette franchise on fabrique deux catégories de personnes.

Santé non pas à deux vitesses, mais à trois vitesses. Eh bien sûr comme la franchise est la même pour tous, les riches une nouvelle fois, viennent de tirer le gros lot...Cela n'aurait pas éré injuste de la faire payer plus...ils le peuvent.

Ils vont bientôt se faire montrer du doigt.

                                                                                    Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Santé
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Mercredi 1 août 2007
Je serai absent juqu'au 16 août inclus  Mais je fais confiance aux autres membres de notre comité pour animer notre blog. Aussi, je vous ai préparé quelques lectures touvées de ci de là...

Texte d'un breton, né à Paris qui ,se mêle de ce qui nous regarde


http://helvetia-atao.blogspot.com/2007/07/extension-du-domaine-de-la-flte.html


Au sujet des réductions sur les héritages:  Je n'ai pas voté Sarko ....entrez en résistance


http://jaipasvotesarko.over-blog.fr/article-11376128.html


Sur les droits de succession et les donations


http://jaipasvotesarko.over-blog.fr/article-11376128.html


Puis sur le blog de notre ami Erasme de Metz (Désirs d'avenir Metz Métropole),  deux articles intéressants :

- l'un sur le service minimum...discours de Chrisrian Eckert

- l'autre sur la morale, l'entreprise et le consommateur

http://metz-utopie.over-blog.net/

A très vite !

                                                                                                                    Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Lundi 30 juillet 2007

L'accord nucléaire franco-libyen critiqué à Berlin

 
 

NucléaireDes responsables de la grande coalition d'Angela Merkel s'offusquent du « cavalier seul » de Nicolas Sarkozy.

Le « Style Sarkozy » met Berlin en émoi. La signature d'un accord nucléaire entre la France et la Libye a provoqué une vague de critiques sans précédent dans la classe politique allemande, au-delà des divisions partisanes. Outre le rapprochement avec Mouammar Kadhafi, qualifié de dictateur par le coprésident des Verts Reinhard Bütikofer, cet accord est perçu comme une entrave aux intérêts économiques et diplomatiques allemands, non seulement en raison de la promotion du nucléaire qu'il implique, mais aussi parce qu'il a été négocié sans avoir tenu Berlin informé.

La chancelière Angela Merkel, en vacances depuis deux jours, gardait le silence hier soir. Mais le conservateur Ruprecht Polenz (CDU), président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag, a appelé la France à prendre en compte les intérêts de ses alliés. « L'accord des partenaires européens fait aussi partie du jeu, a-t-il souligné. La France doit être disposée à renforcer la politique étrangère européenne. Cela ne sera pas possible de cette façon. »

Risque de prolifération

À gauche, Nicolas Sarkozy est ouvertement accusé d'avoir pris part aux négociations pour la libération des infirmières bulgares dans l'unique but de défendre les intérêts économiques français. Le vice-président du groupe parlementaire SPD, Ulrich Kelber a taxé cette attitude de « primaire ». « On ne voit cela que chez les despotes. À côté, George W. Bush lui-même est un enfant de choeur », a-t-il dit.
De manière générale, l'interventionnisme de l'État français dans les affaires économiques est vivement critiqué. L'Allemagne est d'autant plus concernée par le dossier que le groupe industriel Siemens possède 34 % des parts d'Areva NP, chargée de fournir le nouveau réacteur à la Libye. Pour le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Gernot Erler (SPD), l'accord franco-libyen est « politiquement problématique », notamment parce qu'il augmente, selon lui, le risque de prolifération nucléaire. « C'est un domaine sensible dans lequel nous avons besoin de dialogue », a-t-il déclaré au Figaro. « Or, nous constatons que Nicolas Sarkozy choisit plutôt une approche unilatérale. »
 
Lors de sa première visite en Allemagne en tant que chef de l'État, Nicolas Sarkozy avait qualifié les relations franco-allemandes de « sacrées ». Pour certains, l'attitude du président semble désormais manquer de cohérence. « Se rendre en Libye le jour de la libération des infirmières bulgares pour annoncer une telle décision, sans en avoir informé son partenaire le plus proche, est un style que je n'estime pas », a déclaré au Figaro la vice-présidente du groupe parlementaire SPD, Angelica Schwall-Düren.
 

L'élue regrette que Tripoli ne s'implique pas plus dans l'énergie solaire. La question du nucléaire prend une dimension particulière en Allemagne. Le pays s'est engagé à sortir de l'atome à l'horizon 2020, selon un accord signé par le gouvernement Schröder et repris dans le contrat de l'actuelle coalition.

Source : Le figaro.fr

par Moselle d'avenir publié dans : International
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Lundi 30 juillet 2007
Quand on sait moins bien le dire; mieux vaut le laisser dire aux autres qui amènent de vraies richesses à méditer. C'est ce que j'ai ressenti sur ce sujet. Sûr que l'on m'en voudra pas. Je pense qu'il fallait donner un certain retentissement à des textes que j'ai appréciés.

 
       
ETRE SOCIALISTE C'EST QUOI ? BLUM

Message de goalexandre


Je vous invite pour tous ceux que cela intéresse a aller sur ce site 

http://www.lours.org/default.asp?pid=292 


Léon Blum raconte dans une brochure dedié a son fils sa vue du socialisme : 
Rose-PS.JPG
1. De quoi est né le socialisme ?

2. Pourquoi est-on socialiste ?

3. La véritable égalité

4. De quoi est fait le capital ? 


 
Quelques extraits

"À mon Fils "

" Jeunes filles et jeunes gens qui lirez ces quelques pages, je ne vous demande que ceci : lisez avec une entière foi dans la sincérité de l'homme qui s'adresse à vous, lisez avec une attention dégagée des préjugés qui vous enserrent sans doute depuis votre enfance, lisez en laissant se former en vous l'appel de vos consciences dont les rigueurs de la vie n'ont pas encore faussé la voix, lisez avec vos yeux frais et votre esprit libre".


1. De quoi est né le socialisme ?

Voilà longtemps que les hommes travaillent, souffrent et pensent sur cette terre. Leurs efforts accumulés par les siècles ont créé peu à peu une moralité universelle, ont constitué comme un patrimoine commun de sentiments que chacun de nous porte en soi dès sa naissance,

De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société.
Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre. Le socialisme est donc une morale

2. Pourquoi est-on socialiste ?


On est socialiste à partir du moment où l'on a considéré ce fait essentiel : le patronat et le salariatSR-Rose-PS.JPG s'engendrant l'un l'autre et s'opposant l'un à l'autre, à partir du moment où l'on se refuse à accepter ce fait comme nécessaire et éternel, à partir du moment où l'on a cessé de dire : “ Bah !, c'est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ”, à partir du moment où l'on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous.
L'or et les billets de banque ne sont pas des richesses réelles, ce sont des monnaies, c'est-à-dire des valeurs fictives, mais ils ne sont par eux-mêmes d'aucune utilité sociale. Il est aisé de concevoir une société parvenue à un haut degré de culture et de civilisation, où la monnaie ne serait cependant pas employée. 

Message de Nani2

Et socialiste c'est en effet faire passer les valeurs humaines avant les valeurs matérielles. Quand on fait l'inverse, on se retrouve à donner raison auplus riche , au plus fort, au plus beau. Un monde où la majorité des citoyens est litéralement dénigrée.

Mais personne ne veut enlever leurs biens aux riches et tout ça . C'est une fausse peur. Le socialisme veut garantir qu'il reste des biens communs gratuits, publics, pour tous. Sinon tout s'achète et on va vite avoir des écoles privées confortables et du public lamentable comme aux US, pour ne donner que cet exemple. Ensuite , le socialisme ne veut pas fonder les droits sur les acquis, c'est nécessaire pour l'egalité des chances de ne pas regarder le portefeuille avant de juger. C'est flagrant en justice par exemple.

A ma connaissance plus personne ne veut redistribuer les richesses actuelles, mais faut-il rendre encore plus riche par des cadeaux fiscaux des gens qui ont la valise à la main? des que l'un deux sera pris par x raisons, il fera du chantage ou ira en Suisse? Est-ce qu'on négocie avec les maitre-chanteurs? franchement. Qu'ils s'en aillent ceux qui veulent de la France juste tant qu'ils peuvent l'exploiter, il y a encore du monde derrière.

Par ailleurs je crois au patrimoine de la France. Comme je l'ai dit on peut tout acheter, et je veux pas qu'on privatise les musées, les collines, les littoraux...etc.. Des sociétés de super-riches existent et sont hideuses, voir le cas du Brésil, méconnu mais caricatural. Là-bas les milliardaires ne font pas semblant, mais le peuple vit un martyr quotidien. Les riches ne peuvent pas gouverner, ça se saurait sinon. De même il n'existe pas de tyran éclairé dont Voltaire rêvait je crois. Ce serait trop facile. Le pouvoir doit aller au peuple. Et le peuple doit disposer de biens nationnaux proportionnels à la population qu'ils représentent. C'est le seul moyen de bien vivre en France.


En tous cas les principes du libéralisme de droite ne raisonnent pas comme ça. Je crois que le libéralisme de droite ne regarde que l'argent et s'il voit qu'il y en a beaucoup il est content. Mais c'est facile d'en mettre beaucoup sur quelques têtes en puisant sur le peuple. Enfin, je ne veux pas rentrer plus loin dans le débat


Message de le négaret 

Ce que j'en pense c'est que beaucoup de nos hauts dirigeants de Solférino et d'ailleurs , en sont bien mais alors bien éloignés.

Et je pense que chaque réunion de notre parti surtout dans les hautes sphères, mais aussi a la base les réunions de section, toutes devraient commencer comme avant a l'école avec la leçon de morale, par une citation de Blum ou Jaures. 

 

 


Message de asse42 

Rose-PSE.JPGJ’approuve ta vision expansionniste du capitalisme et ton espoir en un avenir meilleur dépassant le capitalisme.
Nous sommes tous d’accord ici pour dire que le capitalisme n’est pas une fin en soi et qu’il finira un jour ou l’autre, quand?, à s’effacer naturellement. Dépassé qu’il sera par un sytéme social non plus basé sur l’argent mais sur les relations humaines par exemple.
On pourrait penser, par exemple, créer un systéme où l’évolution individuelle de chaque être humain se ferait par un échange avec la collectivité ou un autre individu. L’échange pourrait avoir différentes formes, spirituelles, matérielles; chacun aménerait sa compétence et retirerait en contrepartie ce dont il a besoin suivant son envie, ses objectifs.
Ce serait une sorte de troc global où l’acceptation collective de l’objectif pour l’humanité serait l’amélioration du bien-être pour tous. L’argent aurait disparu et avec lui on peut le penser beaucoup de comportements qui entravent notre évolution: guerres, magouilles, cupidité, avarice, corruption, espionnage, sabotage, compétition, concurrence,etc…
En fait on pourrait imaginer une société où chaque être humain contribuerait au progrès collectif sans contraintes et avec envie. Un rêve quoi! Ca fait aussi du bien… 

Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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