Vendredi 14 septembre 2007

Suite au discours de Melle dans lequel Ségolène a affirmé que le marché était "naturel", beaucoup de débats ont eu lieu entre nous. Voici quelques réflexions apportées au débat.

On nous dit que le marché serait « aussi naturel que l’air que nous respirons et que l’eau que nous buvons ». Je ne le pense pas. Non, le marché n’est pas naturel. Non, il est un produit de l’Homme, un OGM, un Organisme Génétiquement Modifié conçu par l’Homme, imposé par lui aux autres et progressivement érigé en norme jusqu’à discréditer tous ceux qui oseraient remettre en cause ses fondements, et ce malgré la connaissance précise de ses effets secondaires indésirables, inévitables et incontrôlables. Aujourd’hui, l’OGM s’est rendu indispensable, c’est lui qui s’impose à nous et il nous interdit de penser autrement les échanges qu’au travers du prisme de l’argent, du profit, de la rentabilité et de la compétitivité. Le marché, c’est le PLUS de Sarkozy, pas le MIEUX que la Gauche devrait porter.

On nous dit que l’économie de marché serait différente de la société de marché. Je ne le crois pas non plus. Je pense même tout le contraire. En effet, qui donne un prix à un objet donne un prix à un service. Qui donne un prix à un objet donne un prix à une plante et à un animal. Et qui donne un prix à un service, une plante et à un animal donne un prix à tout ce qui fait la vie, donc à l’homme, à la femme et aux enfants. Pour moi, il n’y a pas de différence entre économie et société de marché et accepter le premier c’est tôt ou tard accepter le second. Car enfin, ne vivons-nous pas déjà dans une société de marché ? Ne brevetons-nous pas les chromosomes, les gênes, donc le vivant ? La prostitution et l’esclavage n’existent-ils pas ? Chaque homme, femme et enfant n’a-t-il pas aujourd’hui une valeur marchande en fonction de sa naissance, de sa richesse personnelle, de son ambition et de sa capacité à respecter l’ordre des choses, à ne pas le remettre en cause et à rester à sa place. Allons donc, puisque que tout cela est une norme, pourquoi ne bousculerions-nous pas encore un de ces « fichus tabous » qui empêche la « Gauche archaïque » de gagner enfin une élection nationale ? Trêve de plaisanterie. Accepter le marché, c’est accepter de se fondre dans la pensée unique, accepter d’être victime du syndrome de Stockholm.

On nous dit qu’on accepterait le marché pour mieux le contrôler. Vaste question. Simplement, on oublie que son intitulé est inexact. En effet, la question ne se pose pas dans ces termes. Après avoir imposé le Marché, c’est lui qui s’impose à nous et non pas l’inverse. Ne feignons pas de croire que c’est nous qui choisissons de l’accepter. Nous en sommes devenu les esclaves car le marché, on ne le contrôle pas, c’est lui qui nous contrôle. L’acceptation du marché comme « naturel », c’est déjà renoncer à le contrôler et baisser les armes serait, pour le coup, une de ses plus grandes victoires. Elle paraîtrait presque inaperçue tant la pensée unique nous submerge ces temps-ci.

Je voudrais enfin revenir sur un dernier point concernant le marché : l’inégalité qu’il engendre. En effet, s’il est bien une cause qui est de Gauche, c’est la recherche perpétuelle de l’égalité dans tous les domaines, l’égalité réelle à tous les âges et à tous les niveaux. Or, à mes yeux, l’inégalité est inscrite dans le code génétique du marché. Le pas n’est-il pas vite franchi entre dire « le marché est naturel, on ne peut pas aller contre » et « l’inégalité est naturelle, on ne peut pas aller contre » ? La vérité, c’est que marché et inégalité vont de paire et accepter l’un des deux, c’est accepter l’autre.

Bien entendu, le marché est là, il s'impose à nous et il faut faire avec pour le moment. Cependant, "faire avec" le marché est sensiblement différent d'accepter le marché comme étant "naturel". Il y a comme une sorte de renoncement dans cette dernière considération. Renoncement à imaginer un autre système, renoncement à innover, renoncement à voir plus loin. Cela ne veut pas dire retourner au dirigisme communiste passé. Cela signifie simplement qu'il faut laisser ouvert les portes à la nouveauté future.
 

Non, le marché n'est pas naturel et la Gauche ne peut se satisfaire d'un tel système. Le renoncement peut-elle être une valeur de Gauche ? Je ne le crois pas.

Thomas Liverani

par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Mercredi 12 septembre 2007
Il nous l’a assez dit : l’homme a « changé » ! Il veut incarner la « rupture ». Sauf que la ficelle grossière, qui a malheureusement marché, commence à céder sous le poids des contradictions voire de la schizophrénie de l’éternel candidat Sarkozy. C’était dit, c’était « simple, clair et net », la participation de l’Etat ne devait pas descendre en-deçà de 70% dans le capital de GDF. Ce qui était aussi assez clair mais pas très net, c’est que Sarkozy était opposé au projet de son ancien Premier ministre favori, qui voulait fusionner GDF et Suez.

Non, tout cela n’a en réalité pas existé. Alors qu’il en avait l’une de ses priorités le soir du 6 mai, le dossier s’enlisait. Et puis, Gérard Mestrallet (PDG de Suez) s’est agité, médiatiquement. Le Président ne supporte pas que l’on essaie de lui voler ne serait-ce que trois minutes de temps médiatique. Il a donc répondu à l’insolent, en quasiment une semaine, en déclarant, tout à trac, qu’il était pour la fusion finalement et que la part de l’Etat dans la capital du groupe ainsi constitué allait passer à 34-35%. Au-delà de ce mensonge d’Etat qui remet en cause une fois de plus la crédibilité de la parole politique, venons-en au fond de cette affaire, beaucoup plus inquiétant en termes de politique industrielle mais aussi et surtout énergétique.

 

Voir la vidéo :  http://www.dailymotion.com/video/x2wbaw_sarkozy-gdf-privatisation_politics
 

La différence entre l’énergie et les petits pois* 
 

L’Etat ne peut pas tout, mais il peut beaucoup. En matière énergétique, on touche précisément à un secteur au sein duquel le rôle de l’Etat est essentiel, en tant que propriétaire du capital des entreprises concernées.

Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un secteur stratégique, dont découle tout simplement le fonctionnement pérenne de notre économie qui ne peut être assuré que grâce à un contrôle permanent de la filière énergétique et à une pleine maîtrise de la sécurité et de la diversification de nos approvisionnements.

Ensuite parce que cela est tout simplement pragmatique, de l’ordre du principe de réalité. La plupart des principaux pays producteurs (membres de l’OPEP ou non) détiennent des entreprises au capital nationalisé (Gazprom bien évidemment, mais aussi la Sonatrach, PDVSA, Pemex…). Ces entreprises, au vu de la manne pétrolière et gazière qu’elles engrangent, détiennent des réserves colossales de dollars. Or, elles savent toutes que cette manne n’aura qu’un temps et s’intéressent aux entreprises distributrices pour s’insérer sur leurs marchés et contrôler l’ensemble de la chaîne. Sans que personne ne le remarque pour l’instant, Gazprom ou la Sonatrach par exemple sont déjà présentes en France, via des filiales de distribution.

Pour se protéger face à l’appétit vorace de ces entreprises, seule la propriété publique du capital des entreprises énergétiques est suffisamment sécurisant. L’Etat n’a certainement pas vocation à entrer dans le capital de l’ensemble des entreprises françaises, bien au contraire. Mais dans ce cas de figure précis, et a fortiori en ce qui concerne la maîtrise de la filière nucléaire pour EDF ou Areva, un capital trop flottant constituerait un risque majeur pour la pleine maîtrise de notre politique énergétique. Or, en réduisant la part de l’Etat à 35% dans le groupe GDF-Suez, Nicolas Sarkozy a fait le choix de fragiliser la stabilité de cette entreprise. Comment éviter, comme les Russes l’ont fait dans le capital d’EADS via la banque VTB (ils avaient acquis plus de 5% du capital d’EADS) que cela se reproduise avec GDF Suez et que Gazprom ait de la sorte un droit de regard sur l’approvisionnement français ? Sans entrer dans une paranoïa de retour de la guerre froide, ces questions méritent d’être posées. Comme d’habitude, elles ont été évacuées par la perpétuelle agitation sarkozyste.

 

La théorie des jeux version sarkozyste : perdant pour le public, gagnant pour le privé

Mestrallet.JPGEn réalité, les modalités de l’accord sont encore plus ahurissantes. Gérard Mestrallet, qui criait ses grands dieux qu’il ne voulait pas se séparer de la filiale Suez Environnement, a finalement accepté de la filialiser. S'il esmble garder toutefois un large contrôle sur cette filiale, via un pacte d'actionnaires, on se demande pourquoi, alors que cette branche est la vraie « pépite » du groupe Suez, il la place de cette façon face à un risque évident d'OPA inamicales.  
On le comprend d’autant moins que la logique industrielle de Suez était la bonne et que la complémentarité entre les deux branches (Energie et Environnement) est essentielle. Dans les pays émergents (Chine, Inde ou encore Brésil), c’est grâce aux contrats obtenus par Suez Environnement que des débouchés s’ouvraient ensuite dans le domaine énergétique. Comment cela sera-t-il possible dans le cas de figure très probable où Suez Environnement, au capital plus que flottant, s’autonomise de plus en plus ? En outre, il ne faut pas avoir la mémoire courte et se rappeler que Veolia avait l’ambition d’acquérir le pôle Environnement de Suez lors des premiers épisodes de la fusion. Cette solution permettrait de conserver la société dans le giron français mais créerait une situation inédite de monopole puisque Suez et Veolia se partagent depuis plusieurs années aussi bien les marchés de distribution de l’eau que de collecte des déchets dans l'Hexagone.

 

Ensuite, pour GDF. Le seul point positif de cet ensemble, c’est la puissance de frappe du groupe en matière de GNL (Gaz Naturel Liquéfié). Ce marché qui est en train d’exploser est prometteur. Suez détenait déjà 8% du marché mondial tandis que GDF était le leader européen du secteur. Mais, même si le nouveau groupe devient numéro un mondial en la matière, c’est tout de même un élément bien insuffisant en comparaison aux risques importants de la fusion déjà évoqués et de ceux qui suivent.

 

« Il vaut mieux avoir 35% d'une entreprise qui fait 70 milliards d'euros de chiffre d'affaires ou 70% d'une entreprise qui en fait 35 » (Nicolas Sarkozy)… Ah bon (Roselyne Bachelot)?

 

Rappelons simplement que le calcul revient au même. Autrement dit… 24,5 milliards € dans les deux cas. Cette fusion n’est donc certainement pas une « bonne affaire » pour l’Etat actionnaire, d’autant plus que son poids, son influence seront nettement réduits au sein du conseil d’administration. Grâce à la propriété publique des entreprises énergétiques, la politique énergétique était réellement pilotéepar l’Etat. Le choix de la filière nucléaire a en outre permis de renforcer considérablement notre indépendance énergétique et de faire en sorte que les prix de l’énergie en France soient nettement inférieurs à ceux du marché. D’ailleurs, dans les critères retenus par les entreprises dans leurs choix d’implantations, qui font que la France reste le 3ème ou le 4ème récepteur mondial d’IDE, l’accès facile aux infrastructures et le coût de l’énergie sont des facteurs déterminants.

 Prix-UE---lectricit---professionnels-copie-2.JPG
Prix de l'électricité pour les professionnels - pays de l'UE27

Une véritable complémentarité s’était par ailleurs instaurée entre EDF et GDF, qui étaient même associés au sein de l’entité EDF-GDF Services (dissoute en 2003) qui embauchait 64 000 agents. De véritables économies d’échelle avaient été réalisées et le service public était assuré, permettant l’accès au gaz et à l’électricité des habitations les plus reculées sur le territoire, sans que cela ne remette en cause l’équilibre financier de l’entreprise, bien au contraire. EDF et GDF restent d’ailleurs associés fortement dans l’imaginaire collectif. Les deux entreprises font devoir faire preuve de trésor de communication pour se dissocier.

Des consommateurs bientôt électrisés… par leur facture !

 

Mais surtout, quel impact cela va-t-il réellement avoir sur les consommateurs ? Les tarifs réglementés (une absurdité pour nos contempteurs du libéralisme échevelé) avaient permis et permettent encore de maintenir les prix aux particuliers très en deçà de la moyenne européenne.

Electricit---prix-UE.JPGPrix de l'électricité pour les particuliers - pays de l'UE27


Surtout, puisque la mode est plus que jamais au benchmark international, observons la situation de nos voisins européens ayant déjà totalement libéralisé leurs marchés. Aussi bien en Allemagne qu’en
Grande-Bretagne, cela a déjà été fait (l’opérateur historique en Grande-Bretagne, Centrica, n’est plus détenu qu’à hauteur de 30% par l’Etat britannique), la libéralisation est quasiment achevée. Dans le premier pays, les prix ont augmenté de 100%, dans le deuxième de 65%. Quel est donc l’aspect profitable de cette libéralisation ? Pourquoi les tarifs réglementés ne pourraient-ils pas être maintenus dans la mesure où ils permettraient de maintenir la péréquation mais assureraient aussi le financement d'une rente de monopole permettant l’innovation technologique ? A quoi d’ailleurs l’éclosion de multiples distributeurs voire producteurs forcément marginaux sur la scène énergétique française servirait-il, quand les investissements nécessaires en matière de prospective énergétique nécessitent une envergure financière colossale ?

L’alternative consistant à fusionner EDF avec GDF a été, nous dit-on, travaillée. Patrick Devedjian reconnaît même que les socialistes, par cette proposition ont « politiquement raison, mais juridiquement tort ». De fait, la fusion entre les deux grandes entreprises françaises aurait conduit à attribuer près de 90% du marché énergétique à une même entreprise, ce qui était au passage déjà le cas, sauf qu’il s’agissait de deux structures distinctes mais associées. Selon certains, la fusion EDF-GDF aurait donc nécessiter de la part d’EDF des cessions de centrales nucléaires pour que la fusion soit validée par la Commission. Mais on peut se demander pourquoi seul ce scénario des actifs nucléaires a été envisagé ?

On aurait pu imaginer un scénario bien différent, dans lequel EDF et GDF se délestent d'une partie de leurs actifs (le GNL pour GDF par exemple) au profit de Suez éventuellement, permettant à cette dernière de se spécialiser dans le secteur des énergies alternatives, la France accusant un retard évident en raison de la culture nucléocrate d’EDF. Un pôle public d’excellence aurait été constitué dans le domaine du nucléaire, de l’électrique et du gaz, avec une véritable maîtrise (aussi bien politique que capitalistique) par l’Etat de ces filières hautement stratégiques. Cela aurait permis un maintien du niveau des prix (accès égalitaire à l’énergie et avantage compétitif indéniable pour la France), une garantie de la maîtrise de nos outils industriels (stratégiques et potentiellement dangereux) par des intérêts français et l’émergence d’un nouveau pôle, autour de Suez et de son pôle Environnement d’un leader dans les énergies alternatives, nouveau défi de ce siècle.

Mais la précipitation qui a prévalu dans ce dossier a fait qu’aucune réflexion d’ensemble n’a été menée, malgré la nécessité évidente de la mise à plat d’un tel dossier à l’Assemblée nationale. C’est pourtant une décision stratégique majeure qui a été prise. Il sera très difficile voire impossible de revenir dessus dans les prochaines années.

Se battre pour que les services publics cessent d'être dilapidés, pour que la France maintienne son indépendance stratégique, ce sont pourtant des causes essentielles qui doivent mener notre réflexion, dans un cadre communautaire renouvelé. Prenons l'initiative, dès maintenant !

Jonathan Gindt

* Avec beaucoup de respect pour nos amis producteurs de petits pois, bien évidemment.

par Moselle d'avenir publié dans : Industries - Energie
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Lundi 10 septembre 2007

J'ai entendu tout dire sur les cheminots :

-qu' ils étaient payés les jours de grèves
-qu'ils étaient tout le temps en grève : depuis 30 ans le nombre de journées de grèves à été divisé par 4 !
-qu'ils avaient des salaires de nababs. Je rappelle qu' un cheminot de catégorie A, B ou C gagne moins de 1500 euros par mois.
-qu'ils avaient des avantages en nature. C'est vrai, les cheminots en ont un : c'est le train gratuit. En contre-partie les remboursements pour les cheminots retraités et les enfants de cheminots sont plafonnés à 75%. Sachant que le régime local (Alsace-Moselle) est à 90% de remboursements, qui est gagnant ?


Je vais dire objectivement ce qu'il en est :

Cheminots : un régime spécial très étroitement lié au service public :

Les cheminots du Cadre permanent bénéficient d’un régime spécial de retraite dont l’origine remonte au XIXème siècle lors de la création des chemins de fer dans notre pays. Elle est donc très antérieure au régime interprofessionnel de la Sécurité sociale (régime général) instauré seulement en 1945 après la deuxième Guerre mondiale. C’est cette antériorité qui a conduit à son “ maintien provisoire ” en 1946 en tant que régime spécial. Depuis, comme l’a fort justement souligné la direction SNCF dans une note de synthèse en mars 2001, cette réalité perdure : « l’existence d’un régime spécial pour les cheminots trouve ses fondements dans la spécificité des tâches, les contraintes de continuité du service public, les responsabilités liées à la sécurité des circulations ». D’où une affiliation obligatoire inscrite au chapitre 5 du Statut des cheminots.
Ainsi, la défense du service public et son développement vont de pair avec l’existence de ce régime spécial.

Cheminots : un régime financièrement dépendant… de l’emploi :

Depuis le début des années 1950, le financement des retraites des cheminots n’est plus assuré intégralement par les cotisations de la SNCF et de son personnel. Pourquoi ? Tout simplement en raison de la dégradation du rapport démographique entre le nombre de cotisants (les actifs), et celui des pensionnés qui, sans autre intervention, aurait amené une contribution économiquement insupportable pour les cheminots et pour l’entreprise ! Pour équilibrer les comptes sans contribution extérieure, il faudrait multiplier les cotisations par 2,81, d’où un taux global qui passerait de 36,29 % à 102 %, soit 4 fois celui appliqué dans le privé !

Historiquement, les cheminots ont cependant réussi à préserver leur régime

En 1934, suite aux mauvais placements réalisés par le patronat des compagnies de chemin de fer et à l’insuffisance de leurs contributions, la répartition remplace la capitalisation.
En 1950, ils imposent une contribution financière de l’État destinée à compenser à la Caisse des retraites les cotisations manquantes du fait des suppressions d’emplois.
En 1970, ils contraignent l’État, en tant que “patron” de la SNCF, à prendre en charge les conséquences financières du déséquilibre démographique :
• par la mise en place d’un taux de cotisation spécifique dit taux normalisé destiné à financer les dispositions particulières de notre régime ;
• par la contribution d’équilibre du régime visant à compenser les écarts démographiques. Ce mécanisme a été reconduit en 1983 lorsque l’entreprise est devenue un Epic.


Les cheminots se paient leurs acquis…

Les cotisations des cheminots paient leurs prestations

Le taux global de cotisation retraite des cheminots (part salariale + part patronale) est aligné sur celui des salariés du privé. Mais comme notre régime sert des prestations supérieures (âges de départ, paramètres de calcul de la pension, etc), nos cotisations sont majorées pour les financer intégralement.
Depuis 1991 celles-ci sont fixées à 36,29 % (7,85 % : part salariale + 28,44 % part SNCF) dont 8,46 % pour couvrir les droits supplémentaires des cheminots. Nous nous payons donc nos acquis !
Ce taux ne s’applique que sur les éléments liquidables du salaire qui seuls sont pris en compte pour le calcul de notre retraite...


…pas les contribuables !

Les contributions compensent la baisse des effectifs

La contribution d’équilibre

Que nos cotisations financent nos prestations propres n’efface en rien le fort écart actifs-retraités dans l’entreprise par rapport aux régimes de référence.
Or c’est là, et seulement là, qu’intervient la contribution de l’État dite contribution d’équilibre. Celle-ci résulte donc de la différence entre les charges totales de retraites du régime et les produits du taux de cotisation normalisé de 36,29%.


La surcompensation
Cependant, les produits divers et les compensations versées par d’autres régimes de retraites sont déduits du montant de la contribution d’équilibre effectivement versée par l’État… Ce qui explique pourquoi il a créé la surcompensation entre régimes spéciaux !
Il est à noter que la suppression de la contribution de l’État et l’intégration des cheminots aux régimes du privé ne supprimerait pas le déséquilibre démographique de la SNCF mais le mettrait à la charge de ces derniers…


Public-privé : des intérêts convergents
Ainsi, de par sa conception, le mécanisme du taux normalisé établit un lien entre notre régime et ceux des salariés du privé.
Ni les uns ni les autres n’ont donc intérêt à ce que leurs régimes respectifs se dégradent. En outre, une telle évolution ne manquerait pas d’exacerber la concurrence rail-route et de favoriser le dumping social, notamment dans le cadre de l’ouverture du fret à la concurrence.


                                                                                      Matthieu Schmidt



par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Samedi 8 septembre 2007

Seules les hausses sont répercutées

Alors, va-t-on vers le coupe de bambou à la caisse ? Il faut savoir qu' une hausse de 20 % des matières agricoles de base ne se traduit que par 1 % de plus sur l'étiquette du produit en magasin, selon un récent rapport de l'OCDE. De plus, l' Insee estime qu'il faut compter à peu près 6 mois pour que les évolutions des cors des matières soient répercutées sur le prix aux consommateurs. Certains professionnels sont pressés d' appliquer les hausses qu'ils oubliaient jadis de répercuter les baisses. Depuis 40 ans, les prix agricoles baissent, alors que les prix aux consommateurs stagnent ou augmentent. Depuis des semaines, le discours des industriels se fait pourtant insistant : le consommateur n'echappera pas à la valse des étiquettes. "Seules les hausses indispensables à la survie de l'entreprise seront répercutées", promet le président le l'Association national des industries alimentaires.

Les agriculteurs refusent d'être les boucs émissaires, "alors qu'ils n'ont cessé de subir les baisses, jamais répercutées sur les prix à la consommation".

Quant aux distributeurs, ils ont fait mine de protester et jouent aujourd'hui les fatalistes.
Sauf Leclerc, qui assure qu'il ne va pas tout accepter. "La part que les matières premières représentent dans le prix de revient des produits transformés ne justifient en aucune manière les discours alarmistes développés par les syndicats professionnels", estiment les centres Leclerc.
Les protestations de Leclerc ne peuvent toutefois masquer l'hypocrisie des grandes surfaces dans cette affaire. Car, contrairement à ce qu'elles affirment, cette hausse générale des prix des marques n'est pas due uniquement à la météo et aux bio-carburants. Elle est amplifiée par des niveaux records de marge arrière cette année.

UN SYSTEME DE PLUS EN PLUS INFLATIONNISTE
  
Alors que les prix sont sages depuis maintenant 2 ans dans les grandes surfaces, les sommes exigées par les grandes surfaces aux fournisseurs au titre de la mise en avant de leurs produits en magasin, ces fameuses marges arrières, n'ont en effet jamais été aussi élevées. Plus de 37 % du prix d'un produit de grande marque servira à payer aux enseignes les catalogues, têtes de gondoles et autres mise en scéne plus ou mons avérées. On en était à 35 % en 2006, contre 28 % en 2001...

Certes, depuis l'an dernier, l'inflation provoquée par la progression incessante des marges arrières a été freinée par un dispositif réglementaire. Les enseignes ont désormais le droit de répercuter la part des marges arrières supérieure à 20 % sur le prix sur l'étiquette, ce qui était interdit auparavant. Sur 37 %, les magasins peuvent ainsi faire baisser les prix e 7,4 %.Tout cela n'empêche pas les industriels d'augmenter leurs tarifs pour parvenir à régler les prestations facturées par les magasins. Voilà sans doute pourquoi les industriels font passer des hausses 2 fois plus fortes que celles des années précedentes, et de celles que l'on peut observer ailleurs en Europe. Mais qui paiera, au final ?

                                                                                                            Matthieu Schmidt

 

par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Mercredi 5 septembre 2007

Pour commencer 2 chiffres:
-65% : c'est le taux de satisfaction des Français sondés sur N. Sarkozy pour l'ensemble de son action.
-28% : c'est le pourcentage des sondés Français qui pensent que N. Sarkozy redressera le pouvoir d'achat des ménages. Ce chiffre est encore beaucoup trop élévé quand on sait ce qui suit :

Fabricants et distributeurs nous préparent à la valse des étiquettes. En cause, la hausse des prix des matières premières. Un bon prétexte.

"
Les prix dans l'alimentation dans le monde vont sans dote connaître une période de hausse longue et importante". Celui qui profère ces sombres menaces prévisions n'est pas n'importe qui. Il s'agit de Peter Bradeck, patron de Nestlé, le numéro un mondial de l'industrie alimentaire. Selon le Fonds monétaire international (FMI), les prix alimentaires mondiaux ont bondit de 23% en dix-huit mois. La France n'a pas d'autres choix que de suivre le mouvement haussier. "Les prix agricoles français ont augmenté de 5,2% l'an dernier, confime la division agriculture de l'INSEE. C'est sans précédent depuis la fin des années 80".

pate.jpg




  LES PATES: + 5 à 10 %D'AUGMENTATION



Alors que le prix des pâtes stagne depuis des années, les fabricants vont répercuter la flambée des cours du blé dur (+ 50% en quelques semaines cet été). Les producteurs ne plaisantent pas : ils ont menacé de ne pas livrer si les grandes surfaces n'acceptent pas ces hausses. Les pâtes sont des produits alimentaires peu transformés, qui subissent plus nettement l'inflation de la matière première.



Les répercussions de cette flambée des prix des matières premières agricoles, qu'industriels, agriculteurs et distributeurs annoncent aux consommateurs sur le ton du "que voulez-vous? On est obligés", sont-elles totalement justifiées, ou cette flambée va-t-elle être amplifiée au passage sur le dos du client pour arrondir les marges bénéficiaires du client ?

Il est incontestable que le prix du blé s'est accru de 50%  sur un an : ceux du sucre du cacao et du lait se sont également envolés ; le maïs a pris 30% en quelques mois, la pomme de terre 44%, le colza 21% et les fruits 15%.
Ces fortes hausses à la production s'expliquent par l'effet conjugué de trois phénomènes :
   
-la demande de plus en plus forte de pays comme l'Inde et laChine 
-les conditions climatiques désatreuses dans certain s pays producteurs (Australie, Ukraine)
-l'utilisation accrue des surfaces cultivables pur les bio-carburants

Aussi parodoxal que cela puisse paraître, le souci de protéger l'environnement par la montée en puissance des carburants végétaux, plus profitables que d'autres cultures, enlève de nombreuses terres auxcultures nourricières.
La production éthanol absorbe aujourd'hui la moitié de la canne à sucre brésilienne et 20 % du maïs américain, tandis que la moitié de la production européenne de colza sert à fabriquer le biodiesel. Résultat ? 
Les réserves sont aux plus bas, avec moins de 2 mois de stocks mondiaux. 


SEULES LES HAUSSES SONT REPERCUTEES : LA MODIFICATION DES MARGES ARRIERES PROMISE PAR NICOLAS SARKOZY EST INSUFFISANTE !

Matthieu Schmidt


par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Vendredi 31 août 2007

 

Guillaume Leblond a déjà eu l'occasion de vous faire vivre, dès le lendemain de notre retour en Moselle, l'essentiel de notre escapade picto-charentaise. Malgré les heures de train et de taxi, six membres de notre comité ont donc rejoint le 25 août dernier cette très jolie ville de Melle. Si nous n'oublierons pas l'accueil formidable des personnes sur place, nous retiendrons surtout l'énergie des 2500 participants présents.
 

KIF-1752.JPGAprès les interventions percutantes de Michèle Delaunay, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Louis Bianco ou encore Aurélie Filippetti, l'important discours prononcé par Ségolène Royal, riche, dense, a permis de dessiner les contours du socialisme du XXIème siècle que l'écrasante majorité des militants PS appelle de ses voeux.

Les media pour la plupart n'ont toutefois retenu que la partie, importante mais secondaire, sur le fonctionnement du Parti. Il nous semble plus intéressant, dans le temps de refondation idéologique qui se précise, d'essayer de synthétiser et commenter le discours de Ségolène Royal sur le plan des idées.


Nous rejetons toutes les attaques basses voire vulgaires et ordurières qui attaquent la personne de Ségolène Royal (voir Claude Allègre, Mme Lienemann...). En revanche, nous pensons qu'un débat franc et sans concessions est nécessaire avec l'ensemble de nos camarades et bien au-delà entre toutes les forces de gauche sur la refonte de la façon de penser du PS. A ce titre, et au-delà de la Rochelle qui restera visiblement un rendez-vous manqué, nous pensons qu'un débat entre socialistes sur la philosophie et l'idéologie du Parti serait nécessaire. Nous invitons en tout cas Ségolène Royal et/ou ses représentants à y participer. Cette mise au clair est indispensable.


Pour que le débat naisse, revenons-donc au fond des propos de Ségolène Royal tenus lors de son discours de Melle. Les extraits sont entre guillemets et en rouge. Cette première partie portera sur le rapport des socialistes au marché.

 

Les socialistes et le marché : des réponses claires à des questions majeures


« Est-on pour ou contre le marché ? Question singulière pour un parti qui ne professe plus
SR-Melle-2.JPG depuis bien longtemps l’étatisation des moyens de production. »

Le programme de François Mitterrand en 1981 mettait en avant la nécessité de faire venir dans le giron public de très nombreuses entreprises dont le capital était privé, c’est-à-dire l’essentiel des banques mais aussi un certain nombre de firmes du secteur industriel (Pechiney notamment). Et comme l’essentiel des 101 propositions du candidat Mitterrand, cette promesse avait été tenue. Le bilan des nationalisations est difficile à établir, dans la mesure où la droite revenue au pouvoir en 1986 a bradé ensuite l’ensemble de ces entreprises. En tout état de cause, dans la redéfinition du rôle de l’Etat, il semble aujourd’hui à la fois inutilement coûteux et inefficace que le capital des entreprises soit détenu intégralement par l’Etat. Des secteurs stratégiques échappent toutefois à cette logique, comme une partie de l’industrie de la défense ou encore l’énergie. Par ailleurs, des nationalisations temporaires peuvent être utiles et rentables.

Toutefois, après 1981, plus aucun programme du PS aux élections présidentielles ou législatives n’a mis en avant la nécessaire propriété publique des entreprises. Sur le plan empirique, la période courant de 1997 à 2002 (gouvernement Jospin) a même conduit à un nombre de privatisations supérieur à celles qui ont été réalisées (en cumul) par
les gouvernements Balladur et Juppé. Si certaines des privatisations réalisées ont été trop hâtives, il convient toutefois d’observer que cette question semble définitivement réglée par les faits. Comme dans de nombreux cas, le PS doit l’écrire et réfléchir à la place que doit prendre l’Etat dans l’économie.

Un exemple d’actualité permettrait d’éclairer ce point. Après moult tergiversations et alors qu’il était lui-même opposé dans un premier temps à ce projet, le chef de l’Etat aurait finalement décidé de fusionner GDF avec Suez. Pourtant, dans ce cas, il nous semble que la propriété publique du capital est nécessaire parce qu’il remplit deux critères essentiels :

- il s’agit d’une activité stratégique : les approvisionnements énergétiques sûrs et diversifiés sont l’une des principales armes dans la guerre économique mondiale du XXIème siècle. Le développement des énergies nouvelles est aussi l’un des défis essentiels de toute politique industrielle digne de ce nom. Pour mener une politique énergétique efficace, la possibilité pour l’Etat de contrôler les entreprises du secteur paraît donc indispensable. C’est d’ailleurs ce qui se passe de manière plus au moins franche dans l’essentiel des pays de la planète (Gazprom, Sonatrach, PDVSA, Pétrobras mais aussi Exxon Mobil soutenue directement par le gouvernement américain…) ;

- seule la détention publique du capital peut garantir à l’entreprise énergétique une stabilité garante de son indépendance de décisions stratégiques. Gazprom notamment est menaçante et par le biais de montages financiers douteux, rentre et sort du capital de certaines entreprises sans prévenir. Une société dont le capital serait trop ouvert et volatil, comme ne manquera pas de l’être le groupe GDF-Suez va mettre en péril la possibilité de l’entreprise d’avoir une prise de décisions tout à fait autonome.

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Bourse-2.JPG« Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence.

Nous inscrivons bien évidement notre action dans le cadre des économies de marché et s’il faut l’écrire, écrivons-le une fois pour toutes. Mais nous ne faisons pas confiance au marché pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés, et s’il faut le dire disons-le. ».

Ce passage est essentiel. Tous les partis socialistes européens se sont rénovés en remettant à plat leur charte fondatrice. Cela peut paraître comme un gadget mais est au contraire essentiel, dans la mesure où cela fonde l’engagement des adhérents d’une organisation. Or, savez-vous ce que proclame la charte du PS adoptée en catimini en 1990, à la suite du calamiteux congrès de Rennes ? Voilà ce que nous avons écrit : « Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires ».

Encore une fois, quel programme (1986, 1988, 1993, 1995, 1997, 2002, 2007…) a-t-il ne serait-ce que fait référence à l’ « espérance de la révolution » ? Même dans les programmes de la LCR ou de LO, la « révolution » n’est pas mise en avant. D’ailleurs, de quelle révolution parlons-nous ? Ces oripeaux faussement marxistes doivent en tout cas être totalement retirés de notre futur texte fondateur. Comme le dit Ségolène Royal, écrivons-le !

Ensuite, si l’on poursuit à l’intérieur de cette fameuse charte fondatrice, on lit la chose suivante : 

« Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. (…) Le Parti socialiste est donc favorable à une société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général ».

On peut se demander très sincèrement ce que signifie encore le terme de « société d’économie mixte » si ce n’est cultiver l’ambiguïté sur la prétendue volonté du PS de mettre en œuvre une économie « socialiste ».  Plutôt que de rester dans le vague, il nous semble que la définition donnée par Lionel Jospin en son temps pourrait être reprise. A savoir, si le PS reconnaît et fait évoluer sa doctrine dans le cadre de l’économie de marché (qui est un fait), il n’accepte pas la « société de marché », ce en quoi notre Parti reste animé de sa volonté de « transformation sociale ». Cela nous semble en tout cas plus percutant et plus clair.
La deuxième chose, et nous partageons le sentiment de François Hollande sur ce sujet, le PS ne peut plus ignorer dans sa déclaration fondatrice l’existence de la mondialisation. Celle-ci, sans être acceptée dans son volet ultra-libéral, doit être reconnue. La doctrine du socialisme réel évolue dans le cadre de la mondialisation. Mais tout en acceptant ce fait acquis, le socialisme refondé doit appeler à de nouvelles régulations qui permettront au marché, par la redistribution qu'elles mettent en place, de créer les conditions de la justice sociale tout en étant plus efficace économiquement (comme en témoigne les multiples crises actuelles du capitalisme financier abandonné à lui-même). Ségolène Royal ne dit pas autre chose, lorsqu’elle déclare :

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« Le marché se dirige spontanément vers là où il y a du pouvoir d’achat. Il n’est pas, contrairement à une gentille comptine des théoriciens libéraux, lucides sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s’y engouffrera quand l’action politique et les évolutions de la société auront créé le mouvement et le mouvement, le besoin. Par exemple, l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tourisme ont connu hier un boom grâce aux lois sur les congés payés et la sécurité sociale. Cette même logique se vérifiera demain avec la sécurité environnementale. Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics ».  

 

La volonté de transposer coûte que coûte tel ou tel modèle national du Services-publics.JPGsocialisme au PS français est aussi une lubie dont nous devons nous passer. Si chaque parti de gauche européen a des éléments intéressants à nous fournir dans notre réflexion « française », chaque doctrine est aussi le fruit de spécificités nationales. Certaines idées et mesures mises en avant par nos camarades d’Europe du Nord peuvent être reprises, certaines venant de Grande-Bretagne ou de bien plus loin (Amérique latine par exemple) peuvent nous servir d’exemple, voire être transposées. Mais il ne faut jamais oublier de tenir compte de notre histoire, de nos particularités. Les services publics en font incontestablement partie. Le socialisme français s’est construit par rapport à la défense de l’accès de tous aux services publics, à commencer par l’école bien sûr, mais aussi la santé. Il convient aujourd’hui de redéfinir, dans le cadre communautaire, ce que nous entendons par « service public ». Qu’est-ce qui reste dans le champ du service public ? Seul l’Etat peut-il organiser en son nom propre les services publics ou peut-il déléguer au privé l’exécution de telle ou telle tâche utile à la communauté ? En somme, plus qu’une défense de l’Etat, les socialistes français ne devraient-ils pas s’atteler à défendre les services publics, en commençant à promouvoir une directive-cadre européenne, déjà dans les cartons du PSE ?

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« Je suis convaincue qu'un Etat et des collectivités locales en symbiose avec la société sont la canne d'aveugle du marché. Ce qui veut dire des pouvoirs publics performants et une société agissante, participative, et par-dessus le marché une économie dynamique. »


De la même façon, la réflexion des socialistes doit aussi continuer sur la décentralisation. Ségolène Royal l’a largement amorcé au cours de la campagne présidentielle. L’acte II de la décentralisation mis en place par Jean-Pierre Raffarin en 2003 a conduit à rendre illisible les compétences réciproques des collectivités territoriales entre elles et par rapport à l’Etat. Porteurs de la décentralisation en 1982, celle-ci doit redevenir l’un des éléments centraux de la réforme de l’administration au sens large. Ce sont les régions qui doivent par exemple être enfin clairement identifiées comme les animatrices du développement économique. Si elles détiennent déjà officiellement cette compétence (elles sont « chefs de file »), les départements et les émanations déconcentrées de l’Etat continuent en réalité à agir de leurs côtés, sans concertation. Ce n’est plus possible de continuer cette superposition des compétences qui conduit à l’inertie. Ce sont des régions bien armées, avec des moyens importants qui pourront aider au mieux l’économie de leurs territoires, en s’appuyant notamment sur leurs pôles de compétitivité. C’est cela aussi la complémentarité nécessaire et renouvelée entre marché et puissance publique.

« Ecrivons-le ». Nous n’aurons de cesse de le redire. La charte fondatrice d’un Parti est fondamentale. Elle fixe la ligne idéologique, clarifie les enjeux. Ségolène Royal dans ce discours a posé les bases de sa vision, que beaucoup partagent au sein du PS. Il est de bon ton en ce moment de gloser sur la prétendue « dérive idéologique » des socialistes. Lors des primaires internes du 16 novembre dernier, plus de 80% des adhérents socialistes ont voté pour Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Au-delà de leurs divergences sur certains points, ces deux candidats à la candidature avaient ouvertement fait le choix d’un socialisme du réel ou d’une ligne « sociale-démocrate » qui faisaient les mêmes choix économiques. De son côté, Laurent Fabius faisait des choix différents et largement rejetés par les adhérents.

Nous avons donc la possibilité, aujourd’hui, en tant que socialistes, d’en finir avec certaines vieilles lunes, de renouveler profondément notre discours et nos propositions sans céder pour autant à un libéralisme échevelé. Etre nous-mêmes en somme, que nous soyons dans l’opposition ou aux responsabilités.

Jonathan Gindt

par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Jeudi 30 août 2007
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Il ne faudrait pas dépasser les bornes.

Hier, après mon dernier article je me suis dit que je pouvais ranger les crayons avant d'aller me faire charcuter la hanche. Mais ce que je vois aujourd'hui et que subodorait mon article sur les courants dépasse de loin ce que je pouvais penser. Cela montre bien l'état de délitement dans lequel se trouve ceux qui voudraient devenir nos élites. C'est Fabius qui a dégainé le premier non pas dans un livre mais dans le fameux article du Monde où en trois points il veut montrer pourquoi Ségolène....vous avez bien entendu cette élection présidentielle n'était pas l'affaire de Fabius qui s'en moque comme de sa première chemise...mais celle uniquement de Ségolène...et si elle a perdu tant pis pour elle...Au cas où vous ne le sachiez toujours, pas Ségolène était la candidate du Parti Socialiste donc la vôtre aussi...à moins que sans le dire vous ayez quitté le parti.

Aujourd'hui, il envoie ses seconds couteaux en première ligne pour dire avec beaucoup d'inconscience et d'irrespect ce qu'il aurait peut-être eu l'intelligence de ne pas dire. Je vous dis à tous les quatre car, pour le moment, vous êtes quatre que vos écrits font partie de cette littérature torcheculatoire où la haine le cède au dépit. Je pense que dans quelques mois le pilon écrasera tout ça...Pour vous aussi c'est la faute à Ségolène...eh oui dites vous elle n'est pas venue vous chercher. Mais quelles excellences êtes-vous qu'il faille venir vous implorer à genoux de bien vouloir faire le travail auquel vous vous étiez engagé démocratiquement? Et malgré votre absence, elle a fait 17.000.000 de voix. Faut croire que les gens ne la jugent pas tout à fait comme vous...et c'est bien ce qui vous défrise.

Ségolène n'a pas inventé un nouveau parti. les idées socialistes sont toujours là et elles sont notre fierté...Mais elle a inventé une nouvelle manière de faire de la politique et c'est cette manière où il faut bouger son arrière train qui nous a séduit...Nous les militants à 20€, qui ont mis à jour aujourd'hui notre cotisation....Vous auriez souhaité que cela ne se passe pas comme ça...Des militants sans expérience disiez vous qui viendraient faire tout et n'importe quoi...Beaucoup de ces militants ont largement dépassé l'âge de raison et il vous devancent par ordre d'âge...il y a aussi les plus jeunes que je défendrai bec et ongles car je les ai vus à l'oeuvre pendant la campagne présidentielle...et je leur dis "chapeau!". Au fait cette campagne était aussi la vôtre...où étiez-vous? N'aviez-vous pas encore digéré le pâle score de votre leader? Et la démocratie dont vous parlez tout le temps mais que vous pratiquez si peu...Quel dommage!

1. Monsieur Guillaume Bachelay, la plume de Fabius jusqu'au 28 juin 2007...tiens pourquoi cette date? Je crois que vous vous vous appliquez un peu plus quand vous vous appelez Fabius que quand vous écrivez sous votre propre nom..."Désert d'Avenir" dites-vous...Vous croyez faire un jeu de mot et c'est une injure que vous proclamez, injure envers Ségolène Royal et injure envers tous ceux qui n'ont pas ménagé leur peine avant, pendant et après la campagne. Cette injure est la pire des goujateries. On voit bien que vous n'avez pas l'habitude de vous asseoir avec des gens et de les écouter et de leur parler, sinon vous seriez moins malpoli.  Nous sommes avec Ségolène et nous resterons avec elle non pas à cause d'une idolâtrie quelconque. Nous lui avons fait savoir quand nous n'étions pas d'accord avec elle mais avec la manière et le respect et nous ne voulons pas nous laisser enfermer dans un courant comme vous l'êtes, ça serait bien trop haïssable. Nous sommes militants du Parti Socialiste de de Désirs d'Avenir et rien d'autre et nous acceptons la discipline du Parti dans la mesure où elle est acceptée par tous. Or le parti ne demande pas que pour y être, il faille à tout prix faire partie d'un courant. Permettez-moi de vous souhaiter un "Bon Désir d'Avenir"

2. Madame Marie-Noëlle Linnemann...Ca faisait si longtemps que je n'avais pas entendu parler de vous. Votre "Au Revoir Royal" est pour vous un genre de bon débarras, pour moi ça veut dire : à bientôt, au plaisir de vous Revoir Ségolène Royal. Au fait vous êtes député eeuropéenne et comme votre mentor Fabius vous avez fait campagne pour le "non" au traité européen malgré la démocratie interne que vous auriez du respecter. Je vous vois mal aujourd'hui venir donner des leçons aux autres, ce que vous ne vous privez jamais de faire (cf votre livre tout aussi ordurier sur Jospin en 2002). Mais dites-moi, puisque vous étiez au Parlement européen, qu'avez vous fait avancer comme dossiers qui ont permis à nos concitoyens de se diriger vers une plus grande justice sociale? Qu'avez-vous discuté avec vos collègues socialistes européens? Pour quand pourrons-nous compter sur une Europe plus juste et plus attentive aux hommes plus qu'aux capitaux? Grâce à vous ? Certainement pas !

3. Claude Allègre je ne vous croyais pas meilleur en chant qu'en météo...je vous ai vu maintenir contre vents et marées contre tous les autres savants présent une chose scientifiquement fausse....c'était un peu "La défaite en chantant". Depuis que je ne vous avais pas vu, on peut dire que le Mamouth se porte bien.

Article rédigé par un jeune militant à 20euros, âgé de 75 ans                                                            Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Mercredi 29 août 2007

Vous avez dit courants...

Depuis que que suis au PS...je n'ai jamais manqué d'entendre 209304-1-.jpgpour tout et n'importe quoi les mots de "courants"...comme si c'était l'élément constitutif du parti...Si je n'émarge pas à un courant, je suis bien à plaindre....C'est du moins ainsi que je l'ai compris. Quand j'ai adhéré, il me semblait que je rejoignais un parti ouvert aux autres...un parti qui évitait les interminables palabres pour être tous les jours, ou du moins aussi souvent que possible, proche des gens, de leurs questions, de leurs difficultés et de leurs attentes... Pourtant, le mot "courant" revenait si souvent qu'il ma semblé utile moi le nouveau d'aller voir dans mon Larousse ce que cela pouvait désigner. Ce faisant, j'étais conscient que le dictionnaire n'allait pas me livrer tous les secrets de ce que je n'avais jamais vécu : le mystère des courants...Que le mot par l'usage avait pris une signification particulière...

  

1. Courant comme préposition

signifie: pendant, durant, au cours de...Cela m'a procuré une première ouverture: pendant qu'on parle, qu'on réunionne on n'oublie jamais ceux pour qui ont est là. Bien plus on va sur le "tas" ,comme on dit, exercer la proximité de vie des militants avec ceux qui ne le sont pas...histoire d'apprendre, de s'ouvrir, de nous préparer à l'action. Cela m'a bien aidé à comprendre la démarche de Ségolène dans ses débats participatifs. J'ai même compris que c'était la seule manière de sortir le PS de l'ornière dans laquelle il s'était quelque peu embourbé.

Je ne veux pas dire par là, que l'ensemble des militants du PS sont des checheurs d'idées, plutôt que d'hommes et de femmes qui subissent depuis longtemps l'injustice....Non mais je pense que Ségolène a donné au PS ses lettres de noblesse. Il serait dommage que ce filon soit perdu. C'est pourquoi je m'inscris toujours dans la logique de Ségolène, non pas comme un idolâtre comme certains dans les sections, les fédérations et même au Bureau National voudraient me le faire croire. L'attitude de Ségolène a été couramment celle de l'attention de ce qui était courant ...qui continuait d'arriver tous les jours et à quoi il fallait rester fidèle pour ne pas oublier les hommes, les femmes et les enfants à qui il manquait trop de choses...

Il paraît que ceux qui pensent comme moi, on veut aussi les en1-1-.jpgfermer dans un courant...que nenni...Je ne fais partie d'aucun courant, simplement d'une nouvelle façon de faire de la politique. On dirait que d'adhérer au PS c'est en même temps choisir un courant, sinon notre adhésion ne serait pas complète...Je ne sais pas mais je me sens profondément membre du PS, sans appartenir à aucun courant. Quelle est cette manie de vouloir placer chaque militant dans une case spéciale qui serait comme le complément de son adhésion? Je sais, les militants à 20€ (depuis, j'ai payé ma nouvelle cotisation au tarif normal) auraient fait quelques misères et auraient mal voté aux éléctions internes. Ils n'auraient pas suffisamment reconnu la valeur incommensurable des deux autres candidats...Il faudra bien s'y faire, la démocratie a parlé...Et nous sommes démocrates...Non?

2. Courant comme adjectif


"Courant" peut désigner : ce qui est habituel, ce qui a cours; ce qui est en cours et qui n'est pas terminé au moment où il en est question, ou bien: l'eau qui coule, l'eau qui coule continuement. Comme vous vous en doutez, il est impossible de parler de tout à la fois. Aussi je vais m'intéresser plus particulièrement à l'eau qui coule. Nombreux sont les ruisseaux et les fleuves qui traversent nos villes et nos paysages, ils charrient avec eux, toutes sortes de sédiments...parfois jusqu'à des pépites d'or. Mais le plus souvent et malheureusement, ils charrient des déchets.
Au Parti Socialiste, il en est ainsi  des petits groupes, "les courants", dont la source prend dans la Révolution, dans Jaurès, dans le respect de l'homme, dans l'idée que l'homme passe avant les marchandises et les biens matériels. Certains, non contents de leuts inspirations passées se sont mis à entasser des mesures qui pour eux avaient plus de valeur que leur héritage qui n'aurait jamais dû être oublié, même s'il faut évoluer et extraire des choses neuves des anciennes il faut que ça se fasse non au détriment de leur histoire passée mais en complément, afin que l'ensemble garde toujours la même logique. Une mesure si bonne soit elle ne peut pas remplacer une politique cohérente où les décisions conservent entre elles une même cohérence.

Certains ont donc dégagé des mesures qu'ils n'ont pas inscrites dans une une cohérence pourtant bien nécessaire.
Alors on a entendu les uns : il faut faire un  effort sur l'économie, sur le coût du travail, sur les cotisations.
Les autres : il faut de suite augmenter le pouvoir d'achat d'une manière significative etc...
Je veux bien mais comme toutes ces "mesures" n'avaient pas été placées dans une parfaite cohérence...le pogramme du Parti Socialiste ressemblait plus à un habit d'Arlequin qu'à un programme qui aurait pu faire rêver et attirer à lui bien plus d"électeurs. Seule Ségolène Royal s'y est essayée dans ses cent propositions.

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Le programme de Ségolène
Royal est vraiment socialiste"
.

Le premier commentateur politique à analyser le programme de Mme Royal n'est autre que François Hollande  : invité de l'émission "Ripostes" sur France 5, dimanche 11 février, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est voulu catégorique. Pas question de reproduire la maladresse de Lionel Jospin en 2002. Au premier tour, il faudra aller chercher les voix à gauche.

Et pour ne pas laisser échapper les voix de son électorat traditionnel, la candidate socialiste s'est affichée plus à gauche que pendant la précampagne socialiste. Priorité au social : abrogation du CNE, revalorisation immédiate des petites retraites, le smic à 1 500 euros "le plus tôt possible dans la législature", une conférence nationale sur les salaires dès 2007. La cible principale de la candidate est la "vie chère", selon la formule inspirée des débats participatifs sur le site Désirs d'avenir. En matière de logement, Ségolène Royal promet "une sécurité logement tout au long de la vie". La plupart de ses propositions reprennent celles du projet socialiste, rendu public en juin 2006. La candidate ajoute quelques propositions issues des débats participatifs, comme le fait de "conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers". Et va un peu plus loin, en proposant, par exemple, de "remettre à la location les logements vacants spéculatifs".

 

Autre innovation par rapport au projet socialiste  : la candidate insiste sur les "coûts bancaires"  : tarifs bancaires réglementés par l'Etat, réglementation plus stricte des prêts à la consommation pour limiter le surendettement. Des propositions qui tentent de répondre aux nombreuses critiques contre les établissements bancaires lors des débats participatifs.

 

Ségolène Royal multiplie les marqueurs à gauche. Dès le début de son "pacte présidentiel", elle se prononce pour "des services publics de qualité présents sur tout le territoire". Et, un peu plus loin, pour la création d'"un pôle public de l'énergie entre EDF et GDF". Ce qui impliquerait de revenir sur la privatisation de Gaz de France, et donc sur la fusion avec Suez. Sur la santé (création d'une carte 16/25 ans d'accès à la santé gratuite), sur la réforme des institutions (renforcer le rôle de l'Assemblée, promouvoir la démocratie participative), sur l'environnement (avec une série de propositions précises sur la lutte contre le réchauffement climatique), la candidate semble également donner un coup de barre à gauche. Sur l'Europe, elle promet d'"inscrire dans les statuts de la BCE l'objectif de croissance-emploi". Une manière de donner des gages aux partisans du "non" au traité constitutionnel européen, tout en défendant, sans plus de précision, la négociation d' un "traité institutionnel soumis à référendum pour que l'Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace". 

Les problèmes sont venus, lorsqu'on a contraint Ségolène a intégrer le programme du parti socialiste, dont j'ai dit qu'il était un habit d'Arlequin et su'il n'avait aucune cohérence, parce que chaque courant avait voulu y mettre sa griffe, mariage de la carpe et du lapin. Dès que Ségolène a cessé de faire du Ségolène alors ce fut la panique dans l'électorat...et Sarkozy en a profité: promettent tout et son contraire. Et maintenant voilà le résultat...


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Attention à ne pas confondre le courant d'une rivière ou d'un fleuve avec un marigot. Peut-être que dans un marigot on peut y trouver des choses mais cela n'a rien à voir avec ce que nous propose la rivière ou le fleuve.

Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Fonctionnement du PS
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Mercredi 29 août 2007
3. Courant comme substantif

C'est un déplacement dans un sens ou dans l'autre d'une masse d'eau, de vent, ou alors de charges électriques, de mouvement d'opinion et d'idées...Or des courants il y en a au PS. Tout cela pourrait amener un enrichissement permanent. Hélas, les courants dans le parti socialiste non seulement n'amènent pas cet enrichissement mais ont tendance à devenir antagonistes, chacun cherchant à prendre le pouvoir sur les autres...La conséquence immédiate lors d'un constitution d'un groupe, pour ne léser personne, il faut mettre dans ce groupe tant de ce courant, tant d'un autre. Au fond il se passe que chaque "courant" sache ce que pensent les autres sans pourtant mettre en commun ce que eux-mêmes ont découvert.

C'est comme si le PS était un long fleuve, pas toujours tranquille (ça c'est normal ) dont on connaît la source qui est le respect de l'homme, de sa liberté, de son besoin de justice et d'être reconnu, de la laïcité où chacun est l'égal de l'autre, dont on connaît les luttes, les lettres de noblesse mais aussi les efforts d'adaptation devant le monde moderne qui n'est plus celui des origines. Il y a encore du travail, mais celui-ci ne se fera qu'avec un minimum de paix.

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Les courants, je les sens comme si chaque groupe portant ce nom s'était emparé d'une partie du fleuve, en disant ça c'est mon pré carré...pour ceux qui ne sont pas de chez nous...circulez il n'y a rien à voir

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Une telle compréhension  des courants ressemblerait plus à une pisciculture qu'à un fleuve et ne pourrait plus fonctionner comme cet immense fleuve dans lequel se retrouveraient et les aspirations de nos compatriotes et la mission des responsables des partis. Il est quand même cruel de constater que nous sommes souvent au BN à constituer des allliances, voir après avoir voté en majorité pour pour un texte, et cela en toute démocratie...que la minorité fasse finalement le loi. Je pense en particulier à la décision prise en commun du vote pour la "Constitution européenne". Nous nous retrouvions avec une bonne partie de la direction du PS promouvant le "non" alors que les élections internes avaient donné le "oui " comme la ligne officielle et démocratiquement approuvée du parti.

La même chose s'est reproduite après l'élection interne et démocratique : de désigner Ségolène Royal comme candidate aux présidentielles....tous ceux qui se sont fait tirer l'oreille et qui n'ont pas fait grand chose pour qu'elle l'emporte. Par exemple attaquée comme elle l'a été...c'était au parti de répondre et non à Ségolène qui devait garder en tête ses propositions et rester sur ce point là.

Parce que l'on peut m'objecter toutes sortes de choses...pour moi c'est le parti qui a perdu, c'est le parti qui n'a pas fait son travail. Mais maintrnant, chacun y va de son livre ou de ses articles dans les journaux pour bien stigmatiser la candidate...Parce que si tous nos procureurs avaient fait le travail demandé ils n'auraient pas besoin de faire en sorte qu'on détourne d'eux les yeux pour les braquer sur la seule et unique responsable. C'est pourquoi, je ne peux plus soutenir les "courants" dans le parti : de chance qu'ils auraient pu être, ils sont devenus des poids lourds, voire des boulets à traîner. Ceux qui trouvent facilement les mots contre les autres le font souvent sinon toujours pour faire oublier leurs propres faiblesses et manquements.

Je pense que d'attendre la fin des municipales n'est pas raisonnable. C'est dès maintenant qu'il faut que le parti montre qu'il a changé et en particulier récupère le peuple qui ne comprenait plus les messages, tellement  beaucoup de militants manquent de proximité avec leurs administrés, tellement ils apparaissent embourgeoisés...alors que Ségolène dans les débats participatifs s'était rapprochée de toutes ces femmes et ces hommes qui pensaient que la politique n'était pas pour eux. Elle les a écoutés, ils ont pu parler, ils se sont compris....C'est pourquoi, je pense que Ségolène, avec l'expérience d'une campagne, avec les difficultés qu'elle a pu mesurées est la seule à pouvoir au parti faire un travail utile. Je le pense aussi de tous ceux qui voudront bien l'aider en rangeant les couteaux au vestiaire. Beaucoup y sont déjà prêts.

Il me semble qu'à Melle, Ségolène a dit des choses intéressantes...mais pour cela je laisse la place à ceux qui ont vécu sur place ces moments. Simplement, je n'aurai qu'un désir envers Ségolène, qu'elle se pose et qu'elle nous écrive le livre qu'elle nous a promis...livre dans lequel elle écrirait comment elle voit le PS et comment elle veut le transformer. Que tout soit bien clair et lisible par tous!

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Simple militant il me semble avoir voix au chapitre et que le temps est révolu de devoir demandrer l'avis d'un tel, la reconnaissance de tel autre...Je suis et resterai simple militant.

                                                                                      Norbert Borr
par Moselle d'avenir publié dans : Fonctionnement du PS
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Mardi 28 août 2007

    Oui, je l’ai écouté et pas de chez moi car j’étais bien présent pour cette grande rentrée politique. Pendant que certains aiguisent les couteaux pour préparer la rochelle, Ségolène prépare la rénovation tant attendue du PS et invite les français au débat d’idées. Tout ce qui devait être dit a été dit : l’autocritique de la défaite, la rénovation, un constat de la politique menée par le gouvernement actuel  (si tant est qu’il existe vraiment tant l’hyper présidence est écrasante) et avant tout une envie, oui, une véritable envie de changer les choses et ce dans le bon sens, d’établir une vraie politique sociale tout en tenant compte du marché tel qu’il est et au lieu de le subir, Ségolène Royal nous invite à l’utiliser, vouloir être à tout prix contre relève de la supercherie et ça les Français l’on bien compris.


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La défaite :
 

    Le manque de temps a joué énormément, les socialistes avaient 5 ans pour établir un vrai projet concret, ils ne l’ont pas fait ou du moins que partiellement, c’est ces mêmes gens qui ont critiqué le pacte présidentiel, Ségolène Royal est montée en force durant les quelques mois qu'elle a eues, mais cela n’a pas suffit, ce coup-ci le temps elle en dispose et elle est bien décidée à le prendre. Comment se fait-il que les attaques les plus virulentes viennent de notre propre camp, comment diable peut-on être si irrespectueux du vote des militants ? Pourquoi nos dirigeants passent-ils leur temps à écrire des livres sur nos défaites, sur nos dérives au lieu de faire avancer les choses, sommes nous tombés si bas pour en arriver là ? Croire que c’est en marchant sur les autres que cela nous permet d’exister est là bien une idéologie très éloignée de l'idée que je me faisais de la gauche. Maintenant il est temps d’oublier les rancoeurs et de faire avancer nos idées, car entre ceux qui se disent trop à gauche ou pas assez, c’est la droite qui est au pouvoir et elle se marre. Car avec toute ses attaques et toutes ses faiblesses, Ségolène a réuni 17 millions d’électeurs, alors unis et ensemble, l’histoire n’aurait certainement pas été la même.

 

    Alors Monsieur Mélenchon, Madame Lienemann, StraussKahniens, Fabiusiens, Emmanuellistes et autres courants de la gauche, venez participer au débat, Ségolène a invité tous les Français en créant l’association Désirs d’avenir, pourquoi croyez-vous en être exclus ? Ne perdons plus notre temps à nous battre entre nous car le véritable combat c’est la France de demain et ceux que nous prépare la droite nous prédit un avenir incertain.
 
Le sarkosysme ou le fait d’agiter de l’air :

    Beaucoup d’activisme de notre président et c’est bien, car la France a besoin de mouvement, reste que ce dynamisme est illusoire, le gouvernement passe son temps a voté des lois mais, faute de moyens, très peu d’entre-elles sont appliquées. J’en veux pour preuve la loi sur les délinquants sexuels : tant que le budget de la justice ne sera pas augmenté, on peut toujours continuer de rédiger des lois, la loi Guigou (elle prévoit qu’un tribunal condamnant un délinquant sexuel à la prison puisse assortir à ce verdict d’une injonction de soins pendant et après sa condamnation) en application apporterait déjà un vrai progrès dans ce sens. Et ce dans bien des domaines, Sarkozy veut améliorer notre système éducatif mais dans le même temps il prévoit de ne pas renouveler 17 000 postes à l’Education Nationale. Vous me direz, oui il faut faire des économies, car il y la dette, alors reprenons les 15 milliards d’euros versés aux plus aisés dans le cadre du paquet fiscal. Je pense qu’il est plus important d’assurer la sécurité des concitoyens, de développer notre système éducatif que d’enrichir ceux qui le sont déjà. De plus de l’argent bien dépensée assure notre avenir et augmente la croissance.


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Ségolène Royal :

 

        C’est une personne qui m’est apparue déterminée, d’une solidité extraordinaire face à tous ses détracteurs, contrairement à Monsieur Jospin qui lui a préféré nous abandonner après sa défaite de 2002. Ce qui  la différencie des autres leaders politiques, c’est d’écouter les français qui soient de droite ou de gauche, l’important est de répondre aux attentes, de s’entourer de personnalités nouvelles tels qu’Aurélie Filippetti (véritable souffle d’espoir pour la Moselle) ou encore Najat Vallaud-Belkacem, des figures jeunes car il est désormais certain que l’on ne peu