Dimanche 23 décembre 2007

Ainsi Pierre Bertinotti déclare le 22 décembre dans le Républicain Lorrain, toute honte bue, n'avoir "aucun problème de conscience" avec le fait d'intégrer la liste de Jean-Marie Rausch.  Bien évidemment, tout le monde aura rapidement compris que tous les "arguments" avancés par Pierre Bertinotti pour justifier ce qui n'est qu'un ralliement issu d'une frustration (le fait de ne pas avoir été désigné par le PS) et d'un égo démesuré ne sont que des cache-sexes.
 
Mais les traîtres, ça ose tout, c'est même à cela qu'on les reconnait. Il n'hésite donc pas à avancer les arguments les plus incroyablesqui  pour toute personne ayant suivi la vie politiq
ue messine depuis quelques années.


1. "J'aurais souhaité le renouvellement...", voilà pourquoi je me rallie à un Maire qui se présente pour la septième fois !


M. Bertinotti prétend incarner le changement, le "renouvellement" comme il dit. Voilà pourquoi, en toute logique, il rejoint Jean-Marie Rausch, 78 ans, maire depuis 1971, soit un record quasi inégalé en France. Un maire contesté dans sa propre famille politique (trois de ses principaux adjoints l'ont déjà quitté pour mener des listes propres : Zimmerman avec Jacquat d'un côté, Griesbeck de l'autre), u
Judas.JPGn maire autoritaire, contre lequel Pierre Bertinotti n'avait pas de mots assez durs lorqu'il siégait, il y encore quelques touts petits mois, dans l'opposition municipale (et mandat sur lequel il a été élu).

2. Bertinotti n'est pas le "Besson mosellan", il est bien pire que Besson


Au moins M. Besson n'avait pas souhaité se présenter lui-même à la présidentielle contre Sarkozy avant de le rallier. Pierre Bertinotti de son côté n'hésite pas à expliquer qu'il aurait fait un très bon candidat de la gauche contre Rausch tout en expliquant qu'il vaut mieux le rallier maintenant. En d'autres termes, si Bertinotti avait obtenu l'investiture des socialistes, il aurait de toute façon proposé une liste d'union avec Rausch. Les militants socialistes ont été, une fois de plus, particulièrement clairvoyants !

3."Je reste socialiste" (et fabiusien ?)... tout en devenant officiellement "sarkozyste de gauche"


Bertinotti n'a aucune pudeur à expliquer qu'il restera de gauche, que ses convictions restent de gauche alors que pour être à tout prix élu (son seul petit but dans la vie), il annonce qu'il va bientôt adhérer à "Gauche moderne", le gropuscule de quelques centaines d'errants du social-libéralisme à la Bockel contre lesquels Bertinotti ne devait certainement pas avoir de mots assez durs lors des congrès du PS. Pas de problèmes, en "restant de gauche", Bertinotti adhère donc à un mouvement allié à l'UMP, dont le "chef" est membre du gouvernement actuel, qui est pour la ratification parlementaire du traité européen, pour les 15 milliards de cadeaux fiscaux, pour les franchises médicales... Bref, comme le dit si bien Pierre Bertinotti, "il n'y aura pas une seule parole qui sera prononcée (...) qui n'aura pas été dite lorsque j'étais au PS". Appel solennel à nos camarades de Metz : Pierre Bertinotti a-t-il dit cela lors des réunions de section de Metz-4, a-t-il vanté les mérites du gouvernement en place ? Sachez qu'en tout cas, il pense l'avoir dit.

Au final, on pourrait se dire qu'un comportement tellement médiocre ne mériterait que l'indifférence voire le mépris. Pourtant, il s'agit aussi de moralité publique. Certains militants socialistes de bonne foi ont pu croire en Pierre Bertinotti lorsqu'il s'est présenté à leurs suffrage. En réalité, tout devait avoir été arrangé à l'avance avec son ex-futur ami Rausch. Le 9 et le 16 mars prochain, chacun aura en tout état de cause compris que le seul à porter le renouvellement et les valeurs de gauche est bel et bien Dominique Gros ! Bonne chance à lui et à toute son équipe, pour Metz et pour une démocratie saine !

par Moselle d'avenir publié dans : Thionville et environs
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Dimanche 23 décembre 2007
Communiqué ravi mercredi matin de la Ministre des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, célèbreMarie-Antoinette.JPG pour ses petites phrases fortes à propos (du type : "il n'y a plus d'essence - abordable - faites du vélo !"). Elle annonce que la mesure phare du paquet fiscal, au coût estimé entre 6 et 9 milliards € (à nombre d'heures supplémentaires équivalent à celui de 2006), autrement dit la défiscalisation des heures supplémentaires porterait ses fruits, puisque : "40% des entreprises de plus de 10 salariés auraient déclaré utiliser le nouveau dispositif gouvernemental".

Totalement enferrée dans ses gimmicks de campagne, la Ministre poursuit même en déclarant :
Nous avons voulu créer un dispositif pour redonner du pouvoir d’achat en permettant aux Français de travailler plus pour gagner plus ; les heures supplémentaires, ça marche !".


La ficelle est tellement énorme qu'on est toujours effarés qu'aucun journaliste n'ait saisi la moindre occasion de contre-carrer cette affirmation qui serait simplement culottée si elle n'était pas à ce point trompeuse.

Toute la journée, les différents media ont repris l'information tronquée selon laquelle "40% des entreprises françaises y auraient recours", ce qui peut s'apparenter à un relatif succès.

Lagarde.JPGOr, pourquoi le gouvernement précise-t-il dans son communiqué que ce chiffre ne concerne que "les entreprises de plus de 10 salariés" ? Peut-être, parce que les entreprises de moins de 10 salariés représentent 91% du total des 2,4 millions d'entreprises répertoriées en France et plus du tiers de l'emploi total ?

Du coup, si l'on raisonne avec ce chiffre en tête, cela signifie que le dispositif mis en place par la loi TEPA ne concerne que 40% de 9% du total des entreprises françaises. Autrement dit, 3,6% des entreprises françaises ont eu recours au dispositif gouvernemental de défiscalisation des heures supplémentaires. Effectivement, ça change la perspective et démontre à quel point cette mesure est d'une inanité économique sans nom alors qu'elle devait être la clef du "choc de confiance".

Pourtant, le gouvernement ne s'arrête pas en si bon chemin : de nouveaux tuyaux d'une longueur inégalée sont même en train d'être montés avec la monétisation des RTT pour mettre un terme (provisoire) à la plus gigantesque usine à gaz qu'il nous était donné de connaître. Le "Président du pouvoir d'achat", vous y aviez cru ? Vous auriez du savoir avant que la personne l'ayant dit aimait les contes de Disney...
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Samedi 15 décembre 2007

Sur ce blog, nous avons pour l'instant peu commenté le livre de Ségolène. Cette dernière, a fait un livre qui regorge d'anecdotes. J'en dépose  une qui la concerne bien évidemment, où il est question de ses rapports avec les Fabusiens.


En réalité, Laurent Fabius veut jouer un rôle dans la campagne s’occuper des relations internationales. Il en a la capacité. Je le lui proposerai, sauf l’Europe que je lui dis vouloir piloter moi-même. Il s’est rendu au début du mois de février au Darfour avec Bernard-Henri Lévy. Pendant plusieurs jours, celui-ci a plaidé ma cause auprès de lui.
 

undefined« Tiendra-t-elle? » titre L ‘Express en pleine campagne avec affiches immenses dans toutes les gares, sur lesquelles je reconnais à peine ma tête tellement j’ai l’air au fond du trou, relayant tout ce que le petit monde parisien compte d’hypocrites et de faux culs. Les fabiusiens me soupçonnent de vouloir maintenir leur leader à la lisière de la campagne en raison du désamour chronique de l’opinion à son égard. En fait tous étaient bienvenus pour descendre sur le champ de bataille. J’aurais dû supplier, séduire, roucouler, que sais-je encore? Vexé, Fabius se contentera d’observer la campagne à la jumelle et d’accorder un bon de sortie à son ami le plus fidèle, Claude Bartolone. Le député de Seine-Saint-Denis accepte, deux mois après que je l’ai sollicité, de prendre en charge les relations avec la presse. Il semble heureux, se pique au jeu, s’enflamme, découvre ce qu’il avait voulu ignorer pendant la primaire ce lien que j’ai tissé avec les militants et tous ceux qui viennent dans les meetings.

 

 
Le 2 mars, à Pau, dans une salle de pelote bas que, il confie : « Je n’ai jamais vu un tel phénomène.. « Tu as raison, lui répond son interlocuteur, un de mes proches; elle est hors du commun; j’avais laissé une maman qui apprenait à nager à sa petite fille; je retrouve une bête politique » Le lendemain, il rentre en avion d’Auch, avec moi. Plutôt convaincu par le défi politique. Mais son enthousiasme est parfois douché. Des conseils, des rappels à l’ordre de la part de ceux qui ne sont pas venus dans la campagne. « Attention, Claude, ne te laisse pas embarquer. » Et puis ce sont les mails, quotidiens. « On t’a vu à côté de la star hier soir. N’en fais pas trop quand même. » Bartolone joue son rôle à merveille. Les journalistes apprécient son cabotinage permanent et son sens aigu de l’analyse d’une situation ou d’une personnalité. Il s’éloigne de Laurent, se rapproche de moi, passe des heures au téléphone à expliquer son point de vue, s’amuse comme un gamin de son bureau à papillons et de l’ambiance « Flower Power » qui règne au 282. 

 

« Il ne manque plus que les joints et c’est bon. » Trop de rires, d’enthousiasme, Fabius saisira le prétexte de la soirée du Darfour organisée par Bernard-Henri Lévy, à la Mutualité, le 20 mars, où je ne le salue pas, pour tirer Bartolone par la manche. « Je t’interdis, lui dit-il, de continuer avec cette femme. »
EXTRAIT PAGE 45-46                                                                                                            

Matthieu Schmidt
                                                                                                             
par Moselle d'avenir publié dans : Décalé
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Mercredi 12 décembre 2007
Dès que le président est en difficulté et que l'opposition ose s'opposer, la majorité ne manque pas de rappeler que Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme et des promesses qu'il faut bien qu'il applique. Sa pleine légitimité serait donc fondée sur le mandat que lui ont confié les Français après avoir entendu ce qu'il promettait lors de la campagne. Comme nous l'avons fait récemment avec la pantalonnade dans le domaine international et sans revenir aux promesses indiquant qu'il serait le "Président du pouvoir d'achat", nous reviendrons aujourd'hui sur l'une de ses promesses phares, qui a sans doute attiré vers lui une bonne partie de l'électorat ouvrier.

Serial-liar

Comment ne pas se souvenir du discours prononcé devant le carreau Wendel le 18 avril dernier ? LorsMenteur-menteur.JPG d'un discours d'une démagogie rarement atteinte au cours d'une campagne électorale, même chez les candidats purement contestataires, Sarkozy n'hésita pas à remettre en doute la légitimié du Plan Acier de l'époque, à déclarer que le "marché [était] performant sur le court terme mais aveugle sur le long terme" avant d'ajouter, paroxysme de la démagogie : "je veux me battre contre les délocalisations [...] le mot fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire" ou encore "je n'ai pas aimé que l'on laisse mourir Pechiney"...


Comment ne pas s'apercevoir aujourd'hui de la réalité des faits et de la contradiction profonde avec la politique menée par le gouvernement ? La politique industrielle est inexistante, faute de volonté bien sûr, faute de crédits surtout gaspillés en juillet dernier avec les funestes cadeaux fiscaux. Les délocalisations se poursuivent donc, dans l'indifférence générale, contrairement à tous les engagements de campagne. Mais surtout, les dernières délocalisations annoncées changent de nature et de deux façons. Tout d'abord, alors que seules les industries à faible valeur ajoutée se délocalisaient et que l'on prétendait au caractère inexorable de ces dernières, c'est désormais au tour des industries à forte valeur ajoutée de délocaliser leurs productions. Ensuite, et c'est sans le doute le plus incroyable dans ces récentes annonces, ces délocalisations sont le fait d'entreprises en relation directe avec l'Etat. 


Délocalisons, avec l'argent des contribuables !

Deux exemples récents donnent le tournis si ce n'est autre chose. 

Rafale.JPG- Dassault ou l'envol sauvage de l'oie gavée aux fonds publics : depuis plus de 50 ans, Dassault Aviation, en dehors de ses programmes civils (Falcon) est dépendante des commandes publiques. Elle dispose même très largement de fonds publics pour développer ses aéronefs. Le seul exemple du programme Rafale, dont le coût de développement dépasse largement les 35 milliards € et le désastre commercial assumé par le seul Etat français démontrent à quel point les liens entre l'Etat et Dassault sont vivaces. Pourtant, cela n'a pas empêché le PDG de Dassault de déclarer sans ambages, que "tout était délocalisable", en dehors (encore heureux) des centres de décision. Ce type de déclaration ne peut pas être admis par l'Etat français, dans la mesure où l'existence-même de Dassault et de ses performances financières dépendent des commandes de ce dernier ; 

- EADS ou l'Etat qui organise lui-même la délocalisation d'activités du territoire français : Arnaud-Lagard--re.JPGon atteint dans cet exemple le comble de la tartufferie d'Etat. Arnaud Lagardère, qui on ne le répétèra jamais assez, préfére passer pour "incompétent plutôt que pour malhonnête" persévère visiblement puisqu'il a déclaré tout à trac dimanche dernier qu'une grande partie de la production des Airbus allait être également délocalisée. Rappelons simplement que l'Etat français reste actionnaire à hauteur de 15% du capital d'EADS, que le secteur aéronautique en France est l'une des principales réserves d'emplois mais aussi de recherche-développement. Que l'Etat décide lui-même d'avaliser une délocalisation d'une entreprise dont il contrôle une partie du capital, ce serait en tout cas une première qui serait la première véritable "rupture" du quinquennat. 


Dans les deux cas, bien évidemment, le prétexte de l'Euro fort est avancé pour légitimer les délocalisations. Bien évidemment, l'Euro est à niveau trop élevé et cela porte en partie préjudice à Airbus dont les coûts de production sont en Euros et les recettes commerciales en dollars. Mais outre que cet argument peut être relativisé  (toutes les commandes ne sont pas impactées de la même façon : 40% d'entre-elles sont intra-européennes), il est inconcevable de déplacer des usines de production d'une telle importance à la petite semaine en tenant compte de l'évolution du marché des changes (qui évoluent d'ailleurs sans que l'anticipation soit évidente). Faudra-t-il les redéplacer dans six mois si la parité Euro-dollar s'inverse ? Ces arguments ne sont donc pas recevables. Ils le sont d'autant moins que ces entreprises sont, indirectement ou très directement, liées à l'Etat, aux fonds publics.

Les socialistes doivent être à l'avant-garde dans ce combat parce que dans ce cas, l'Etat peut beaucoup, voire tout. Sa démission dans le cas d'espèce serait inqualifiable, tellement elle mettrait en cause l'emploi bien sûr, notre industrie mais aussi nos intérêts stratégiques.

John_G
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Dimanche 9 décembre 2007
 

La réalité dépasse la (mauvaise) fiction. Les écarts de discours entre Nicolas Sarkozy candidat et Nicolas Sarkozy Président étaient déjà nombreux, mais cette fois-ci, le spectacle donné dépasse l'entendement. Non seulemement Nicolas Sarkozy renie totalement ses engagements de campagne mais il s'enfonce délibérément dans une démarche quasi autistique de défense et même de promotion de l'indéfendable.


Nicolas Sarkozy recevra effectivement le "Guide" lybien Kadhadfi en visite d'Etat (soit le plusKadhafi---Sarkozy.JPG haut rang protocolaire) à compter de demain. Malgré les remarques légitimes de l'opposition socialiste en France, les messages d'étonnement envoyés par nos partenaires européens et américains, Nicolas Sarkozy non seulement persiste mais signe : "Je suis très heureux de recevoir Mouammar Kadhafi à Paris". Une réelle complicité semblait même se créer entre les deux hommes, Sarkozy n'hésitant même pas à s'adresser en lui comme à n'importe quel autre chef d'Etat.

Or, que déclarait ce grand homme devenu "fréquentable" par la promesse de quelques contrats le même jour ?
-
"Les superpuissances ont violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre et donc il est normal que les faibles aient recours au terrorisme";
-  "Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé une dictature"
et encore quelques autres...

 

Légitimation du terrorisme dont la France a été victime notamment en 1995, dictature dont la France (l'un des cinq membres permanents) serait l'un des acteurs, voilà les messages pleins d'humanité que le Guide Suprême de Lybie apporte en France à notre compréhensif Président de la République.


Irreal Politik

Pourtant, contrairement à ce que certains zélotes du sarkozysme ambiant pourraient penser, il ne s'agit pas ici de faire le procès de la Realpolitik, que le candidat Sarkozy avait pourtant dressé : "elle fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats" (Strasbourg, novembre 2006). La Realpolitik peut effectivement s'appliquer dans une certaine mesure, l'"idéalisme ou le pacifisme bêlant" comme le dit Pierre Moscovici ne sont pas non plus deux horizons souhaitables. En revanche, cette fois-ci, on dépasse tout à fait les limites de cette définition réaliste de la politique internationale. Au-delà des concessions absolument grotesques que l'on a faites à Kadhafi (rencontrer - sic - 200 Françaises "musulmanes", installer sa tente dans l'enceinte de l'hôtel Marigny, délégation pléthorique...) et que l'on refuse même au Président des Etats-Unis, comment ne pas au moins exprimer une condamnation ferme suite aux propos inqualifiables qu'il vient de tenir ? Comment croire à sa volonté réelle de se réinsérer dans le concert des Nations (seul argument "justifiant" sa visite) quand on prononce un tel discours ?


Les justifications de trop


Face à un tel embarras, on a tout entendu ce week-end pour légitimer cette invitation, du faux bon sens à la remarque ouvertement grotesque ou dangereuse :

1. Et les contrats, ma bonne dame !


On parle de quelques avions et d'une éventuelle centrale nucléaire. Rien de chiffré, rien de précis. Bien évidemment, concernant l'aéronautique en tout cas, la France ne va pas délibérèment rejeter ces commandes. Mais il est proprement inqualifiable d'avoir entendu plusieurs responsables de l'UMP déclarer tout au long du week-end, que vu l'état des finances de la France, ces commandes étaient les bienvenues et qu'elles nécessitaient que l'on se taise sur tout. Tout d'abord, ces commandes ne règlent même pas le problème du commerce extérieur français (avant tout créé par le déficit de R/D et le manque de PME exportratrices) mais en outre cet aveuglement ne garantit en rien les commandes futures.

Kadhafi-Sarkozy-2.JPGL'Allemagne est la première puissance exportatrice mondiale. Ses exportations vers la Chine notamment sont d'un montant plus de dix fois supérieur à celui de la France. Cela n'a pas empêché la chancelière Angela Merkel de tenir un discours extrêmement ferme avec la Chine (elle va même recevoir le Dalaï-lama). Elle en a d'ailleurs encore fait la démonstration ce week-end avec le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. L'argument des contrats est donc doublement mensonger : sur l'impact réel de ces contrats tout d'abord et le rôle que joue véritablement le Président de la République dans la conclusion de ces mêmes contrats ; sur son opposition catégorique ensuite avec tout discours établissant des principes clairs de respect des droits de l'homme.

 
A titre de démonstration par l'exemple, en dépit de tout le faste déployé pour recevoir Kadhafi, ce dernier a écarté cette demaine GDF et Total de l'attribution de quatre nouveaux périmètres d'exploration gazière au profit notamment de Shell ou de Gazprom.

2. La perle (un habitué) : "Les infirmières bulgares méritaient bien une visite"

On nous l'avait pourtant promis : "aucune contrepartie". Voilà donc que Jean-Pierre Raffarin, l'auteur de cette remarquable saillie, vend la mèche. Vous libérez les infirmières bulgares et je vous laisse parader librement, le jour de l'anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme, sur les Champs Elysées. Réfléchissons deux minutes. Cela signifierait-il que tout otage français vaudrait tous les renoncements ? Marulanda (le leader des FARC) peut-il être reçu officiellement en France s'il libère Ingrid Betancourt (dont nous souhaitons tous au passage la libération) ? Les preneurs d'otages, les terroristes (encensés par Kadhafi) n'ont qu'à bien se tenir. La repentance en France, on n'aime pas, et ils auront beau comme Kadhafi avoir tuer et torturer des milliers d'innocents dont les infirmières bulgares et le médecin palestinien, s'ils nous signent un petit chèque même en blanc, des comptes, des vrais, sur leurs agissements, ils n'en auront pas à rendre.


La visite est désormais et malheureusement inévitable. Mais on ne peut croire que le Guide suprême libyen soit en outre reçu à l'Assemblée Nationale, enceinte par excellence de l'exercice démocratique dont Kadhafi prive les Lybie depuis plus de 35 ans. Qu'au moins M. Sarkozy entende cette opposition qui sait être audible et refuse de l'accueillir dans cette enceinte.

Compléments :
- lien vers la vidéo du Dr Ashrat Ahmed Gomma El Hagoug lors de son audition par la Commission d'enquête sur la libération des infirmières bulgares mise en place par l'Assemblée nationale, ce médecin torturé pendant plus de sept ans a exhorté la France à ne pas recevoir le colonel Kadhafi comme un chef d'étranger "normal" ; 
- lien vers une récente déclaration incroyable de Rama Yade. A ajouter avec les propos de Kouchner, déclarant ne pas vouloir être présent au dîner d'Etat autour de Kahafi. A vrai dire, on ne l'aurait pas remarqué... Le remaniement n'est pas loin...


John_G
par Moselle d'avenir publié dans : International
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Mardi 4 décembre 2007

L’examen attentif du projet de loi de finances (PLF) pour 2008 réserve des surprises qui témoignent des orientations réelles du gouvernement en matière économique. Celles-ci consistent, dans la continuité du paquet fiscal de juillet, à accorder un nombre invraisemblable de cadeaux fiscaux aux plus fortunés quand dans le même temps de nouvelles taxes (franchises notamment mais pas seulement) sont mises en place pour le plus grand nombre.


Boursicoteurs de tout le pays, réjouissez-vous !

 

Rappelons-nous l’aveu du Premier ministre (l’Etat « en faillite ») ou celui du Président (« il n’y a plus d’argent dans les caisses »). En réalité, cette pingrerie généralisée à la tête de l’Etat après les poches imp--t-de-bourse.JPGpercées des 15 milliards € distribués sans aucune efficacité en juillet est à géométrie variable. Lors de la discussion du PLF à l’Assemblée, le gouvernement a mis deux minutes environ à accepter un amendement qui allait retirer, d’un coup, 240 millions € des caisses de l’Etat. Cet amendement consiste en effet à supprimer l’impôt de bourse, qui existe depuis 1893 et consistait à taxer à hauteur de 0,3% (autrement dit, une fiscalité confiscatoire…) toute transaction boursière d’un montant supérieur à 0,3% à 7668 € (et l’Etat ne pouvait en outre percevoir plus de 610 € par transaction). Cela excluait bien entendu la plupart de ces dites transactions, notamment celles qui concernent l’épargne populaire, dont les montants sont évidemment bien moins élevés. Qu’à cela ne tienne, face à un tel spectacle d’inégalités criantes et de véritable confiscation du pouvoir d’achat, le gouvernement expliqua à l’Assemblée que cet impôt devait être supprimé et il le sera effectivement d’ici 2009.

 

Dans une décision politique, il y a deux critères essentiels :

- L’efficacité de cette dernière, à savoir quels en sont les bénéfices attendus au regard du coût qu’elle génère. Dans ce cas, il est évident que la transposition de la directive européenne MIF (Marchés d'instruments financiers) qui implique la fixation d’ « exigences harmonisées pour l'activité des intermédiaires agréés » oblige à une réévaluation de cet impôt de bourse séculaire. On aurait pu effectivement réfléchir à un autre moyen de taxer les transactions financières mais on s’étonne de la facilité avec laquelle le gouvernement a cédé, sans réflexion préalable, à cet amendement parlementaire. On s’étonne par exemple que le gouvernement n’ait pas conditionné le renoncement à cet impôt avec la relocalisation des activités financières concernées qui auraient quitté le sol français en raison de cet impôt. On exige de plus en plus et souvent à raison qu’un individu rende compte des aides qu’il perçoit. Pourquoi ne pas faire de même avec une entreprise ? ;

- L’opportunité politique, autrement dit son caractère symbolique. Le message essentiel du gouvernement, comme on l’a rappelé, consiste à dire qu’il faut travailler davantage pour mériter plus de pouvoir d’achat. Or, le coût de cette mesure est loin d’être neutre pour l’Etat, mais est en revanche un réel avantage pour les plus grosses transactions financières, tandis que le plus grand nombre ne bénéficie pas de cette grande mansuétude. Mais le caractère symboliquement plus que désagréable de cette mesure est renforcé par le votre d’autres mesures que l’on retrouve dans le PLF. Notamment le fait que toutes les mesures censées mettre toutes les formes de revenus à égalité de contribution à la solidarité nationale très fortement ment édulcorées, voire vidées de leurs contenus. Par exemple, en minimisant déjà considérablement la proposition de la Cour des comptes qui consistait à taxer les stock-options (avec un bénéfice attendu de 3 milliards € pour les caisses de la sécurité sociale),  le gouvernement avait fait voter une contribution salariale de 2,5 % sur la plus-value dégagée par le bénéficiaire lors de la levée de stock-options. Mais cette extrême sympathie ne devant pas suffire, cette mesure ne sera pas rétroactive, ce qui est totalement aberrant en matière de stock-options puisque cela revient à dire que les bénéficiaires de stock-options se voient accorder un délai d'au moins quatre ans, correspondant à la période d'indisponibilité fiscale de cette forme de rémunération des cadres et des dirigeants. Autrement dit, les stock-options ne rapporteront quasiment rien à notre système de protection sociale d’ici 2011…

 

Vous l’avez voulu, vous en voulez encore ?

 

C’est sans doute la manière dont le candidat Sarkozy remercie nos aînés, qui ont voté à plus de 65% pour lui le 6 mai dernier. On pourrait donc se dire que certaines personnes âgées n’ont que ce qu’ellesTV.JPG souhaitaient. En plus des franchises qui vont particulièrement les toucher, du non-relèvement des petites retraites (pourtant promis par le candidat de l’UMP) dont pâtissent particulièrement les femmes âgées veuves, le gouvernement vient leur expliquer que ce qui reste souvent et malheureusement leur dernière distraction va leur coûter davantage ! Le gouvernement a effectivement décidé dans le PLF que 780 000 ménages, exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle pour raisons sociales allaient devoir désormais la payer. Une réforme votée en 2004 avait effectivement prévu, pour améliorer le coût de la collecte, d’adosser la redevance télévision sur la taxe d’habitation. Profitant de cela, le gouvernement a donc décidé d’intégrer dans l’assiette de la redevance des ménages, souvent âgés de plus de 60 ans, qui ne disposent de revenus trop faibles pour payer l’impôt sur le revenu mais trop élevés pour ne pas être assujettis à la taxe d’habitation. Le vote de cette mesure est non seulement particulièrement inique mais les quelques 100 millions € qu’elle rapportera ne bénéficieront même pas à l’audiovisuel public puisque officiellement, selon le contrat qui lie France Télévisions à l’Etat, aucune somme supplémentaire ne devrait leur être accordée. Autrement dit, Mesdames et Messieurs, il ne faut même pas compter sur une amélioration de la qualité de vos programmes !

Le télescopage de ces quelques mesures pourrait, pour un esprit peu avisé, paraître cruel. En réalité, il est l’illustration parfaite de l’exercice du pouvoir sarkozyste. Sans complexes avec l’argent de l’Etat quand il s’agit de la redistribuer aux plus aisés, sans complexes également quand il s’agit de le reprendre chez l'ensemble des Français.

Jonathan Gindt
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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Lundi 3 décembre 2007
Le jeudi 29 novembre a eu lieue la 5ème réunion du comité « Moselle d’avenir ». Une fois n'est pas coutume, cette réunion n'a pas porté dans un premier temps sur le plan organisationnel. Une autre réunion (la 6ème) y sera très prochainement consacrée. Au cours de cette réunion, les membres ont donc préféré se concentrer sur plusieurs sujets de débat qui sont autant d'éléments de rénovation de notre parti et du message socialiste.

1. Le développement durable

 

Un exemple local à Thionville, l’association Thionville Gao, créée en 1986. Chaque foyer fiscal Thionvillois « donne » 1 euros par an par le biais des impôts locaux. De plus, elle est financée par la municipalité et les cotisations de ses adhérents.


Ses objectifs sont :

 

Mali.JPG- Etablir des liens d'amitié solides entre les deux communautés (échanges et rencontres à Thionville et au Mali). Un exemple : faire venir des jeunes Maliens pour qu’ils étudient à l’IUT de Thionville. Après les études achevées ils peuvent rentrer au pays et appliquer ce qu’ils ont appris ;

- Faire connaître les réalités économiques, sociales et la richesse culturelle du Mali. Cela c’est notamment traduit dans le cadre du 20ème anniversaire de l’association par des : animations au Geric, des projections gratuites à La Scala, un repas Africain…

- Aider à la réalisation des projets de développement de nos partenaires maliens, pour un véritable codéveloppement

 

Ses actions :

- Donner du travail et une qualification aux Maliens ;

- Améliorer leur cadre de vie : création d’une coopération laitière, création d’une déchetterie, projet de réorganiser l’assainissement notamment avec l’aide de subventions européennes.

L’une des finalités de l’association est de faire en sorte que les Maliens se sentent bien chez, trouve un travail et ainsi puissent y vivre dans des conditions correctes. Cela traite de façon intelligente le problème de l’immigration, car si une personne est bien dans son pays elle ne le fuira pas.

  

2. La vie chère, le pouvoir d'achat :

 

Le caddie de la ménagère n’est pas représentatif de l’évolution de l’inflation alimentaire. Par ailleurs, pour évaluer l’inflation on ne tient toujours pas compte de certain poste de dépenses tel l’immobilier. En conséquence, il est urgent de reformuler le mode de calcul de l’INSEE.

 

On peut s’interroger sur le fait que baisser les prix de l’alimentation dans les grandes surfaces, conduiraPouvoir-dachat.JPG tôt ou tard à une baisse de la qualité des denrées alimentaires. Face à ce dilemme, où l’on voit apparaître une alimentation à 2 vitesses, il est urgent non pas de jouer sur la marge des producteurs en les sacrifiants, mais en augmentant les salaires pensions et  les marges des grandes surfaces.

 

Nous sommes d’accord pour affirmer que c’est sur le logement (premier poste de dépense des ménages) que doit aussi  porté les efforts des pouvoirs publics. On s’aperçoit que dans ce domaine la droite à tout faut depuis 6 ans : non seulement elle ne créée pas de logements mais elle en détruit. En effet, pour les 3 prochaines années l’UMP s’est engagée à reconstruire 1 logement pour 1 logement détruit. Le gros problème porte sur la taille des nouveaux logements par rapport aux anciens. On détruit des F5 pour construire des F3. Au final, malgré un nombre de logement égale, il y aura finalement moins de places disponibles.

3. Les universités


Nous sommes tombés d’accord pour dire que certaines filières offrent très peu de débouchés et finalement ne mènent à rien. De plus, bien que la quantité d’études n’est pas une sécurité absolue contre le chômage, on peut estimer que le fait de faire des études ouvrent sur de la culture, donc au final permet d’apprécier de me mieux comprendre le monde

 

Il y a un un gros problème sur le taux d’échec à l’université : 50% la 1ère année, 75% la 2nd année.

Plusieurs explications émergent :

- mauvais « aiguillage » après le lycée : certaines filières sont mises au placard pour cause de mauvaise image;

- on peut justifier le taux d’échec à l’université par un manque d’encadrement décroissant au fur et à mesure que les études progressent;

- problème de concilier pour les étudiants pauvres : le travail et les études;

- problèmes pour l’obtention des bourses universitaires : les jeunes qui quittent le domicile familiale sont encore dépendants de la feuille d’imposition des parents sur 2 ans. Délai qui devrait être supprimé, pur permettre à d’avantages d’étudiants d’accéder aux bourses, et ainsi accroître leur pouvoir d’achat.

 


3. Le traité de Lisbonne

 

Aboutir a une position commune est difficile tant sur le mode de ratification que sur la position a adopté : donc avant d’avancer les arguments il serait intéressant de dire les anciennes et les nouvelles positions individuelles :

- Margueritte et Henri De Beaumont : oui en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Guillaume Leblond : oui en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Matthieu Schmidt : non en 2005, oui en 2007 ratification par le parlement

- Thomas Liverani : non en 2005, non en 2007 tenu d’un réfenrendum

 

Thomas défend le non car il estime que le contexte est identique et le texte semblable, donc sa position est similaire par rapport en 2005. Par ailleurs, il regrette le volte face de Ségolène sur le mini traité, qui après avoir défendu la tenu d’un réfenrendum durant la campagne présidentielle, aujourd’hui n’en parle plus (cf. lettre de Ségolène aux militants de DDA).

Il nous rappelle quelques déclarations de Ségolène :

-11/10/2006 : « Le débat démocratique avant tout, l’UE a trop souffert de débat non démocratique »

-22/04/2007 : « Les français seront appelés a se prononcer par réfenrendum, cela ne se fera pas à leur insu…je soutiens l’union des peuples »

-05/2007 : (après sa visite au président Sarkozy) « Je considère que le mini traité européen est négatif…absence d’harmonisation fiscale…sociale… »

 

Henri, Matthieu et Guillaume avancent une situation de blocage en Europe, que seul le traité européen permettra de débloquer. Hors les arguments que chacun connaît, nous reconnaissons le parlement légitime pour statuer. Evidemment, reste le débat sur le mode de scrutin qui bipolarise la vie politique et de ce fait ne laisse pas de place aux extrêmes. Un autre argument est que la France est « un » pays sur 27, et ne doit donc pas bloquer les choses indéfiniment. Enfin, les arguments défendus par les défenseurs du non sont peu crédibles : l’exemple le plus éloquent est de demander un référendum et de prôner l’abstention. On ne peut pas mélanger une position européenne d’un parti de gouvernement avec des stratégies internes qui émanent de personnes comme Laurent Fabius ou Mélenchon. Qu’elles sont leurs propositions ?

                                                                                                                  Matthieu Schmidt
par Moselle d'avenir publié dans : Vie du comité
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Mercredi 28 novembre 2007
Ces dernières années, elle a mis le droit d'accès à l'eau au premier rang des droits de l'Homme, décidant d'en faire une de ses priorités au côté de l'éducation, de la démocratie participative et de l'économie responsable.

Citation de Danielle Mitterrand : « Aujourd’hui, France Libertés, forte de ses actions dans le monde, qu’elles soient construction d’école au Mali, lutte contre la peine de mort ou pour l’instauration du droit d’accès à l’eau pour tous, veut résister à l’oppression économique et politique internationale et aider à construire un monde solidaire et pacifique. Vous aussi, vous avez votre place à nos côtés. Conjuguons ensemble ces deux verbes au futur. »
 

Lors du référendum sur le projet de texte constitutionnel européen, en 2005, elle s'oppose à une partie de sa famille en prenant officiellement position pour le « non », mettant ainsi l'aura de son ancien mari dans la balance. Elle prend parti pour Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007.

 

Le livre de sa mémoire

 

    

Mal assurée, la voix s’estompe dans un murmure, les mains jointes supportent le micro et mangent partiellement le visage de l’ex-première dame de France. D’emblée, l‘oratrice affiche sa détestation d’un tel qualificatif « Elle n’a aucune existence de droit, ni statut, ni rôle », casse-t-elle, les paupières mi-closes. Durant quatorze ans Danielle Mitterrand a beaucoup travaillé dans son bureau, au 55, rue du Faubourg saint-honoré, Elle y a jeté les bases de sa fondation France Libertés, créée en 1986 désormais orientée sur les enjeux internationaux de l’eau.

 

Aujourd’hui, à 83 ans, elle pianote sur son blog et confie une passion presque juvénile pour Internet « C’est fabuleux de converser avec le monde entier. Le blog a été pour moi une porte de sortie. Elle y voit même un rempart contre les dictatures. C’est qu’à ses yeux la planète ne compte guère de régimes démocratiques. « La démocratie, ça n’est pas que le vote, c’est bien plus que cela », assure-t-elle.

 

De son parcours, de ses engagements, elle ne renie rien conservant la rose et les épines. « Je ne suis pas une rebelle, je suis simplement hérissée contre les injustices », lâche-t-elle empreinte d’une certaine lassitude. Le propos convoque le sous commandant Marcos — et « sa très belle symbolique » — « Ce qui est important ça n’est pas ce qu’il y a sous le passe- montagne, c’est ce qui en sort. » L’évocation de sa bise à Castro la fâche. La distance se creuse brusquement, le regard de braise se fait inquisiteur.

 


De Mazarine et sa mère il n’est pas question 



Pasionaria, Danielle Mitterrand a érigé Cuba en chemin de croix laïc. Son sanctuaire, Elle avance de station en station avec la foi du charbonnier, Fustige « la plus grande injustice mondiale de notre siècle ». Salue « la dignité retrouvée de cette population » foulée au pied par le dévoyé Batista. Mais passe sous silence le triste sort des prisonniers politiques du régime castriste.,.

 

On succombe davantage à ses emportements contre « la marchandisation du monde ». L’économie, l’eau ou encore les sentiments, rien dans son inventaire n’y échappe « Il est grand temps que l’homme reprenne conscience du privilège de sa richesse intérieure pour ne pas la dilapider en conversations de café du commerce. » La blessure intime affleure la cuirasse. De Mazarine et de sa mère, il n’est jamais question. « Oui. Je me protège et je refuse la mondialisation des arrière-cuisines et des alcôves destinées à faire du fric.  L’argent qui est nécessaire n’est pas celui-là. Je suis une femme qui veut continuer à vivre hors de cette dictature économique qui nous prive d’avenir », et conclut par cet aveu que ne renierait pas Besancenot « On n accuse d’être des zozos parce qu’on ne veut pas du pouvoir, mais ce qu’on veut, c’est être entendu. »

 

 

« Le PS est mort, et alors ? »
 

 

Naissance : Danielle Mitterrand « entre dans la vie de ses parents par une belle soirée d’automne » en 1924 à Verdun. Son père vient d’être nommé principal de collège à Buvignier. « C’est ainsi que je suis née Lorraine aux racines bourguignonnes. » « J’ai quitté la Lorraine à l’âge de cinq ans et je n’en ai conservé que des flashes», avoue-t-elle.


Sauvetage : Un soir de mai 1924 sa mère trompée et déjà enceinte tente de se jeter d’un pont dans la Durance avant de se raviser. J’ai toujours pensé que je l’avais empêchée. C’est de là que vient ma volonté de toujours vouloir sauver ce qui est sauvable. Je me suis fait une religion du sauvetage. »
  

Mitterrand : « Il était beau garçon, courageux, intelligent et il plaisait beaucoup à mes parents. Mais jamais en épousant François je n’ai pensé épouser un destin. »

 

Pouvoir : « Le président de la publique n’a en réalité aucun pouvoir. Deux ans après l’élection de François Mitterrand le seul pouvoir des finances a repris le leadership.

 

Politique : « Non, je n’étais pas plus à gauche que François. L’homme l’était tout autant que moi. Mais le président de la République a dû sacrifier à la realpolitik 

 

 

 

Cuba (colère) : Je connais Cuba. Depuis 1974 je travaille avec Castro. C’est lui qui a été choisi par son peuple pour permettre à cette île d’échapper au régime esclavagiste de Batista  qui en avait fait un jeu d’argent et de luxure. Les Cubains sont très fiers de leur révolution et leur malheur vient du harcèlement des Etats-Unis. »

 

PS : « C’est triste de voir qu’il y avait si peu de conviction chez les cadres du PS qu’ils sont partis ailleurs. Le PS est mort, et alors ? Je croise toujours autant de gens de gauche qui se battent pour leurs idées. Tous ceux qui accordent la priorité à la vie plutôt qu’à l’argent. La gauche est bien là, et elle travaille. »


 

                                                                                                                   Matthieu Schmidt

par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Vendredi 23 novembre 2007

Il est de bon ton actuellement de railler l’absence des principaux dirigeants socialistes sur le front socialJosiane-Balasko.JPG et plus généralement dans leur rôle en tant que principaux opposants au pouvoir en place. En interpellant de façon tonitruante les dirigeants du PS récemment, Josiane Balasko n’a fait que participer à la curée médiatique dont sont victimes l’ensemble des dirigeants socialistes actuellement. Le « PS bashing » a bien sûr des origines diverses et on ne peut pas exonérer notre Parti et ses dirigeants par ricochet de toutes responsabilités. La « chaude affection littéraire » dixit Ségolène Royal que se sont témoignés les dirigeants socialistes après la campagne électorale a fortement contribué à créer cette impression d’un Parti balkanisé, sans vision d’avenir. Les déclarations intempestives de certains parlementaires, s’écartant volontairement de la ligne pourtant décidée à la majorité (comme la récente décision du Bureau National sur le traité modificatif) sont également des causes évidentes de cette ambiance médiatique.
 

La pensée médiunique

Vautour.JPGMais au-delà de ces causes justifiées, on perçoit une forme de jubilation de la plupart des journalistes (sans parler des caciques de l’UMP), tels des vautours se goinfrant sur la carcasse de ce que serait la gauche de manière générale, à savoir « un grand cadavre à la renverse » comme Jean-Paul Sartre et non un « philosophe » contemporain a pu l’écrire.
Or, cette hallali est totalement disproportionnée quand on rappelle simplement que cela fait à peine six mois que le PS a perdu les élections. Qu’une défaite de ce type occasionne de profonds troubles dans l’identité d’une famille politique. Ou encore que sans remonter très loin dans l’histoire, on se rappelle de cette période de près de quatre ans, entre 1997 et 2001, où la droite s’intitulait elle-même « la droite la plus bête du monde » et vociférait sur ses bancs contre toutes les réformes entreprises par le gouvernement Jospin (il n’y a qu’à se rappeler l’exemple particulièrement navrant du PACS). La période d’introspection actuelle est nécessaire, même si elle a connu les dérives d’une trop forte personnalisation des enjeux. Plus elle sera intense, plus elle sera sans concessions, plus nous pourrons ensuite être en capacité de nous refonder pleinement. C’est une période peu agréable pour les militants et sympathisants socialistes mais qui est nécessaire, afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’après 2002. En ne quittant pas la vie politique de manière faussement digne, Ségolène Royal a rendu en réalité un grand service aux socialistes. Les attaques personnelles dont elle a été victime témoignent paradoxalement du fait que l’on ne peut cantonner l’explication à la personnalité du(de la) candidat(e) et que c’est le PS dans son entier qui doit se questionner. Certains objecteront que cette introspection empêche le nécessaire travail d’opposition, pourtant indispensable dans une démocratie qui fonctionne bien.

 

 

Comment l’hyperprésidentialisation du régime efface le travail souvent remarquable effectué par les parlementaires socialistes

 

On a eu l’occasion de souligner ici les limites de certaines initiatives prises par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Pour autant, il ne faudrait pas négliger l’implication totale de nombreux parlementaires socialistes dans leurs hémicycles respectifs (Sénat et Assemblée Nationale). Soulignons par exemple les travaux de Alain Claeys ou de David Assouline sur les questions universitaires, ceux de Geneviève Fioraso sur la recherche, ceux d’Arnaud Montebourg sur la justice, ceux de George-Pau Angevin sur l’immigration… et la liste n’est bien entendu pas exhaustive. Malheureusement, ce travail est effacé par l’effacement progressif du Parlement et par la faiblesse du Premier ministre et du gouvernement actuels. Aucune décision ne leur appartenant, tout étant arbitré sans qu’ils soient consultés, les feux de l’actualité se concentrent rue du Faubourg Saint Honoré plutôt qu’au Palais Bourbon ou au Palais de Luxembourg. Le travail des parlementaires socialiste reste ainsi majoritairement inaudible, ce qui oblige certains de nos députés, à faire dans la surenchère verbale. Le dernier exemple caricatural est encore celui de Mme Dati sur la carte judiciaire, refusant même de recevoir les propositions du groupe socialiste, alors qu’une réunion de conciliation (autrement dit de marchandages) avec les parlementaires UMP a eu lieu à Matignon.

 
 

Ni frontale ni conciliante, l’opposition doit travailler l’alternative et pas l’alternance

 

Les reproches faits par la fameuse « pensée unique » médiatique au PS sont d’une contradiction profonde. Si Jean-Luc Mélenchon réclame une opposition sans concessions à la majorité en place, une avalanche de dénonciations en « sectarisme » s’abat sur les socialistes. Si Manuel Valls propose, maladroitement parfois, de soutenir le gouvernement sur le fond de certaines rares réformes, la meute crie à l’opportunisme et à la mollesse.

ps-1.pngEntre tentation de la pureté et mythe de l’union sacrée, il semble qu’une autre voie puisse être employée par le principal parti de gouvernement alternatif au pouvoir en place qu’est le PS. Le PS, s’il peut adresser des messages de sympathie aux mouvements sociaux qui se forment, notamment celui des fonctionnaires (au sein duquel un cortège du PS était d’ailleurs présent et bien accueilli) n’a pas vocation à se réfugier dans le contentement du suivisme syndical. Sans s’éloigner des principes stricts de la charte d’Amiens, le PS doit davantage entendre les propositions que les simples revendications du mouvement syndical.

La réforme des régimes spéciaux, entre autres, indique ce qu’est cette opposition « alternative ». Nous n’aurions pas pratiqué la même tentative de revanche sociale qui s’est soldée par la frustration de tous, celle des cheminots comme celle des usagers. Nous n’aurions pas menti aux Français sur le fait que cette réforme a minima réglerait magiquement la situation – au passage inquiétante – du déséquilibre des régimes de retraite. De ce fait, nous n’aurions pas isolé facticement de problème de l’ensemble de la question des retraites. En revanche, nous aurions aligné la durée de cotisation sur 40 ans. Soyons clairs !

 
La réforme des universités
, de la même manière. Nous aurions fait l’autonomie mais une autonomie réelle, pas celle prévue par la loi Pécresse (et par le manque de moyens du budget de l’enseignement supérieur) que nous avons décrit ici.
 


Nous ne devons pas non plus céder au moindre appel du pied d’une personnalité, aussi respectable soit-elle, sur une cause pourtant juste, avant d'être en mesure de proposer plutôt que d'hurler. La gauche efficace, économique et sociale plutôt que la gauche morale.
François Hollande a eu parfaitement raison de se rendre rue de la Banque hier au vu de l’entêtement incompréhensible des autorités au sujet de ces familles en situation régulière ne bénéficiant pas de logements décents. Il a eu d’autant plus raison de le faire que son intervention s’est soldée par quatre propositions concrètes :

 

- créer 100.000 logements temporaires: logements promis à la démolition, logements qui ne sont pasSRU.JPG occupés ;
 

- créer 120.000 logements sociaux, contre 50.000 aujourd'hui, en accordant les mêmes crédits au logement social et au logement privé, soit 23.000 euros par logement ;
 

- confirmation de "l'engagement de créer 20% de logements sociaux sur chaque programme immobilier conformément à la loi solidarité urbaine". "Je demande à Nicolas Sarkozy que, chaque fois qu'un maire ne répond pas à cette obligation, le préfet se substitue à lui", a-t-il précisé. Rappelons que cette proposition est également incluse dans la première version du rapport Attali, qu’on nous vend comme « apolitique » ; 

- encadrer les loyers pour 2008 au niveau de l'inflation.


Plutôt que la simple revendication et la déclaration d’intentions, le PS a donc fait des propositions. Qui permettra finalement de mieux faire avancer cette question cruciale ? L'action de Bertrand Delanoë (30 000 logements sociaux financés sur la mandature 2001-2007 contre 8000 entre 1995 et 2001) et de tous les présidents d'exécutifs locaux qui prennent ce projet à bras le corps ou les protestations attendrissantes (parfois) mais (toujours) totalement inefficaces d'un Olivier Besancenot ? Croyez-vous que cela est arrivé jusqu’aux oreilles de Josiane Balasko ? Le PS ne mérite pas [encore] qu'on lui tresse des couronnes de lauriers. Il ne mérite pas non plus d'être cloué au pilori.

Jonathan Gindt
par Moselle d'avenir publié dans : Point de vue
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Lundi 19 novembre 2007

Après une première semaine sociale agitée, encouragée par le gouverment, la prochaine ne s'annonce pas moins intense, bien au contraire. Six fédérations syndicales ont effectivement appelé à la reconduction de la grève pour demain. Mardi 20 novembre, ce sera au tour des fonctionnaires de manifester avec pour principaux mots d'ordre (rejoignant ainsi la grande majorité des Français) la revalorisation de leur pouvoir d'achat et la lutte contre les suppressions de postes aveugles prévues par le gouverment.

Plus que les enjeux des réformes concernées par la grogne sociale, plus que la question de la méthode utilisée par le gouvernement, cette semaine a illustré à bien d'autres égards, l'héritage des cinq années piteuses de droite que nous venons de connaitre et les risques avérés que ces directions calamiteuses se poursuivent, voire s'amplifient au cours des cinq prochaines années.

Compte tenu de la mobilisation sociale, ces deux nouvelles sont passés trop inaperçues. Elles y trouvent pourtant un écho particulièrement puissant, même si tous les Français, in fine, sont concernés.


La mort du CNE ou l'exemple typique de l'incompétence économique totale de la droite française

Dominique de Villepin, présenté pour des questions de stricte rivalité personnelle comme un "opposant" à Nicolas Sarkozy n'en est en réalité à bien des égards que le précurseur. En matière de méconnaissances économiques et sociales par exemple. On nous expliquait alors que le meilleur moyen de lutter contre le chômage était de flexibiliser et encore flexibiliser sans cesse le marché du travail, afin de le rendre favorable aux patrons et ceci au détriment évidemment du salarié.
 

CPE---PS.JPGLe CNE - Contrat Nouvelle Embauche - (promulgué par ordonnance en août 2005) allait même jusqu'à proposer pour les entreprises de moins de 20 salariés (soit plus de 95% des entreprises françaises) que les patrons puissent se séparer pendant deux ans (période dite de "consolidation"), et ceci sans aucun motif, de l'un de leurs salariés. Les conditions de licenciement (préavis et autres modalités) étaient simplifiés à tel point que le salarié était littéralement "jetable" du jour au lendemain. Par ailleurs, l'indemnité obtenue par le salarié en cas de rupture de contrat était même inférieure à celle que celui-ci percevait s'il était embauché en tant qu'intérimaire. Contrairement à la fantasmagorie créée lors de la campagne, la droite "décomplexée" a déjà pleinement et entièrement montré son visage à cette occasion.

Tellement content de sa magnifique trouvaille, le gouvernement de l'époque avait même décidé d'étendre ce dispositif aux jeunes. Le CPE (Contrat Première Embauche), réservé aux jeunes était créé et en termes de modalités une copie conforme du CNE. La mobilisation des parlementaires socialistes et plus largement de la population française a permis de faire reculer le gouvernement qui essayait pourtant de passer en force (recours au 49-3…). Pourtant, que ne nous a-t-on pas expliqué à l’époque ! Que la France devrait au moins l’ « expérimenter », qu’elle était le dernier « bastion soviétique sur Terre », qu’il fallait de toutes façons « casser le Code du travail » (Christine Lagarde) et surtout, argument censé « imparable » de l’UMPiste de base, que « tous les pays l’ont fait sauf nous ».

Or, que vient de dire l’OIT (Organisation Internationale du Travail) le 14 novembre dernier ? Cette organisation (connue pour ses appels réguliers au Grand Soir) qui est censée édicter des règles CPE.JPGde droit travail minimales pour tous les Etats parties, vient de censurer très nettement l’existence-même du CNE (et par ricochet, de toute expérimentation de type CPE). La convention n°158 de l’Organisation, ratifiée par la France, prévoit effectivement que tout licenciement soit dûment motivé et que la période d’essai de deux années n’est pas objectivement raisonnable. Autrement dit, les arguments répétés depuis la promulgation de cette loi par l’ensemble des socialiste et toutes les personnes sensées de ce pays.

 

Comment ne pas être consterné à rebours par l’autisme total de la majorité UMP alors que le gouvernement avait tenu pendant des mois face à un projet que même des règles extrêmement minimalistes de protection du salarié acceptées par plus de 180 Etats condamnent ?

 

 

Depuis 2002, les inégalités sont reparties à la hausse : la condamnation sans appel de la stratégie du gouvernement

 

La dernière publication du Portrait social de la France par l’INSEE a donné lieu à un concert d’auto-satisfaction absolument invraisemblable de la part du gouvernement. La Ministre Christine Lagarde n’a même pas hésité à se féliciter de la baisse du chômage (8,4% tout de même) alors que cela ne représente ni plus ni moins qu’une légère hausse par rapport à son niveau au départ du gouvernement Jospin (qui l’avait effectivement fait baisser de plus de 4 points entre 1997 et 2002) !
 

Pourtant, ce Portrait social révèle une vérité criante et terrifiante, quPortefeuille.JPGe de la même façon, les parlementaires socialistes avaient bien mis en avant. L’INSEE établit clairement que « depuis 2002 » et pour la première fois depuis les années 1970, le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de pauvreté s’essouffle.

L’INSEE continue en montrant qu’entre 1997 et 2007, le patrimoine des 10 % les plus riches a progressé de 40 %, alors qu’il a stagné, voire diminué pour les 10 % les plus modestes. L’INSEE a recensé l’apparition de 260 000 "nouveaux pauvres", de la même manière un chiffre accablant, tandis que 7,1 millions de Français peuvent en tout être considérés comme tels. 

En ce qui concerne les revenus d’activité, les choix fiscaux opérés ont abouti à ce que, selon l’INSEE, « la baisse globale du poids des prélèvements, en particulier de l'impôt sur le revenu, a profité davantage aux plus aisés », alors que les prestations, qui bénéficient aux ménages les plus modestes, « en revanche ont peu évolué ».

 

 

Tout cela sonne comme un réquisitoire implacable contre la politique menée par le gouvernement actuel, qui n’est que l’amplification du désastre du deuxième mandat de Jacques Chirac. Alors que les inégalités de patrimoine et de revenus sont exacerbées, que le nivellement vers le bas est plus puissant que jamais, le gouvernement n’a pas hésité à faire voter dans l’urgence, en juillet dernier, des cadeaux fiscaux d’un montant total de 15 milliards € et notamment le « bouclier fiscal » distribuant près de 200 millions € (soit le gain supposé l’année prochaine de la réforme des régimes spéciaux) à 2400 contribuables ! C’est ce même gouvernement qui va mettre en place la franchise médicale (50 Euros par malade, même au SMIC !), bientôt la franchise judiciaire (pour les plus modestes bénéficiant de l’aide juridictionnelle) ou qui invoque l’ « équité » face aux « privilégiés » que seraient les cheminots et autres traminots.


Le gouvernement ne peut pas sans cesse opposer démocratie politique et sociale. L’élection du Président de la République le 6 mai dernier n’est pas une onction qui le rend intouchable. Le combat contre le CNE et le CPE ont montré à quel point au contraire la vigilance politique et citoyenne, la mobilisation de l’opposition et des acteurs sociaux ont porté leurs fruits… et à quel point ils étaient (à tous les sens du terme) dans leur bon droit.

 

Surtout, le gouvernement ne peut pas se prévaloir de cette légitimité sans cesse invoquée quand l’observation scientifique, presque clinique du pays qu’il dirige, montre à quel point les choix opérés vont désespérément dans le sens contraire de l’intérêt général. En ce début de semaine sociale, nous devons en tout cas nous rappeler de cette victoire et de ce constat, tous deux des condamnations vigoureuses de la politique menée actuellement.
par Moselle d'avenir publié dans : Economie - social
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