Samedi 11 juillet 2009

Suite à la rencontre avec les  salariés d’Aubade à Saint Savin le vendredi 26 Juin et les engagements pris, la Présidente de Région a rencontré ce matin à la Maison de la Région, la direction d’ Aubade afin de travailler sur des pistes pour maintenir une activité industrielle dans le textile et la lingerie sur le site de Saint-Savin.


Le groupe Aubade s’est déclaré ouvert à toute perspective pouvant permettre de trouver des solutions pour les salariés. Monsieur Félix SULZBERGER, Président Directeur Général, l’a confirmé dans son courrier en réponse à la sollicitation de la Présidente de Région.


La rencontre entre Ségolène Royal et Henri GRUNER, directeur industriel d’Aubade, a permis de mettre en place un plan de travail et des perspectives. L’objectif est de développer une production de lingerie pour les grandes tailles, la Région étant prête à accompagner la création d’une Société Coopérative de Production et solliciter la mise en œuvre d’un accompagnement des salariés pour la mise en production de cette nouvelle gamme de produits.


Le Groupe Aubade de son côté est prêt à mettre à disposition le site et le matériel. Une réunion de travail aura lieu cet après-midi à Saint Savin avec les délégués du personnel pour évoquer Ces perspectives.  La Présidente de Région se rendra sur le site de Saint-Savin le 22 Juillet pour visiter l'usine et dans les locaux d’Aubade à Paris le 20 juillet après-midi.

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Industries - Energie
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Samedi 11 juillet 2009
Ségolène Royal était au Montenegro pour la réunion du Presidium de l'Internationale socialiste. Elle y a prononcé un discours sur les " cinq défis du temps présent".

 

"Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d’histoire. La culture monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l’orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l’Autriche-Hongrie. Le Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l’Etat fédéral de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.

L’action menée par l’actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l’intégration dans l’Union européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l’a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l’indépendance du Monténégro. Il est l’un des fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l’Internationale Socialiste. Le Parti Social-Démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l’Internationale Socialiste. Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L’un et l’autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m’ont dit tout le prix qu’ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l’Union Européenne.


Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est européen qui, après tant d’années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd’hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l’Europe et de la France. Il faut par exemple souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer Etat « démocratique, social et écologique ».


La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.


C’est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l’Internationale ouvrière de 1889 et de l’Internationale ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd’hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l’Internationale Socialiste des Femmes et l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.

Elle est aujourd’hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l’automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L’avenir des gauches en Europe ».

Hier, s’est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait représenter, sont notamment : l’Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l’Israélien Ehud Barak, l’Irakien Jalal Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l’Italien Massimo D’Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l’Haïtien Victor Benoit, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.


Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’Etat dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste.


C’est, aujourd’hui, la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de l’Internationale Socialiste des Femmes, de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l’Internationale Socialiste d’Education. Il prend toutes les décisions de politique et de principe nécessaires entre les réunions du Congrès.

La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.


Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.


Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :


1.    Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de notre réponse à la crise.


2.    Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.


3.    La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.


4.    Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.


5.    La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’Etat, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien
."


Ségolène Royal

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Samedi 11 juillet 2009

Intervention de Ségolène Royal lors de l'Université populaire participative "Pesticides : quel impact sur notre alimentation et notre santé", le 6 juillet 2009 au Théâtre Dejazet (Paris 3è).



Toutes les interventions lors de l'UPP ici.
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Dimanche 28 juin 2009
INVITATION
Université populaire participative
organisée et ouverte par Ségolène Royal

"Pesticides : quel impact sur notre alimentation et notre santé"

Projection du film
Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud
suivie d'un débat


La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd’hui contaminées par des pesticides. La pollution de l’eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l’objet d’une loi du silence.

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s’empare-t-il pas du problème ?


Autant de questions auxquelles répondront nos intervenants :

Jean-Paul Jaud, réalisateur de documentaires

Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie

Serge Morin, agriculteur, chargé de l'action " Terre saine, zéro pesticides" en  Poitou-Charentes

Paul François, agriculteur victime des pesticides





Le lundi
6 juillet 2009

de 20h30 à 23h00

au Théâtre Dejazet

41, boulevard du Temple - 75003 Paris
Metro République



Pour tout renseignement : desirsdavenir.org
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Dimanche 28 juin 2009


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Dimanche 28 juin 2009

                          


Par Moselle d'avenir - Publié dans : Excellence environnementale
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Dimanche 21 juin 2009

A la suite de l’information parue dans Le Parisien et Aujourd’hui en France de ce jour, son cabinet confirme que Ségolène Royal a été sollicitée par le PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) en tant que présidente d’une Région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l’énergie solaire et du micro-crédit. Il lui a été demandé d’oeuvrer à la reconnaissance de l’action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques. 
                                                                  

Ségolène Royal a accepté cette mission et sera présente, à ce titre, à la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

Elle rappelle l’importance cruciale, pour l’avenir de la planète, du processus de négociation internationale qui mènera à cette conférence internationale. La lutte contre les changements climatiques doit constituer une opportunité de mutation économique pour les pays industrialisés et de développement pour les populations du Sud qui seront les premières exposées aux bouleversements du climat.

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Ségolène Royal à l'international
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Mercredi 17 juin 2009
La campagne électorale iranienne a été la caisse de résonnance d’une profonde attente de changement. Mais pas là où le regard occidental mal avisé penserait la trouver. La période de campagne n’a jamais été un referendum pour ou contre la République islamique. Là n’était pas l’enjeu du scrutin, contrairement à ce qu’une interprétation rétrospective et erronée de l’histoire pourrait laisser croire.
La campagne s’est focalisée sur les enjeux économiques, les réformateurs Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi capitalisant sur le mécontentement social grandissant dans les principales villes d’un pays frappé par l’inflation, la gabegie administrative et la corruption, la captation au profit de quelques-uns de la manne pétrolière.
Pour autant, le trucage du vote et les manifestations de Téhéran pourraient changer la donne et élargir le champ des revendications vers une mise en cause plus profonde du régime, dans une société jeune et éduquée, qui a profondément muté au gré des contacts avec sa diaspora.
    
Donnée essentielle à la compréhension de la réalité politique iranienne, les candidats « réformateurs » de l’élection présidentielle ont été des piliers de la révolution de 1979. Moussavi fut le Premier ministre de l’Ayatollah Khomeini au début des années 1980 et Karoubi est un hojatoleslem (mollah de rang intermédiaire), ancien compagnon de route du « Guide suprême ».
Ces choix révèlent la complexité politique et religieuse iranienne, traversée par des lignes de fractures qui divisent y compris le clergé chiite. Il y a en effet des mollahs et des laïcs néo-fondamentalistes, profondément hostiles à la République islamique, qu’ils considèrent comme un dévoiement de l’islam. Et au contraire des tenants de l’islam politique, mais avec des différences sensibles qui vont du libéralisme réformateur au conservatisme intransigeant, souvent assimilé à la « ligne générale » du régime.
En tout état de cause, l’intelligence du camp « réformateur » a été de présenter des candidats acceptables aux yeux des caciques du régime. Affaiblis depuis la victoire en 2005 de Mahmoud Ahmadinejad face à l’ancien président Khatami, marginalisés par l’absence d'équilibre politique, les réformateurs savaient qu’ils ne sortiraient pas vainqueurs d'une épreuve de force directe avec le « Guide de la révolution », Ali Khamenei.
Pour les réformateurs, l’objectif a toujours été d’établir un équilibre entre les différents centres de décision du pouvoir, indispensable à l'amorce d'une libéralisation. Cette stratégie graduée et pragmatique s’explique par la complexité de l’ « archipel » institutionnel iranien, aucune enceinte n’ayant seule la capacité de définir la ligne politique du régime, mais chacune ayant un pouvoir de nuisance suffisant pour neutraliser toutes les autres.
A côté de la Présidence de la république et des institutions civiles élues (notamment la Majles, le Parlement) cohabitent des instances politico-religieuses qui sont les véritables piliers de la République islamique : le « Guide de la Révolution », en la personne de l’Ayatollah Ali Khamenei, successeur de Khomeini ; le conseil des experts, constitué de 86 membres du clergé « vertueux et cultivés » qui élisent le « Guide » et se prononcent sur l’éligibilité des candidats aux différentes élections ; le conseil des gardiens, constitué de 12 juristes (dont 6 clercs nommés par le « Guide ») qui veille à l’application de la Constitution ainsi que de la Charia et peut opposer son veto aux lois votées par le Parlement ; le conseil du discernement, qui sert de corps consultatif au « Guide » et d’instance de médiation entre le Parlement et les Gardiens.
Cet éclatement du pouvoir iranien est la forêt cachée derrière l’omniprésence médiatique d’Ahmadinejad. Deux conclusions à en tirer : rien ne se fait en Iran si le « Guide » et les mollahs qui le soutiennent y sont opposés ; la multiplicité des lieux de pouvoir encourage les tendances conservatrices du régime, la capacité de neutralisation réciproque jouant un rôle de régulation et d’équilibre, dont profite l’Ayatollah Ali Khameney.
Ce dernier cultive un réalisme politique mis au service exclusif de la consolidation de la République islamique. La ligne : souffler le chaud et le froid, notamment en politique étrangère ; garder pour cela plusieurs fers au feu et ne se fermer aucune porte ; instrumentaliser en tant que de besoin, selon les circonstances, les différentes forces politiques en présence, qu’elles soient conservatrices et ultranationalistes (Ahmadinejad), « libérales » (Rafsandjani) ou « réformatrices » (Khatami et ses successeurs). Sa préoccupation vitale : éviter toute tentation de changement de régime imposée – par la force ou l’influence – de l’extérieur.
Cette stratégie prend tout son sens sur le dossier nucléaire. L’Iran procède dans sa centrale de Natanz à des activités d’enrichissement d’uranium par centrifugation, dont de nombreux indices semblent indiquer la destination militaire. A minima, le régime a toujours veillé à entretenir une profonde ambiguïté sur ses intentions, meilleur moyen d’entretenir la division du Conseil de sécurité sur les sanctions à prendre et de rendre coûteuse l’hypothèse d’une intervention militaire américaine ou israélienne. Histoire aussi de gagner du temps et de se donner les moyens de maîtriser la technologie nucléaire militaire.
Ahmadinejad a crédibilisé la posture de fermeté de l’Iran, recourant aux démonstrations de force (tirs de missiles balistiques) et à une rhétorique volontairement outrancière, antisémite, guerrière et nationaliste. Mais sa logorrhée a toujours été proférée dans le cadre d’un régime de liberté surveillée. Aux yeux des religieux conservateurs, l’ancien basiji (milicien islamique) offre l’avantage de ressouder une société iranienne fragmentée, gagnée par la sécularisation, mais restée profondément patriote. Les conservateurs ont néanmoins toujours veillé à contenir la surenchère d’Ahmadinejad, de manière à ne pas atteindre le seuil au-delà duquel la République islamique fédèrerait contre elle les oppositions, intérieures et extérieures.
                                               
Par les réactions massives qu’ils suscitent, les résultats de l’élection du 12 juin bouleversent cet équilibre et ouvrent une période d’incertitude politique majeure. Le « Guide » Ali Khamenei a commis l’erreur politique de méconnaître les aspirations du peuple iranien. A tout le moins a-t-il mal évalué les coûts et bénéfices qu’il retirerait d’une réélection truquée d’Ahmadinedjad.
Sur le plan extérieur, il est probable qu’il ait voulu éviter d’afficher un signal d’ouverture trop brutal, suite à la main tendue par Barack Obama. Il aurait alors perdu le confort d’une posture fondée sur le clair-obscur et le gain de temps. Sur le plan de la politique intérieure, sans doute s’est-il convaincu (ou laisser convaincre) qu’Ahmadinejad était le seul véritable défenseur des fondamentaux de la Révolution islamique, socle de son pouvoir et de sa légitimité politique.
Aujourd’hui, la situation est mouvante du fait de trois incertitudes :
1) L’attitude du « Guide » et du Conseil des gardiens
Seul Ali Khamenei dispose aujourd’hui du pouvoir réel de faire invalider les résultats, désavouant ainsi un candidat qu’il soutenait. Mais il affronte le dilemme suivant : annuler l’élection et éviter un embrasement d’un côté, au risque d’ouvrir le champ à un camp réformateur conforté et plus ambitieux que jamais ; s’enfoncer dans la répression de l’autre, au risque de provoquer une mise en cause de la République islamique dans ses fondations. Le premier scénario pourrait inaugurer une évolution similaire à celle connue par la Pologne au début des années 1980, avec l’émergence de Solidarnosc (voir chronique de Bernard Guetta) ; le second sur une implosion violente.
2) La position des leaders réformateurs, Moussavi et Karoubi
Tous deux avaient sans doute le profil pour une élection régulière, mais sauront-ils prendre la tête d’une contestation populaire et dépasser leurs divisions ? Dès lundi, Mir Hussein Moussavi appelait au calme, ne voulant pas prêter le flanc à ceux qui l’auraient accusé de jeter de l’huile sur le feu.
Mais il ne pourra longtemps demeurer en retrait, sous peine d’être dépassé par sa base. La situation dégénérerait alors en affrontement direct et sanglant entre les électeurs grugés et le pouvoir, soutenu par les éléments conservateurs et nationalistes de la société iranienne (Pasdaran, fonctionnaires payés par le pouvoir notamment).
3) La société iranienne
Loin des caricatures, la société iranienne n’est pas repliée sur elle-même ni imperméable aux évolutions monde. Les écrits de
Faribah Abdelkah montrent l’influence qu’ont eu Internet et les échanges avec la diaspora (l’émigration de nombreux Iraniens nourrissant dans toutes les familles un imaginaire de l’extraversion) ainsi que le haut niveau d’éducation de la société iranienne, notamment chez les femmes.
Une population jeune donc, avide de consommation, frappée par la crise économique, soucieuse d’avoir des perspectives. Mais on ne sait pas aujourd’hui s’il existe un consensus politique en Iran : le pouvoir en est-il à un stade soviétique de calcification en profondeur ? Ou bien tient-il encore grâce à des racines plongeant profondément dans la population iranienne ?
Dans l’hypothèse où une accélération de l’histoire conduirait une part croissante de la population à souhaiter une évolution profonde du régime, comment réagiraient ceux qui aujourd’hui sont les soutiens du régime ?
    
Face à ces incertitudes, la main-tendue de Barack Obama, dépourvue de toute naïveté et ferme sur ses objectifs, notamment en matière de prolifération nucléaire, se révèle plus importante que jamais. Prendre prétexte des élections truquées du 15 juin pour critiquer un prétendu angélisme serait catastrophique.
Certes, rien ne dit aujourd’hui que son message produira des effets à brève échéance. Même si les réformateurs parvenaient finalement à s’imposer, ce serait dans un contexte tel qu’ils ne pourraient pas rompre brutalement avec la politique nucléaire soutenue par le Guide et mise en œuvre par Ahmadinejad.
Mais au moment où la société iranienne montre sa volonté de changement, au moment où la jeunesse exprime sur Twitter et YouTube sa soif d’ouverture internationale, nous devons plus que jamais avoir l’audace d’une politique qui, sans rien nier des tensions et des divergences, cherche plutôt à les dépasser.
La tentation du raidissement en Europe, aux Etats-Unis ou en Israël, en oubliant que la fermeté ne fonctionne que si elle s’accompagne de signes d’ouverture, ne ferait que conforter les éléments les plus conservateurs du régime iranien. Et elle fragiliserait inévitablement les réformateurs.
La voie de l’ouverture est difficile, parce que facilement tournée en aveu de faiblesse. C’est au contraire la voie la plus réaliste. Nous devons aujourd’hui plus encore qu’hier encourager Barack Obama à persévérer.
En montrant que la donne a changé en Occident, il confortera les réformateurs, légitimes pour dire à tous les Iraniens qu’une autre politique est non seulement possible, mais souhaitable.

Sur ce sujet, nous vous conseillons la lecture des écrits de
Fariba Abdelkah  et de Jean-François Bayart.
 
Par Moselle d'avenir - Publié dans : Ségolène Royal à l'international
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Mardi 16 juin 2009
Ségolène Royal a prononcé un discours lors de l'Université populaire participative : "Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise?".



Discours de Ségolène Royal sur la crise
envoyé par segolene-royal. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Vous pouvez retrouver la version écrite du discours ici.
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Dimanche 14 juin 2009

Chères amies, chers amis,

Je vous rappelle la tenue de l'Université populaire participative sur "Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise" , sous la présidence de Philippe Aghion :


le lundi 15 juin
de 18h30 à 21h30
à la Mairie du 4è arrondissement de Paris


Interviendront : Philippe Aghion, Jacques Attali, Edouard Martin, Jean-Paul Fitoussi, Yann Algan, Gontran Lejeune et Jacques Barbier (retrouvez leurs biographies en cliquant ici). Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et François Rebsamen prononceront respectivement l'introduction, la synthèse et la conclusion des débats.

Soyez nombreux à nous rejoindre pour cette université qui s'annonce passionnante.

A la rentrée, nous reprendrons le programme des Universités populaires participatives.

Notez dès maintenant dans vos agendas un événement très important que j'organise avec Edgar Morin, en Poitou-Charentes, les 1er, 2 et 3 octobre 2009.

Il s'agit de l'Université européenne internationale d'été sur le développement durable et de trois Universités populaires participatives (1er octobre : L'eau, un bien commun ; 2 octobre : Education et université ; 3 octobre : Economie et politique).

Je vous prie de bien vouloir en trouver le programme provisoire sur le site de Désirs d'Avenir.


Amitiés,

signature

Ségolène Royal

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Universités Populaires et Participatives
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Présentation

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