Alors que nous sommes tous pleinement engagés dans cette
bele campagne municipale, le comité Moselle d'avenir vous invite à venir rejoindre Ségolène
Royal, qui sera à Metz mardi 19 février à partir de 17h30 pour apporter son soutien à Dominique Gros, tête de liste "Ensemble pour
l'avenir de Metz" ainsi que de nombreux candidats aux cantonales en Moselle, dont Isabelle Rauch, Sébastien Koenig ou Jean-Michel Toulouze. Beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites sur cette histoire qui n'est malheureusement pas qu'une anecdote. Tragicomédie, farce pathétique, jeux de cour pitoyables, les mots ne manquent pas pour caractériser cette situation ubuesque, première dans l'histoire de la République, que l'on hésite du coup à appeler de la sorte.
Comme l'a bien résumé la courageuse candidate socialiste à Neuilly, Lucienne Bitton : "L'UMP offre à la France l'image d'une ville qui frise le ridicule, l'image de la
ville d'un homme, l'image de la ville des petites magouilles entre amis".
Les systèmes féodaux font leur réapparition. Sarkozy refuse à tout prix de lâcher un seul centimètre carré de son fief, alors que la Mairie "risquait", selon le
sondage qui a tout déclenché, d'être remportée par un candidat... de droite ! David Martinon, auquel on finirait (presque) à s'attacher, a ainsi été la victime du caprice du prince (Jean Sarkzoy,
21 ans, le même que son père en blond) avec la bénédiction du monarque, qui a droit de vie et de mort sur "ses" terres.
A quand une "jurisprudence Martinon" d'ailleurs (même si cette appellation fait un peu trop Etat de droit) qui s'appliquerait à Rachida Dati dans le VIIème
arrondissement de Paris ou Cavada dans le XIIème ?
Les Français vont-ils finir par se rendre compte que le système que Sarkozy tente de reproduire (on évoque déjà les possibles nominations de Patrick
Balkany et de Patrick Devedjian à des postes ministériels après les municipales...) repose exactement sur le modèle clanique expérimenté dans les Hauts-de-Seine ? Lire à ce sujet
l'excellent livre des journalistes Hélène Constanty et Pierre-Yves Lautrou, intitulé :"9-2. Le clan du président" (fév. 2008, Fayard).
En tout état de cause, pour montrer à quel point le système des Hauts-de-Seine répond à notre exigence commune de démocratie d'idées, de débats profonds, un
petit visionnage de la séance du Conseil municipal de Puteaux, ville dirigée (tiens tiens...) de père en fille par un autre clan UMP devrait vous rassurer... Précisons simplement que Joëlle
Ceccaldi-Raynaud a longtemps été la suppléante de Nicolas Sarkozy et qu'elle a repris son mandat de député en juin dernier...
Commençons par un mea culpa. Nous, socialistes, avons fait une erreur manifeste – non pas d’appréciation (nous le savions) – mais de tactique lors des dernières élections présidentielles.
Même si certains d’entre-nous avait fait part de leur prudence, nous n’aurions pas du faire passer Nicolas Sarkozy pour un
« ultra-libéral ». Non seulement cette assertion n’a pas vraim
ent de sens mais elle était fausse quand on observait de manière attentive le programme du candidat de l’UMP.
Qu’il s’agisse de mœurs (hostilité réaffirmée au mariage des couples homosexuels), d’une grande partie de la politique économique (suppression des droits de succession) ou pire encore de
politique sécuritaire et d’immigration, le programme sarkozyen n'était pas ultra-libéral mais un vrai condensé d’ultra-conservatisme. Ajoutez à cela une politique
internationale mêlant atlantisme doctrinaire et pseudo-hostilité à la Realpolitik au profit d’une diplomatie morale et vous rajouterez une petite touche de « néo-cons » (à la sauce
américaine).
L'escroquerie du 6 mai
Dans la pratique ensuite, Sarkozy n’est ni libéral ni même conservateur, il n’est rien du tout. Il est chiraquien. La cacophonie invraisemblable de ces dernières semaines (en résumé : oui puis non puis oui puis ? aux OGM, à la police de proximité, à la suppression des 35 heures, au rapport Attali, à la politisation des municipales, à l’étatisation du site Arcelor-Mittal de Gandrange…) n’est pas seulement qu’un jeu d’influences au sein de la cour sarkozyenne entre conseillers de la lumière et ministres de l’ombre (tiens, ce n’est pas censé être l’inverse ?). Ce capharnaüm permanent est en réalité consubstantiel du sarkozo-chiraquisme. Elevé aux mamelles de Pasqua et de Chirac, après les avoir tous deux trahis, la sarkozysme est un mélange d’affairisme jet-setteur (les « contrats », l’étalage de la vie privée, le jet Bolloré) et de démagogie politique permanente. Ce n’est pas un hasard si le seul précédent historique d’une telle chute dans les cotes de popularité est précisément celui de… Chirac !
Sarkozy a en effet été élu sur une double imposture :
- celle de sa prétendue « compétence » alors que ses bilans ministériels (hormis peut-être le sauvetage d’Alstom) sont de véritables naufrages, qu’il s’agisse du Budget en 1993-1995, de l’Intérieur ou de l’Economie et des Finances entre 2002 et 2007 ;
- celle de la prétendue « rupture » qui n’est en réalité qu’une continuité refoulée (vous n’avez jamais remarqué que les Ministres toujours au gouvernement et déjà présents sous Raffarin et Villepin font toujours partir les « réformes » de 2007, comme s'il s'agissait de l'"année zéro" de la droite ?) des piteuses années Chirac. Qu’il s’agisse de sa promesse d’être le « président du pouvoir d’achat », de créer un « choc de confiance » ou encore de faire « revenir la France au centre de l’échiquier mondial », le moral des Français est au plus bas depuis 20 ans, la croissance est à un niveau lamentable (et le déficit du commerce extérieur à un niveau « historique ») et la France est la risée de la presse internationale bien moins obséquieuse que les journalistes français à l’égard du pouvoir en place.
La tour d’ivoirisation
Au départ, on pouvait croire que Sarkozy rompait avec l’autisme dont Jacques Chirac a fait preuve pendant son deuxième mandat en
particulier, en utilisant les recettes de Claude Pilhan sur la « rareté de la parole présidentielle », qui confinait à un isolement total dans la forteresse
élyséenne tandis que la pays grondait.
Aujourd’hui, c’est en définitive du Chirac, en pire. Comme durant l’époque chiraquienne, l’Elysée est un bunker duquel tout sort (voir les déclarations quotidiennes des porte-paroles et
autres conseillers) mais au sein duquel rien ne rentre. Contrairement à Chirac, il intervient sur tout, surréagit en permanence, court après le fait divers, fait des déclarations à
l’emporte-pièce immédiatement démenties par les faits. Sarkozy, c'est l'indécision et la démogagie de Chirac, l'ostentation et l'amateurisme en plus.
Sarkozy s’est aujourd'hui totalement enfermé dans une bulle, persuadé que son action est soutenue, que ce sont ses réformes (lesquelles ?) qui ont créé une très forte impopularité qu’il juge
temporaire. Il balaie d’un revers la main toute critique sur son comportement, sa désinvolture, son incapacité à incarner la fonction présidentielle, ce que Chirac, bon gré mal gré, avait
toutefois réussi à faire.
Entouré d’une cour qui lui doit tout, qui est habituée aux pratiques claniques depuis leurs premiers amours dans les Hauts-de-Seine, personne n’ose lui dire ce qui est en train de se passer. Malgré de sérieux remous, mais municipales obligent, la majorité fait encore front pour le moment. Toutefois, comme le promet déjà Claude Goasguen, à qui on ne peut pas vraiment faire des procès de lèse-sarkozysme, ça risque de « chambarder » pas mal après les municipales.
Electoralisation, piège à cons !
Et comme le niveau de chambardement sera proportionnel au niveau de la défaite, Sarkozy en pur chiraquien aux abois, nous refait le coup de la bonne soupe électoraliste. Une obole de 200€ par ci pour les retraités (parmi les premiers déçus du sarkozysme), un Carambar par là en plus par mois pour les fonctionnaires (le ridicule 0,5% d’augmentation du point d’indice), le retour des OGM pour les furax déjà dépendants des semences de Monsanto, la promesse de l’augmentation des pensions, le retrait en quelques jours (c’est la rue qui gouverne ?) d’une mesure pourtant nécessaire du rapport Attali… Bref tout y passe, n’en jetez plus. Les caisses de l’Etat sont vides, « archi-vides » même, comme le dirait le sémillant Ministre du Budget (qui mérite un bon zéro pointé), mais il faut tout de même penser à d’autres caisses… celles de l’UMP !
Cette précipitation dans la distribution de petits cadeaux dont certains pourtant nécessaires en deviennent honteux tellement ils sont déconnectés de toute politique globale cohérente. Les Français ne doivent pas (ou plus) s’y tromper. Il y a 8 mois, ils ont fait confiance dans leur majorité, certains sans doute en toute bonne foi, à un homme qui leur promettait ce qu’il n’a jamais été capable de faire : « changer » aussi bien lui-même, son comportement (politique évidemment) que le pays qu’il dirige.
Les douze années de Chirac, par les faux espoirs qu’il a suscités en 1995 et les blocages qu’il a imposés au gouvernement Jospin entre 1997 et 2002, par son calamiteux deuxième mandat (qu’il partage largement avec Sarkozy) ont contribué à déclasser la France au niveau international.
Les cinq ans de Sarkozy, ce « coup d’éclat permanent » (belle formule de François Hollande)
s’annoncent désormais sérieusement et malheureusement comme largement pire. Si nous avions dit une
chose de plus juste durant la campagne, c’était que l’élection de Sarkozy était « dangereuse ». Dangereuse parce qu’après les cinq dernières années de chiraquisme notamment, les
Français avaient soif de politique et l’ont démontré en mai 2007 en participant à plus de 85% au scrutin présidentiel. Cette illusion de volontarisme « politique », relayée
complaisamment par les media s’est transformée en volonté égocratique. Afin que les Français croient à nouveau en l’action politique, répondant à des critères simples de lisibilité et de
cohérence, le Parti Socialiste, seule force d’alternance, a plus que jamais besoin de se rénover pour dire dès mars 2008 que nous allons résister sur le plan local et démontrer que d’autres
politiques sont possibles. A nous aussi de faire comprendre aux Français que 10 ans (voire 17…) en 2012, ça suffira, largement.
En effet, c’est là votre Conseil Général, légitimement élu par tous les
citoyens, et qui se trouve, dans cette formation, chargé d’exercer les compétences qui sont siennes, notamment dans les domaines du développement économique, de l’action sociale et des
équipements publics.
Le Conseiller Général :
Ils sont élus suite à la confiance que
vous leur avez accordé pour défendre les intérêts du canton dans lequel vous avez choisi de vivre.
Chaque Conseiller Général demeure, dans son canton l’interlocuteur privilégié et attentif des maires et de ses concitoyens.
Il est un élu impliqué dans le présent, proche du citoyen et de l’usager. C’est précisément cette proximité du terrain, cette connaissance précise
des besoins locaux, qui lui permettent de faire remonter les problèmes et de leur donner les solutions appropriées.
Le Département est une institution forte de la conviction qui anime les conseillers généraux ; c’est aussi une
institution dotée de très larges compétences, qu’il s’agisse de l’aménagement, du développement économique, de la voirie, mais aussi et surtout de la solidarité, gage de cohésion
sociale.
Fort de ses élus, disposant de moyens importants, le Conseil Général peuvent prétendre réaliser de grand projets qui nous tiennent à cœur : rendre la Moselle à son grand destin industriel, à sa vocation économique et sociale ; conforter la place du département au cœur de l’Europe ; enfin partager équitablement les fruits de l’expansion, sans oublier qu’il ne peut y avoir de progrès sans épanouissement humain.
Seul la prise en compte de toutes les attentes des Mosellans contribuera ainsi à définir les orientations d’une
politique départementale résolument tournée vers l’avenir.
Le Conseil Général doit être proche des Mosellans pour garantir santé et bien-être pour conduire toutes les actions de solidarité…
Dans le domaine social, le Conseil Général intervient à chaque instant de notre vie, de la petite enfance au troisième âge.
C’est le Conseil Général qui offre le carnet de santé à la naissance de Bébé et qui lui garantit ensuite de bonnes conditions de développement, à travers la Protection Maternelle et Infantile (PMI), avec notamment les bilans de santé dans les écoles maternelles, et ensuite l’Aide Sociale et l’Enfance (ASE). Il apporte aide, soutien et conseil aux familles.
Il apporte aide, soutien et conseil aux familles. Il vient en aide aux plus démunis en favorisant l’accès à un logement décent, en aidant les bénéficiaires du RMI à retrouver du travail, en leur permettant d’accéder aux soins grâce à la « carte santé »…
Plus tard, le Conseil Général assure le mieux-être des personnes âgées et des personnes handicapées à travers la création et la tarification des établissements d’hébergement et le développement de services d’aide à domicile, comme la Prestation Spécifique Dépendance.
Pour tous les petits et gros soucis de la vie quotidienne, le Conseil Général et ses 700 professionnels médico-sociaux (médecins, sages-femmes, puéricultrices, infirmières, éducateurs, assistants sociaux,…) sont à nos côtés pour trouver des solutions.
… pour le confort et la sécurité des usagers…
Le Conseil Général assure chaque jour le transport de 54 000 élèves, du primaire au baccalauréat. Il a également en charge le réseau routier départemental (3800 km) et est à l’origine de la mise en place du « réseau vert », les principales routes devenant des axes 2X2 voies. Enfin, il participe au développement des transports en commun à travers le réseau des Transports Interurbains de la Moselle (TIM).
… pour assurer l’avenir des enfants…
Le Conseil Général a la responsabilité des collèges, qu’il construit, rénove et entretien.
Il aide également les communes à entretenir les écoles primaires.
Enfin, il soutient activement l’université de Metz.
… pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux activités sportives et culturelles…
Le Conseil Général travaille au développement du sport, des loisirs, du tourisme et de la culture. Il participe à la mise en valeur du patrimoine historique et culturel et soutient un grand nombre d’initiatives. Enfin, il encourage le sport sous toutes ses formes.
…pour valoriser notre département…
Aider l’agriculture à se maintenir en Moselle, c’est de la compétence du Conseil Général ; il aide les jeunes agriculteurs à s’installer.
Il finance des centres d’expérimentation, comme le centre piscicole du domaine de Lindre.
Un effort particulier est fourni pour la protection de l’environnement : protection des espaces naturels sensibles, valorisation des sites protégés, amélioration de la qualité de l’eau…
… pour l’avenir des
Mosellans.
Le Conseil Général participe à toutes les initiatives qui permettent de créer, de maintenir ou de développer l’activité économique. Il est le premier aménageur du département. Le Conseil Général aide les communes, petites ou grandes, rurales ou urbaines, à réaliser leurs projets et à construire leurs infrastructures.
A travers son Programme d’Aménagement et de Développement Economique Local (PADEL), il finance des opérations de développement intercommunal, dont l’objectif est de favoriser l’essor économique ou l’amélioration de l’habitat.
Au-delà de cette implication aux côtés des communes, il est
présent dans tous les grands projets de dimensions européennes, comme les méga zones et le TGV-Est.
Matthieu Schmidt
La recette de Nicolas Sarkozy pour relancer l’économie de notre pays consiste à ses
yeux à libéraliser la croissance. En créant à l’automne dernier des commissions, notamment celle présidée par Jacques Attali, il espère trouver les idées qu’il n’a eues jusqu’à présent. Enfin, il
se sert des 35 heures comme bouc émissaire pour tenter de se dédouaner de son incompétence, alors que nous savons que les Français sont majoritairement attachés à leur maintien, et sont les
premiers bénéficiaires de leur succès.
Une longueur de retard :
Lors de ses vœux Nicolas Sarkozy a déclaré : « Il y a 5 millions de salariés Français qui utilisent les heures supplémentaires.
C’est 5 milliards d’euros de pouvoir d’achat en plus et ça marche…au mois de novembre 50% des entreprises de plus de 10 salariés ont eu recours aux heures supplémentaires ».
Cette déclaration est tout à fait correcte mais ce qu’il ne dit pas, c’est que pour faire des heures supplémentaires les salariés n’ont pas attendu les injonctions élyséennes. Au demeurant, selon
les organismes officiels, la pratique des heures supplémentaires tend à s’élargir et cela bien avant le fameux : « Travailler plus pour gagner plus ». En 2002, 28% des salariés à temps complet en ont effectué au moins une fois au cours de cette année. Ce chiffre a été de 32% en 2003 et de 37% en
2004.
Selon la ministre de l’économie, il suffirait que chaque salarié fasse une demi-heure supplémentaire chaque semaine pour que la France gagne au bout de 5 ans, un quart à un demi point de
croissance. Il est vrai qu’après avoir tablé sur une croissance de 2 à 2,5% en 2008, le gouvernement a revu ses ambitions à la baisse, pour finalement, selon les propos de la
ministre « avoir une croissance en bas de la fourchette, entre 2 et 2,5% ». Ce que le gouvernement ne dit pas, c’est que déjà certaines
professions font bien plus que 35 heures ou 40 heures par semaine, à l’image des bouchers (45,7 heures) ou des cadres de la grande distribution (47,3
heures).
Dans son propre piège :
Lorsque Nicolas Sarkozy laisse entendre que les Français sont des paresseux, il ne tient tout simplement pas compte de la réalité, car dire que les Français travaillent moins
que les autres est a priori infondé et les chiffres ne mentent pas. Un Français qui occupe un emploi produit plus qu’un
Allemand, qu’un Anglais et même qu’un Japonais. Il n’y a guère que les Belges et les Américains qui produisent un peu plus que nous. En outre, un Français travaille plus qu’un
Allemand (34,9 heures) dont on nous vante les qualités avec tellement d’enthousiasme, plus que les Néerlandais (30,4 heures) et que les Danois (34,1 heures), et même plus que les Anglais
(34,7heures).
Le gouvernement, si il supprime les 35 heures ferait une erreur importante, car ceux qui travaillent plus que nous, ce sont les pays pauvres, à l’image de la Chine ou dans un
moindre mesure, la Roumanie. Enfin, il serait paradoxal, d’être la 4ème puissance mondiale avec les travailleurs les plus paresseux du
Monde. Certes, nous sommes leader dans la RTT, mais cette tendance est celle de tous les pays développés depuis la fin des années 60. Parce que la productivité ne cesse de
croître.
Depuis 1830, la
durée du travail a été divisée par 2 tandis que la productivité était multipliée par 29. Et la nôtre est la plus importante du Monde, juste derrière les USA. Et ce n’est pas en se
tournant les pouces que l’on atteint ce résultat ! Notre pays occupe la 3ème place mondiale de l’investissement étranger derrière la Grande-Bretagne et devant la Chine.
L’impasse
Attali :
Heureusement, Nicolas Sarkozy va bientôt pouvoir appliquer les propositions de la commission Attali pour redresser la situation catastrophique qu’il a provoqué après son passage à l’intérieur, à l’économie et, aujourd’hui à l’Elysée. Ces 314 mesures d’inspirations libérales vont à l’encontre du bon sens et de la politique qui est actuellement menée par François Fillon.
Une de ses premières mesures serait de supprimer l’échelon départemental dans les 10 ans à venir. Une utopie ! Quand on sait que 26% de la totalité des investissements se font au niveau de cette collectivité, et qui de surcroît, signe de sa compétence reconnue, s’est vue ces dernières années augmenter ses champs de compétences suite à une décentralisation croissante.
Autre mesure phare : faciliter l’immigration. Si cette mesure était appliquée, Brice Horteufeux serait en quelque sorte un schizophrène qui traquerait les sans-papiers la nuit pour délivrer des visas aux nouveaux arrivants le jour.
Enfin, en écho au Medef, la commission entend aussi permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail, en
cas d’accord de branche et d’accord majoritaire dans l’entreprise. Cela serait une fois de plus une contradiction Sarkozyenne, car comment
une entreprise qui tourne bien irait-elle expliquer à ses salariés qu’il faut travailler plus pour le même
salaire ?
Matthieu Schmidt
Les Français de tout âge sont inquiets. Au premier plan les ménages qui voient le coût de la vie croître bien plus vite que leurs salaires et d’une manière générale leurs revenus. De plus en plus, les jeunes sont convaincus qu’ils devront vivre moins bien que leurs parents. Enfin, de plus en plus de retraités vivent avec des pensions qui se fondent comme peau de chagrin après la disparition du conjoint, pour se retrouver dans des situations de précarité.
Ensemble, ça ne va pas être possible !
Qui ne se souvient pas du Nicolas Sarkozy candidat, de son slogan, et de ses promesses de campagne. Dans chaque discourt il nous parlait de son envie de faire du social : « je maintiendrais les 35 heures », « j’augmenterais les petites retraites de 25% », « je ferais passer la pension de réversion de 54 à 60% pour les veuves »…
Toujours dans l’art
de l’illusion du mouvement, et, dans l’art de la diversion il n’a pas hésité à faire référence à Jaurès, Blum, Mendès et Mitterrand, et, d’une certaine manière à s’approprier leurs
héritages. Seulement voila, quand il annonce la suppression de l’exonération de redevance
audiovisuelle pour les personnes de plus de 65 ans à faibles revenus, quand il veut changer la constitution pour s’inviter en permanence à l’assemblée nationale, et, quand il rouvre le
débat sur le séparation de l’Eglise et de l’Etat on est loin des idéaux de sépar
ation des pouvoirs, d’égalité
et de fraternité défendus par ces hommes de gauches.
Etre une vigie permanente pour votre pouvoir d’achat :
Dès le printemps dernier nous avons avancé des propositions pour revaloriser votre pouvoir d’achat. Par une conférence annuelle sur les salaires, une augmentation significative du SMIC, un bouclier logement, une taxe d’habitation réformée, un niveau minimal de pension de retraire proche du SMIC… vous auriez bénéficié d’une redistribution égalitaire.
Malgré un bilan peu glorieux la droite sortante de Nicolas Sarkozy a conservé une majorité pour gouverner. Utiliser
« peu glorieux » n’est pas une injure. Vous subissez injustement depuis 2002 l’inflation des tarifs publics (EDF, GDF, essence…).
Le pouvoir d’achat a progressé deux fois moins vite ces 5 dernières années que sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin : +1,5% contre 3% pour la période
1997-2002.
Les impôts et cotisations ont augmenté, sauf pour quelques privilégiés. Le paquet fiscal est l’emblème de cette injustice fiscale et sociale. Sachant qu’après avoir coûté 15 milliards d’euros en 2007 il va encore coûté 9 milliards d’euros pour cette nouvelle
année. Nicolas Sarkozy s’est plaint il y a peu que les caisses sont vides, un peu plus tôt il a harangué qu’il n’était pas le père Noël, mais il ne peut aujourd’hui que
s’en prendre à lui-même et à ses décisions démagogiques et dénuées de bon sens.
Enfin, il laisse planer le doute sur l’éventuelle suppression des 35 heures. Un jour c’est oui, le lendemain c’est non. Comment expliquer après cela que notre président sait ce qu’il veut pour la France. Néanmoins, pour lui-même il sait ce qu’il veut et ne se refuse rien. Il y a peu il s’est octroyé une augmentation de salaire de plus de 170% avec la bénédiction des parlementaires UMP. On peut conclure sur le sujet en utilisant une métaphore maritime : « Heureusement que Nicolas Sarkozy n’a pas été commandant du Titanic, il aurait été le premier dans un canot de sauvetage ».
Des solutions à tout niveau existent :
Deux niveaux de décisions existent : national et local. Au niveau national le PS a démontré qu’il n’était pas à cour de propositions. Ces
dernières portent aussi bien sur la relance du pouvoir d’achat, en créant notamment un chèque transport et en proposant le doublement de la prime pour l’emploi.
Pour reprendre une formule propre approprié à cette élection cantonale : « On peut gouverner de loin mais on administre bien que de près », confirmée par les sondages qui disent que majoritairement les Français ont une grande confiance envers leurs dirigeants locaux. Les départements sont des acteurs majeurs de notre pays. Ils pèsent 56 milliards d’euros par an d’investissements et de fonctionnement dans les politiques publiques, soit près du quart des investissements de la nation. Depuis 25 ans, tous les gouvernements successifs ont transféré aux départements des compétences que l’Etat ne pouvait plus ou ne savait plus assumer. Ces transferts croissants doivent avant tout être interprétés par les conseils généraux comme un réel savoir faire des élus, et par la reconnaissance de prises de décisions judicieuses.
Pour le département de la Moselle si nous parvenons à devenir majoritaire de nombreux changements interviendront :
- La vocation sociale du département sera confirmée, en ce qui concerne l’enfance, les personnes âgées, les handicapés et les personnes en situation d’exclusion. Nous aurons donc la responsabilité de faire du social donnant-donnant. La réinsertion sera notre priorité, par le pilotage du RMI et par le biais de toutes les aides que nous pourrons apportées. Concrètement la construction de passerelles entre employeurs et bénéficiaires du RMI verra le jour.
- La gestion de l’eau, de l’environnement, des collèges
qui font parti de nos domaines de compétences se fera au plus près de vous, c'est-à-dire du
contribuable.
-Autre attribution importante, les transports. D’une part nous améliorerons ce qui existe déjà et d’autre
part nous aiderons à la réalisation de nouveaux modes de transport pour l’axe Thionville-Luxembourg.
Nous engagerons notre responsabilité pour vous associez à nos projets et pour une gestion transparente des budgets afin que un euro dépensé soit un euro utile.
Matthieu Schmidt
En économie, si la théorie peut conduire à la réflexion, une anecdote professionnelle mène souvent à la conviction. C'est un cas d'école, mais pourtant rarement étudié
dans les cours d'économie prétendument marxistes que l'on enseignerait. Un marché public devait être attribué dans une grande ville canadienne. Il s’agissait d’un important marché de livraison de
matériel ferroviaire pour la municipalité concernée. Deux entreprises principalement étaient en lice : l’une canadienne, l’autre française. La deuxième, qui avait fourni jadis le matériel
qu’il fallait renouveler, était favorite dans la mesure où son offre était techniquement et financièrement la plus profitable. La logique de l’appel d’offres et de la belle loi de l’offre et de la
demande aurait du faire naturelle que l’offre française l’eut emporté. Or, après une intense campagne de lobbying sur le mode des « produits bien de chez nous » et de la préférence
nationale (on pourrait même dire provinciale) et malgré son surcoût par rapport au projet français, c’est l’entreprise canadienne qui a été choisie, sans même qu’un appel d’offres ait lieu.
L’entreprise française a bien essayé de porter l’affaire devant la justice, y compris devant l’ORD (Organe de Règlement des Différends de l’OMC). Rien n’y fit, puisque le Canada était
tout simplement dans son bon droit. Lors des négociations des accords de Marrakech, acte de naissance de l’OMC, le gouvernement canadien (sans doute anti-capitaliste) de l’époque avait négocié
des clauses dérogatoires à la concurrence libre et non faussée dans un tas de secteurs, dont les transports.
Quelques mois plus tard, la même chose se passa à Toronto. Sans appel d’offres à nouveau, l’entreprise canadienne obtint le marché. Mais le plus invraisemblable est à venir. En 2006 se
négociait un très important appel d’offres, qui cette fois-ci a eu lieu et beaucoup plus important dans son montant que les deux précédents, sur la livraison de nouvelles rames pour le
Transilien, en Ile de France. Cette fois-ci, un appel d’offres est réellement organisé et en partie grâce à des coûts de production réduits en raison de l’obtention des deux précédents
contrats, Bombarbier propose l’offre la moins coûteuse et emporte donc le marché. De son côté, la France et surtout l’Union Européenne (à qui a été déléguée l’ensemble de la négociation en
matière de politique commerciale) n’ont évidemment négocié aucune clause d’opting out en la matière.
Le libre-échange "pur et parfait" n'a jamais existé
Les Français soumettent donc leurs entreprises à des procédures dont peuvent s’affranchir – en toute légalité internationale – leurs concurrentes et cela au détriment des intérêts
français. Il ne s’agit en fait ici nullement de juger si le recours aux appels d’offre est préférable ou non mais d’observer que la dissymétrie dans les règles établies créent une authentique distorsion dans les conditions d’accès au marché. Le
libre échange est donc à géométrie très variable et ce sont les Français et plus largement les Européens qui sont largement les dindons de la farce en la matière.
Au-delà de ces exemples, cette « pureté » de l’application des théories libre-échangistes dont se prévalent les Européens pose un
authentique problème économique. Au sein des pays développés, l’OMC actuellement ne fait grosso modo peur qu’à l’Union Européenne, dans la mesure où elle seule semble ne jamais vouloir
s’affranchir d’une vision dogmatique et systémique du libre-échange. Pourtant, plusieurs évolutions économiques récentes viennent renforcer l’idée selon laquelle seule une approche
pragmatique du libre-échange, fondée sur un « donnant-donnant » international peut assurer à terme le prospérité de nos pays.
Le « libre-échange » : ils s’en moquent
souverainement !
Mais de quoi s’agit-il exactement lors de ces opérations ? Bien évidemment, il ne s’agit pas d’interdire à ces Etats de pouvoir investir dans des entreprises des pays dits
« développés ». En revanche, dans ce cas, les dés sont totalement pipés. Les fonds souverains sont des structures totalement opaques, directement reliées au pouvoir politique
des pays concernés et qui peuvent donc poser de véritables problèmes stratégiques. Le système capitaliste est tellement malade qu’il refuse même de voir que les investissements des fonds
souverains correspondent à une forme de nationalisation partielle des entreprises dans lesquelles ils investissent. Concernant les nationalisations, on autorise donc aux autres ce que
l’on refuse de faire soi-même. Cet aveuglement total sur les règles du jeu commercial international remettent en cause à long terme nos intérêts nationaux. Quelles limites existent-ils
aux investissements des fonds souverains ? Aucune si on applique à la lettre les règles actuelles de l’OMC, alors que la visibilité sur leurs démarches est quasi nulle !
Plus que la croyance aux vertus du libre-échange, plus que la question de l’ouverture nécessaire des frontières, c’est ici de la question de la
non-réciprocité absolue des règles du commerce international qui est posée.
La France ne doit pas se comporter en adoratrice aveugle du libre-échange : en amour comme en affaires, la réciprocité est
indispensable !
Les fonds souverains évoqués ci-dessous posent les bases de ce questionnement. Pourquoi accepter des prises de participation publiques dans nos entreprises, sans aucun
contrôle sur l’utilisation de ses fonds, alors que nous nous refusons – de manière dogmatique d’ailleurs – à utiliser nous-mêmes ce genre de pratique ? Cet aveuglement est présent de manière
générale dans le commerce international.
Par exemple, en Chine, de très nombreux secteurs économiques restent totalement fermés aux entreprises étrangères, quand ces dernières ne sont pas obligées systématiquement de mettre en
place une co-entreprise avec une entreprise chinoise pour pouvoir s’installer dans l’Empire du Milieu. Ne parlons pas encore de l’insécurité juridique totale dans laquelle se trouvent
les entreprises françaises quant à leurs investissements sur place (voir le récent exemple opposant Danone à l’entreprise locale Wahaha). On retrouverait la même situation en Inde et encore à
plus forte raison dans les pays pétroliers du Golfe notamment, où le secteur des hydrocarbures, pour ne citer que lui, est la plupart du temps totalement fermé aux investissements étrangers.
Il n’est pas possible plus longtemps de permettre dans de telles proportions un tel jeu de dupes. A nouveau, il ne s’agit pas d’interdire à ces pays d’investir dans nos pays. A
ce titre, l’acquisition de Arcelor par Mittal n’aurait pas posé davantage de problèmes si un investisseur français avait eu la même possibilité de faire la même chose en Inde.
A cette exigence de la réciprocité de manière générale, se surajoutent deux exigences particulières que devraient porter
tous les socialistes et sociaux-démocrates
Tout d’abord, sur le plan environnemental, la récente conférence de Bali, malgré ses résultats discutables ou
encore la ratification par l’Australie (après l’arrivée au pouvoir de la gauche locale…) du protocole de Kyoto laissent à penser que même du côté chinois (les Indiens étant encore assez autistes
sur ce sujet), une préoccupation mondiale est en train de se manifester enfin sur ce sujet crucial. Il est indiscutable que la mise en place d’une taxe carbone internationale est
indispensable. Déjà au niveau communautaire, nous devons porter cette exigence très haut et en avant de tout. Ce sera le seul moyen de réguler la mondialisation en la rendant
durable. Et surtout de créer davantage de réciprocité dans la répartition des efforts entre les pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Ensuite, sur le plan social, à l’heure où la Chine met en place pour la première fois de son histoire un Code du travail, les préoccupation sociales doivent mobiliser également les socialistes.
Nous devons penser à l’échelle européenne d’abord, au niveau mondial ensuite à des critères de protection de nos exigences sociales. Bien évidemment, il ne s’agit pas de forcer
les Chinois ou les Indiens à mettre en place dès demain un salaire minimum équivalent au nôtre. Il s’agirait d’imposer un minimum de critères sociaux, déjà au niveau européen, en
reprenant l’idée d’un SMIC communautaire (pas impossible, il n’y a qu’à voir les discussions dans de nombreux pays européens à ce sujet). L’OIT pourrait ensuite être le cadre d’une
négociation plus internationale. Bien entendu, il s’agit du terrain sur lequel les évolutions seront les plus difficiles.
Nous souhaitons à toutes et à tous une excellente année 2008.
Que cette nouvelle année soit placée sous le signe de la santé, du bonheur et de la réussite.
Pour le PS nous souhaitons, au printemps prochain, une victoire pour nos candidates et candidats.
Nous péserons de tout notre poids dans la campagne municipale et cantonale pour faire élire ou réélire les candidates et candidats socialiste.
Enfin, nous ferons tout pour que le prochain congrès soit l'occasion d'un vrai débat d' idées pour notre parti, qui permettra de prendre un nouveau départ.
Nous serons très actif pour que ce rendez-vous soit l'occasion d'un renouvellement des pratiques et des têtes, pour le PS, tant au niveau national que
local.
DDA Moselle Ouest
Commentaires Récents