Dimanche 28 juin 2009
INVITATION
Université populaire participative
organisée et ouverte par Ségolène Royal

"Pesticides : quel impact sur notre alimentation et notre santé"

Projection du film
Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud
suivie d'un débat


La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd’hui contaminées par des pesticides. La pollution de l’eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l’objet d’une loi du silence.

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s’empare-t-il pas du problème ?


Autant de questions auxquelles répondront nos intervenants :

Jean-Paul Jaud, réalisateur de documentaires

Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie

Serge Morin, agriculteur, chargé de l'action " Terre saine, zéro pesticides" en  Poitou-Charentes

Paul François, agriculteur victime des pesticides





Le lundi
6 juillet 2009

de 20h30 à 23h00

au Théâtre Dejazet

41, boulevard du Temple - 75003 Paris
Metro République



Pour tout renseignement : desirsdavenir.org
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Dimanche 28 juin 2009


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Dimanche 28 juin 2009

                          


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Dimanche 21 juin 2009

Communiqué du cabinet de Ségolène Royal

A la suite de l’information parue dans Le Parisien et Aujourd’hui en France de ce jour, son cabinet confirme que Ségolène Royal a été sollicitée par le PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) en tant que présidente d’une Région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l’énergie solaire et du micro-crédit. Il lui a été demandé d’oeuvrer à la reconnaissance de l’action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques.

Ségolène Royal a accepté cette mission et sera présente, à ce titre, à la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

Elle rappelle l’importance cruciale, pour l’avenir de la planète, du processus de négociation internationale qui mènera à cette conférence internationale. La lutte contre les changements climatiques doit constituer une opportunité de mutation économique pour les pays industrialisés et de développement pour les populations du Sud qui seront les premières exposées aux bouleversements du climat.

Par Moselle d'avenir - Publié dans : International
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Mercredi 17 juin 2009
La campagne électorale iranienne a été la caisse de résonnance d’une profonde attente de changement. Mais pas là où le regard occidental mal avisé penserait la trouver. La période de campagne n’a jamais été un referendum pour ou contre la République islamique. Là n’était pas l’enjeu du scrutin, contrairement à ce qu’une interprétation rétrospective et erronée de l’histoire pourrait laisser croire.
La campagne s’est focalisée sur les enjeux économiques, les réformateurs Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi capitalisant sur le mécontentement social grandissant dans les principales villes d’un pays frappé par l’inflation, la gabegie administrative et la corruption, la captation au profit de quelques-uns de la manne pétrolière.
Pour autant, le trucage du vote et les manifestations de Téhéran pourraient changer la donne et élargir le champ des revendications vers une mise en cause plus profonde du régime, dans une société jeune et éduquée, qui a profondément muté au gré des contacts avec sa diaspora.
    
Donnée essentielle à la compréhension de la réalité politique iranienne, les candidats « réformateurs » de l’élection présidentielle ont été des piliers de la révolution de 1979. Moussavi fut le Premier ministre de l’Ayatollah Khomeini au début des années 1980 et Karoubi est un hojatoleslem (mollah de rang intermédiaire), ancien compagnon de route du « Guide suprême ».
Ces choix révèlent la complexité politique et religieuse iranienne, traversée par des lignes de fractures qui divisent y compris le clergé chiite. Il y a en effet des mollahs et des laïcs néo-fondamentalistes, profondément hostiles à la République islamique, qu’ils considèrent comme un dévoiement de l’islam. Et au contraire des tenants de l’islam politique, mais avec des différences sensibles qui vont du libéralisme réformateur au conservatisme intransigeant, souvent assimilé à la « ligne générale » du régime.
En tout état de cause, l’intelligence du camp « réformateur » a été de présenter des candidats acceptables aux yeux des caciques du régime. Affaiblis depuis la victoire en 2005 de Mahmoud Ahmadinejad face à l’ancien président Khatami, marginalisés par l’absence d'équilibre politique, les réformateurs savaient qu’ils ne sortiraient pas vainqueurs d'une épreuve de force directe avec le « Guide de la révolution », Ali Khamenei.
Pour les réformateurs, l’objectif a toujours été d’établir un équilibre entre les différents centres de décision du pouvoir, indispensable à l'amorce d'une libéralisation. Cette stratégie graduée et pragmatique s’explique par la complexité de l’ « archipel » institutionnel iranien, aucune enceinte n’ayant seule la capacité de définir la ligne politique du régime, mais chacune ayant un pouvoir de nuisance suffisant pour neutraliser toutes les autres.
A côté de la Présidence de la république et des institutions civiles élues (notamment la Majles, le Parlement) cohabitent des instances politico-religieuses qui sont les véritables piliers de la République islamique : le « Guide de la Révolution », en la personne de l’Ayatollah Ali Khamenei, successeur de Khomeini ; le conseil des experts, constitué de 86 membres du clergé « vertueux et cultivés » qui élisent le « Guide » et se prononcent sur l’éligibilité des candidats aux différentes élections ; le conseil des gardiens, constitué de 12 juristes (dont 6 clercs nommés par le « Guide ») qui veille à l’application de la Constitution ainsi que de la Charia et peut opposer son veto aux lois votées par le Parlement ; le conseil du discernement, qui sert de corps consultatif au « Guide » et d’instance de médiation entre le Parlement et les Gardiens.
Cet éclatement du pouvoir iranien est la forêt cachée derrière l’omniprésence médiatique d’Ahmadinejad. Deux conclusions à en tirer : rien ne se fait en Iran si le « Guide » et les mollahs qui le soutiennent y sont opposés ; la multiplicité des lieux de pouvoir encourage les tendances conservatrices du régime, la capacité de neutralisation réciproque jouant un rôle de régulation et d’équilibre, dont profite l’Ayatollah Ali Khameney.
Ce dernier cultive un réalisme politique mis au service exclusif de la consolidation de la République islamique. La ligne : souffler le chaud et le froid, notamment en politique étrangère ; garder pour cela plusieurs fers au feu et ne se fermer aucune porte ; instrumentaliser en tant que de besoin, selon les circonstances, les différentes forces politiques en présence, qu’elles soient conservatrices et ultranationalistes (Ahmadinejad), « libérales » (Rafsandjani) ou « réformatrices » (Khatami et ses successeurs). Sa préoccupation vitale : éviter toute tentation de changement de régime imposée – par la force ou l’influence – de l’extérieur.
Cette stratégie prend tout son sens sur le dossier nucléaire. L’Iran procède dans sa centrale de Natanz à des activités d’enrichissement d’uranium par centrifugation, dont de nombreux indices semblent indiquer la destination militaire. A minima, le régime a toujours veillé à entretenir une profonde ambiguïté sur ses intentions, meilleur moyen d’entretenir la division du Conseil de sécurité sur les sanctions à prendre et de rendre coûteuse l’hypothèse d’une intervention militaire américaine ou israélienne. Histoire aussi de gagner du temps et de se donner les moyens de maîtriser la technologie nucléaire militaire.
Ahmadinejad a crédibilisé la posture de fermeté de l’Iran, recourant aux démonstrations de force (tirs de missiles balistiques) et à une rhétorique volontairement outrancière, antisémite, guerrière et nationaliste. Mais sa logorrhée a toujours été proférée dans le cadre d’un régime de liberté surveillée. Aux yeux des religieux conservateurs, l’ancien basiji (milicien islamique) offre l’avantage de ressouder une société iranienne fragmentée, gagnée par la sécularisation, mais restée profondément patriote. Les conservateurs ont néanmoins toujours veillé à contenir la surenchère d’Ahmadinejad, de manière à ne pas atteindre le seuil au-delà duquel la République islamique fédèrerait contre elle les oppositions, intérieures et extérieures.
                                               
Par les réactions massives qu’ils suscitent, les résultats de l’élection du 12 juin bouleversent cet équilibre et ouvrent une période d’incertitude politique majeure. Le « Guide » Ali Khamenei a commis l’erreur politique de méconnaître les aspirations du peuple iranien. A tout le moins a-t-il mal évalué les coûts et bénéfices qu’il retirerait d’une réélection truquée d’Ahmadinedjad.
Sur le plan extérieur, il est probable qu’il ait voulu éviter d’afficher un signal d’ouverture trop brutal, suite à la main tendue par Barack Obama. Il aurait alors perdu le confort d’une posture fondée sur le clair-obscur et le gain de temps. Sur le plan de la politique intérieure, sans doute s’est-il convaincu (ou laisser convaincre) qu’Ahmadinejad était le seul véritable défenseur des fondamentaux de la Révolution islamique, socle de son pouvoir et de sa légitimité politique.
Aujourd’hui, la situation est mouvante du fait de trois incertitudes :
1) L’attitude du « Guide » et du Conseil des gardiens
Seul Ali Khamenei dispose aujourd’hui du pouvoir réel de faire invalider les résultats, désavouant ainsi un candidat qu’il soutenait. Mais il affronte le dilemme suivant : annuler l’élection et éviter un embrasement d’un côté, au risque d’ouvrir le champ à un camp réformateur conforté et plus ambitieux que jamais ; s’enfoncer dans la répression de l’autre, au risque de provoquer une mise en cause de la République islamique dans ses fondations. Le premier scénario pourrait inaugurer une évolution similaire à celle connue par la Pologne au début des années 1980, avec l’émergence de Solidarnosc (voir chronique de Bernard Guetta) ; le second sur une implosion violente.
2) La position des leaders réformateurs, Moussavi et Karoubi
Tous deux avaient sans doute le profil pour une élection régulière, mais sauront-ils prendre la tête d’une contestation populaire et dépasser leurs divisions ? Dès lundi, Mir Hussein Moussavi appelait au calme, ne voulant pas prêter le flanc à ceux qui l’auraient accusé de jeter de l’huile sur le feu.
Mais il ne pourra longtemps demeurer en retrait, sous peine d’être dépassé par sa base. La situation dégénérerait alors en affrontement direct et sanglant entre les électeurs grugés et le pouvoir, soutenu par les éléments conservateurs et nationalistes de la société iranienne (Pasdaran, fonctionnaires payés par le pouvoir notamment).
3) La société iranienne
Loin des caricatures, la société iranienne n’est pas repliée sur elle-même ni imperméable aux évolutions monde. Les écrits de Faribah Abdelkah montrent l’influence qu’ont eu Internet et les échanges avec la diaspora (l’émigration de nombreux Iraniens nourrissant dans toutes les familles un imaginaire de l’extraversion) ainsi que le haut niveau d’éducation de la société iranienne, notamment chez les femmes.
Une population jeune donc, avide de consommation, frappée par la crise économique, soucieuse d’avoir des perspectives. Mais on ne sait pas aujourd’hui s’il existe un consensus politique en Iran : le pouvoir en est-il à un stade soviétique de calcification en profondeur ? Ou bien tient-il encore grâce à des racines plongeant profondément dans la population iranienne ?
Dans l’hypothèse où une accélération de l’histoire conduirait une part croissante de la population à souhaiter une évolution profonde du régime, comment réagiraient ceux qui aujourd’hui sont les soutiens du régime ?
    
Face à ces incertitudes, la main-tendue de Barack Obama, dépourvue de toute naïveté et ferme sur ses objectifs, notamment en matière de prolifération nucléaire, se révèle plus importante que jamais. Prendre prétexte des élections truquées du 15 juin pour critiquer un prétendu angélisme serait catastrophique.
Certes, rien ne dit aujourd’hui que son message produira des effets à brève échéance. Même si les réformateurs parvenaient finalement à s’imposer, ce serait dans un contexte tel qu’ils ne pourraient pas rompre brutalement avec la politique nucléaire soutenue par le Guide et mise en œuvre par Ahmadinejad.
Mais au moment où la société iranienne montre sa volonté de changement, au moment où la jeunesse exprime sur Twitter et YouTube sa soif d’ouverture internationale, nous devons plus que jamais avoir l’audace d’une politique qui, sans rien nier des tensions et des divergences, cherche plutôt à les dépasser.
La tentation du raidissement en Europe, aux Etats-Unis ou en Israël, en oubliant que la fermeté ne fonctionne que si elle s’accompagne de signes d’ouverture, ne ferait que conforter les éléments les plus conservateurs du régime iranien. Et elle fragiliserait inévitablement les réformateurs.
La voie de l’ouverture est difficile, parce que facilement tournée en aveu de faiblesse. C’est au contraire la voie la plus réaliste. Nous devons aujourd’hui plus encore qu’hier encourager Barack Obama à persévérer.
En montrant que la donne a changé en Occident, il confortera les réformateurs, légitimes pour dire à tous les Iraniens qu’une autre politique est non seulement possible, mais souhaitable.

Sur ce sujet, nous vous conseillons la lecture des écrits de
Fariba Abdelkah  et de Jean-François Bayart.
 
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Mardi 16 juin 2009
Ségolène Royal a prononcé un discours lors de l'Université populaire participative : "Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise?".



Discours de Ségolène Royal sur la crise
envoyé par segolene-royal. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Vous pouvez retrouver la version écrite du discours ici.
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Dimanche 14 juin 2009

Chères amies, chers amis,

Je vous rappelle la tenue de l'Université populaire participative sur "Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise" , sous la présidence de Philippe Aghion :


le lundi 15 juin
de 18h30 à 21h30
à la Mairie du 4è arrondissement de Paris


Interviendront : Philippe Aghion, Jacques Attali, Edouard Martin, Jean-Paul Fitoussi, Yann Algan, Gontran Lejeune et Jacques Barbier (retrouvez leurs biographies en cliquant ici). Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et François Rebsamen prononceront respectivement l'introduction, la synthèse et la conclusion des débats.

Soyez nombreux à nous rejoindre pour cette université qui s'annonce passionnante.

A la rentrée, nous reprendrons le programme des Universités populaires participatives.

Notez dès maintenant dans vos agendas un événement très important que j'organise avec Edgar Morin, en Poitou-Charentes, les 1er, 2 et 3 octobre 2009.

Il s'agit de l'Université européenne internationale d'été sur le développement durable et de trois Universités populaires participatives (1er octobre : L'eau, un bien commun ; 2 octobre : Education et université ; 3 octobre : Economie et politique).

Je vous prie de bien vouloir en trouver le programme provisoire sur le site de Désirs d'Avenir.


Amitiés,

signature

Ségolène Royal

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Dimanche 6 juillet 2008

La récente polémique opposant Ségolène Royal à l’UMP mais aussi à une partie du PS au sujet de la libération d’Ingrid Betancourt et du rôle joué par Nicolas Sarkozy me paraît constituer un cas d’école des dysfonctionnements actuels du PS. Bien entendu, contrairement à d’autres camarades, je postule que Ségolène Royal n’est pas (du tout) « le » problème du PS et que toute la discussion ne consiste donc pas à dire que l’ancienne candidate à la présidentielle est seule fautive de la polémique qu’ont suscité ses propos. Il ne s’agira pas non plus de juger de l’impact politique – positif ou négatif – des déclarations de Ségolène Royal sur sa personnne dans sa course vers le Congrès du Reims mais simplement de se demander quelles sont les vérités qui éclatent – au sein du PS – à l’occasion de cette polémique.

 

Quelle type d'opposition : le PS n'est pas les FARC : mais doit-on pour autant abandonner son esprit critique dans le maquis ?

 

De la gauche pétitionnaire à la droite ultra-catholique, tout le monde devrait avoir lieu de se réjouir de la libération d’Ingrid Betancourt. Réjouissons-en nous effectivement pour elle d’abord, pour sa famille ensuite. Ensuite, doit-on rester béats, ne pas se demander si l’on n’en a pas « trop fait », si nous n’avons pas contribué à faire monter le « prix » des autres otages quand on voit le sort que l’on a réservé à l’une d’entre-eux ? Ne doit-on pas se poser la question de la réussite de la stratégie colombienne au détriment de la voie française ? De l’implication des Etats-Unis, d’Israël ? Ne pourrait-on pas s’interroger sur une cause peut-être plus people que réellement populaire ? En d’autres termes, existe-t-il une injonction (biblique ?) à être heureux et… simple d’esprit ?


Le mythe de l'union nationale


Même en Sarkozye, les mots ont un sens et nous ne sommes pas en situation de guerre. Il n’est donc pas question d’ « union nationale » sur une question pareille ou alors faudrait-il la déclencher à tout bout de champ et remettre en cause la nécessaire pluralité démocratique tous les jours. Dans ce cas, doit-on considérer que Ségolène Royal a brisé l’ « union nationale » ou qu’elle a simplement joué le rôle de l’opposition, à savoir rappeler les faits et enjoindre le pouvoir actuel à ne pas récupérer l’événement ? Est-ce « triste et consternant » comme l’a dit le (pourtant habituellement bien mieux inspiré) député Philippe Martin de rappeler ces faits, de contourner la machine de guerre médiatique élyséenne qui de l’invraisemblable culottée Rama Yade à l’éternel sondage Le Figaro/LCI/Opinionway s’était enclenchée ? On aurait pu croire, au vu des premières déclarations et de la relative retenue présidentielle, que la récupération n’allait pour une fois pas avoir lieu. C’était sans compter dès le lendemain matin les déclarations tonitruantes et le concert de klaxons tout au long du week-end.



Les socialistes qui ont vertement critiqué les propos de Ségolène Royal se sont donc engouffrés, même si l’événement a un caractère particulier, dans l’un de leurs principaux travers depuis quelques mois : le mythe de l’union nationale. Plusieurs camarades sont souvent tentés par cette illusion sarkozyste née de la fausse ouverture. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que l’un des principaux critiques de S. Royal soit Jack Lang qui n’a plus rien à prouver en termes de déclarations dissonantes (avec son camp) et de sarkolâtrie parfois avérée. Non seulement l’union nationale n’a pas à exister pour ce genre d’événements mais cela met en outre complètement à mal l’un des rôles fondamentaux d’une opposition politique en démocratie : son caractère cathartique.

 

Le PS n’a bien sûr pas à s’opposer par principe à toute action de Sarkozy (il est d’ailleurs savoureux d’entendre un fabiusien, Philippe Martin, nous expliquer la nécessité de pas faire d’ « opposition frontale »), il doit néanmoins non seulement s’exprimer mais aussi démonter scrupuleusement les plans de communication du pouvoir. En l’occurrence, c’est exactement ce que Ségolène Royal a fait, en guise de prévention, dans la mesure où sur le fond, ses propos ne sont pas condamnables, si ce n’est à dire que Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, dont les propos sont exactement les mêmes que ceux de Ségolène Royal, est un anti-sarkozyste acharné.

 

Si la stratégie sarkozyste ne fonctionne pas en Colombie, elle se déroule parfaitement au PS!

 

Au cours des derniers jours, les principaux « ténors » de l’UMP ont rivalisé de grossièretés voire d’insultes en tout genre pour attaquer Ségolène Royal. « Petite fille dans une cour d’école » (Fillon : aurait-il pu ajouter : « qui distribue des caramels mous ? »), « enfant qui vient gâcher la fête » (de la part de Rama Yade – sic) ; « femme à l’humanité d’un bigorneau » (Estrosi)… Ni Philippe Martin ni Jack Lang n’ont jugé utile, dans les communiqués de presse qu’ils ont fait paraître instamment, de condamner la teneur des propos tenus par ces personnalités de droite à l’encontre de leur camarade de parti. S’ils avaient le droit de ne pas être d’accord avec son affirmation, ils avaient le devoir de le faire d’une autre manière, sans des qualificatifs aussi grossiers (« consternant » ou « faute morale ») et surtout en prenant la peine de regretter les insultes proférées. A ce titre, il faut toutefois remercier Christophe Caresche, Julien Dray et Pierre Moscovici d’avoir chacun de leur côté, malgré des engagements différents pour le Congrès, dénoncé les propos tenus par la droite.

Trop occupé à la guérilla interne, le PS a-t-il rendu les armes face à la droite ?

Alors que la droite donnait un spectacle, à certains égards pathétiques certes, d’union totale autour de la figure présidentielle et de sa défense, la gauche donnait une fois de plus l’image d’un parti disloqué, où toute forme de camaraderie, de protection mutuelle face aux attaques du camp d’en face étaient bannies en échange de petits calculs politiciens. Cette absence d’union au sein du PS est pourtant l’un des principaux reproches constamment (et à juste titre) adressé aussi bien par les militants que par les citoyens de manière générale aux cadres du Parti. Cela ne les empêche pas de continuer et de s’enfoncer dans cette voie sans issue.

Au-delà du fait de savoir si la déclaration de Ségolène Royal était opportune ou non, nécessaire ou non, cette histoire illustre précisément ce que le PS était pendant une partie de  la campagne présidentielle et continue à être aujourd’hui, en raison de petits calculs boutiquiers et de l’esprit clanique qui y règnent : un magnifique chèque en blanc à la droite, pourtant l’une des pires que la France ait eu à connaître.

Cela démontre malheureusement que le leçons de la présidentielle et notamment l'absence de solidarité au sein du Parti n'ont toujours pas été tirées mais aussi que Ségolène Royal reste l'opposante numéro 1 et sans doute celle qui en en ayant vécue les conséquences néfastes, sera sans doute la plus capable à y remédier.



Par Moselle d'avenir - Publié dans : Point de vue
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Dimanche 29 juin 2008
Comme nous vous le disions dans notre article précédent, le comité Moselle d'avenir était très bien représenté lors de la présentation de la contribution dont la première signataire est Ségolène Royal, intitulée "Combattre et proposer". Cette présentation a eu lieu dans une réelle ferveur populaire, rassemblant l'ensemble des militants socialistes (plus de 1500 personnes, largement au-dessus des capacités de la salle de la Maison de la chimie) venus des quatre coins de France et de l'étranger.

Après plusieurs interventions remarquables et remarquées de Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon, notre président Jean-Pierre Mignard, Guillaume Garot, Thomas Piketty (économiste), Bertrand Monthlubert (collectif Sauvons la recherche) ou encore Ariane Mouchkine, Ségolène Royal a évoqué les sept principales orientations de la contribution rédigée à 3000 mains, notamment avec les contributions du Congrès utile et serein à laquelle notre comité a participé.

Les sept principaux axes sont les suivants :

1 - Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France

2- Le socialisme, une force neuve dans le siècle

3- Mettre l’économie au service de l’humain

4- Bâtir un Etat préventif qui attaque les inégalités à la racine

5- Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver

6- Reconnaître la France métissée comme une chance

7- Oser enfin la démocratie


Nous vous invitons à la lire (ici) et à
la signer, et à la faire signer en masse pour que
le socialisme change enfin


Nous sommes déjà fiers que la Moselle soit particulièrement bien représentée puisque Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil régional de Lorraine ; Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle; Gisèle Printz, sénatrice de la Moselle; Michel Liebgott, Député-maire de Fameck et Aurélie Filippetti, députée de la Moselle l'ont signée !

Le comité Moselle d'avenir
Par Moselle d'avenir - Publié dans : Vie du comité
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Jeudi 19 juin 2008


Le comité Moselle d'avenir vous invite à venir participer nombreux à la présentation de la contribution pour un Congrès utile et serein avec Ségolène Royal et l'ensemble de son équipe le samedi 28 juin à partir de 10h à la Maison de la Chimie (Paris 7ème). Cela nous donnera l'occasion de nous retrouver dans l'après-midi, dans un cadre différent que notre cher département.

Des solutions d'hébergement pourront être trouvées, contactez-nous :
dda57@orange.fr

En espérant vous retrouver nombreux pour ce grand jour de l'histoire du PS !

Les membres du comité Moselle d'avenir

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Vie du comité
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Présentation

  • : Désirs d'avenir Moselle
  • : Environnement Ecologie Europe Démocratie Parti Socialiste Politique
  • : Blog participatif des comités Désirs d'avenir de Moselle. Les articles transmettront toute l'information sur les activités de l'association Désirs d'avenir et de Ségolène Royal au niveau national et local ainsi que les différentes prises de position de ses membres. Si vous avez des questions ou si vous avez le désir de nous rejoindre, c'est ici qu'il faut cliquer :-) dda57@orange.fr
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