Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 00:04
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 01:45
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 15:50

 

Dans moins de sept mois, les Français seront appelés aux urnes à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Candidate à la primaire socialiste, Ségolène Royal compte sur le soutien des Ultramarins. Celle qui a déclaré vouloir un nouveau face à face avec Nicolas Sarkozy a adressé une lettre à ses "compatriotes de tous les Outre-Mers". Ségolène Royal y expose son projet politique pour 2012 et promet un engagement actif aux côtés des Ultramarins. 

Ségolène Royal s'adresse à ses "compatriotes de l'Outre-Mer"


"Madame, Monsieur, 



Mes chers compatriotes de tous les outre-mers, 

Vous pourrez dans quelques jours exercer un droit nouveau : celui de choisir la candidate ou le candidat de la gauche qui devra rassembler pour gagner l’élection présidentielle de 2012 et redonner aux Français, outre-mer et dans l’Hexagone, les moyens de reprendre leur destin en mains. 

Le samedi 8 octobre (15 octobre pour le 2ème tour) si vous vivez en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint Barthélémy, à Saint Martin, à Saint Pierre et Miquelon, en Polynésie française, ou le dimanche 9 octobre (16 octobre pour le 2ème tour) si vous vivez à la Réunion, à Mayotte, en Nouvelle Calédonie, c’est vous qui déciderez en allant voter aux primaires citoyennes organisées dans tous les territoires. Ces primaires citoyennes constituent en quelque sorte le premier tour de l’élection présidentielle puisqu’elles vont permettre de désigner le principal adversaire de Nicolas Sarkozy. 

Avec les outre-mers, j’ai un lien personnel fort. Vous savez que j’ai un lien personnel fort avec les outre-mers, où j’ai passé une partie de ma jeunesse et où je me suis rendue cinq fois depuis la dernière élection présidentielle et notamment lors du mouvement social de 2009 contre la vie chère. C’est pourquoi aujourd’hui je m’adresse directement à vous. 

Aguerrie par l’expérience de la campagne présidentielle de 2007, j’ai beaucoup écouté et travaillé durant ces dernières années. Je suis candidate pour qu’ensemble, nous remettions une République actuellement abaissée et abîmée d’inégalités dans le droit chemin de sa promesse de liberté, d’égalité et de fraternité, qui ne signifie pas pour moi uniformité mais respect mutuel et solidarité vraie. 

C’est au nom de ces valeurs qu’on a lutté outre-mer pour l’abolition de l’esclavage, pour la Libération durant la 2ème guerre mondiale, contre le colonialisme, pour l’égalité politique et sociale. C’est au nom de ces valeurs que, de nos jours, j’appelle les forces citoyennes à se lever et, avec elles, un nouvel espoir dans tous les outre-mers auxquels le pouvoir en place n’a que trop menti. 

Je suis candidate pour que vous, Madame, et vous, Monsieur, soyez plus heureux dans votre vie quotidienne, votre vie professionnelle, votre vie familiale, et plus confiants dans l’avenir, pour vous-mêmes et pour vos enfants. 

La plupart des promesses faites par Nicolas Sarkozy en personne, en particulier en 2009, n’ont pas été tenues dans les départements d’outre-mer : ni sur les prix, ni sur l’emploi, ni sur le logement, ni sur la sécurité. L’Etat, qui a multiplié les cadeaux aux plus riches, s’est désengagé des territoires où la pauvreté et la précarité sont les plus massives : il a réduit le budget des outre-mers, supprimé toujours plus de postes d’enseignants, affaibli les services publics et revu à la baisse le soutien public aux investissements locaux. 

Dans l’Hexagone, les associations des originaires d’outre-mer sont de moins en moins aidées. 

Avec moi, l’Etat tiendra parole Avec moi, l’Etat tiendra parole et assumera ses responsabilités. Avec moi, vous, Madame, et vous, Monsieur, qui vivez outre-mer, ne serez plus considérés comme des « assistés » à qui l’on fait reproche de vouloir la solidarité nationale mais comme les citoyens à part entière d’une République fière de vous compter parmi les siens. Avec moi, les outre-mers ne seront plus « les oubliés de la nation » car c’est en pensant aux difficultés que chacune et chacun d’entre vous affronte que j’ai écrit ma « Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions ». 

Dans le contrat que je propose solennellement à la Nation, je me suis engagée à construire, avec la participation active de tous les citoyens, une République du respect et un ordre social juste. 

Je ferai de la France, outre-mer comme dans l’Hexagone, un pays d’entrepreneurs et d’entrepreneuses car c’est ainsi que l’économie sera dynamisée et l’emploi relancé. Les statistiques officielles ne tiennent pas compte du niveau particulièrement élevé du chômage outre-mer. Les petites et moyennes entreprises sont celles qui créent le plus d’emplois : elles seront spécialement soutenues outre-mer, grâce à la création d’une banque publique d’investissement qui leur facilitera l’accès au crédit et à une mobilisation efficace de l’épargne locale au service de l’économie locale. 

Je ferai de la France la première puissance écologique d’Europe et nous ferons des territoires d’outre-mer l’avant-garde de cette révolution écologique créatrice d’emplois nouveaux. 

Cela supposera d’investir massivement dans les énergies renouvelables, si abondantes sur place : solaires, éoliennes, maritimes, sans oublier la biomasse à partir des déchets de la canne et de l’agriculture. L’extraordinaire bio-diversité des territoires d’outre-mer sera préservée et valorisée, notamment pour le développement de la science et de l’éco-tourisme. 

Dans certaines collectivités d’outre-mer, le chômage des jeunes frôle les 60%. Je ne veux plus de ce gâchis ! Je veux que chaque jeune ait une bonne raison de se lever le matin et de croire en son avenir. 

Je mettrai en place un Pacte pour l’emploi des jeunes qui mobilisera les entreprises, les organismes de formation, les syndicats et les associations afin qu’aucun jeune, sous quelque latitude que ce soit, ne reste sans solution de formation, d’apprentissage ou d’emploi. 

Je rendrai à l’école les moyens d’accomplir sa mission outre-mer et aux enseignants la fierté de leur métier. Le gouvernement avait promis de renforcer la lutte contre l’échec scolaire mais les postes sont massivement supprimés année après année (pour la rentrée 2012, la Martinique détient le record national de diminution des effectifs enseignants !) et les violences scolaires augmentent. 

Mes premières décisions seront de rétablir l’année de formation des professeurs car enseigner, cela s’apprend, et de stopper ces suppressions de postes et de définir, avec toutes les parties prenantes de l’éducation nationale, un plan de recrutement répondant aux besoins sur le terrain. 

L’inflation et la puissance intacte des lobbies sont, outre-mer, les premiers ennemis du pouvoir d’achat des ménages. Contre la vie chère qui atteint des niveaux insupportables avec des prix souvent supérieurs de 20% à ceux de l’Hexagone, j’apporterai des solutions concrètes. 

Je bloquerai les prix de 50 produits de première nécessité et le prix de l’énergie. Je favoriserai les circuits courts pour que les producteurs locaux soient mieux rémunérés et les consommateurs moins dépendants des monopoles importateurs. Il est, outre-mer, de plus en plus difficile de se loger correctement à un prix accessible. 

Le gouvernement a ouvert les vannes de la défiscalisation pour compenser son désengagement budgétaire. Résultat : ce cadeau aux contribuables les plus aisés de l’Hexagone a favorisé la spéculation foncière et immobilière sans répondre, sur place, aux besoins des familles. 

Je rétablirai, pour le logement social, des financements sécurisés qui en relanceront la construction, source importante d’emplois outre-mer. La priorité ira aux bâtiments économes en énergie pour alléger les charges acquittées par les foyers. 

Je veillerai attentivement à la mise en application de la loi sur la résorption de l’habitat insalubre et indigne, portée par mon ami Serge Letchimy, président de la Région Martinique. La République doit garantir la sûreté des biens et des personnes. C’est un sujet que j’ai toujours pris très au sérieux, y compris quand la gauche était encore hésitante. 

Aujourd’hui, l’échec du gouvernement est flagrant et l’insécurité alarme à juste titre outre-mer. Je redonnerai à la police et à la gendarmerie, ces institutions fondamentales pour la tranquillité publique et la protection de chacun, les moyens de remplir correctement leur tâche. 

Je mettrai en place, comme j’ai été la première à le dire, l’encadrement militaire éducatif des jeunes délinquants, en m’inspirant notamment du fonctionnement du service militaire actif, pour qu’ils soient remis dans le droit chemin sans passer par la prison d’où ils ressortent souvent encore plus délinquants.  

Les outre-mers sont particulièrement exposés aux désordres des flux migratoires illégaux et je n’accepte pas que la misère des uns s’ajoute ainsi à la misère des autres. Les étrangers en situation régulière seront respectés et protégés. Les étrangers en situation irrégulière auront vocation à être reconduits dans leur pays, dans le respect des personnes. Les régularisations au cas par cas tiendront compte des situations familiales ainsi que de l’insertion professionnelle et sociale. Je ne procèderai à aucune régularisation massive. 

Je veillerai à la présence dans tous les territoires de nos services publics aujourd’hui fragilisés. J’associerai les citoyens des outre-mers à la réforme pour la justice fiscale, qui sera réalisée sans augmentation des impôts : c’est possible puisque je le fais déjà dans la Région que je préside. Je serai la garante intraitable de la morale publique car on n’exerce pas de responsabilités publiques pour se servir mais pour servir l’intérêt général. Les élus qui manqueront à leur devoir de probité et d’exemplarité seront sanctionnés sans faiblesse ni complaisance. 

  Je serai une Présidente de la République fidèle aux outre-mers et activement engagée à vos côtés. Les outre-mers ne sont pas une charge mais une chance pour une nation riche de sa diversité, forte de ses solidarités et tournée vers tous les continents. 

Femme d’Etat toujours chaleureusement accueillie lorsque je suis venue, outre-mer, vous rencontrer, vous écouter et dialoguer avec vous, je serai une Présidente de la République qui vous restera fidèle car mon engagement à vos côtés ne date pas d’aujourd’hui. 

Ce que je vous propose, c’est de tracer ensemble un nouveau chemin et d’avoir, comme le disait Aimé Césaire qui me fit l’amitié de présider mon Comité de soutien en 2007, « la force d’inventer au lieu de suivre ». Madame, Monsieur, le 8 ou le 9 octobre, selon le territoire où vous vivez, je compte sur vous. 

Fidèlement,   Ségolène Royal "

 

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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 22:04
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 14:17
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 13:31
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 17:36
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 17:27

Samedi 24 septembre en deuxième partie de soirée, France 2 s'est placé en tête des audiences pour "On n'est pas couché" en rassemblant 22.4% du public sur France 2. 1,9 millions de téléspectateurs ont regardé cette émission avec, vers 23h15, un pic d'audience à 2.9 millions de personnes ! Soit près des 3/5e de l'audience du premier débat socialiste.

Épuisement du stock pour le quotidien Libération dans plusieurs villes de France ce même samedi !

Quel point commun ? Invité Samedi soir et à la Une de libé. : Ségolène Royal :-)
A ceux qui se demandent encore si la politique et les solutions qu'elle défend intéressent encore les Français, la réponse est OUI !

 

Rendez-vous les 9 et 16 octobre ! :-)

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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 17:25
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 11:24

Ségolène Royal s’est rendue pour la troisième fois en Moselle pour soutenir les salariés d’ArcelorMittal qui luttent contre la fermeture du dernier haut-fourneau de la région, situé à Florange. 2 000 emplois sont menacés. L’attitude d’ArcelorMittal est emblématique de la voracité des actionnaires, ce groupe réalisant d’énormes profits (2,5 milliards de dollards pour le seul premier trimestre 2011).

Voici en vidéo quelques extraits de la rencontre entre Ségolène Royal, les salariés d’ArcelorMittal et les élus de Gandrange :


Ségolène Royal à Gandrange avec les salariés de…  par segolene-royal 

A l’occasion de ce déplacement, Ségolène Royal a déclaré que l’industrie lourde française est d’intérêt national et qu’à ce titre l’Etat a le devoir d’intervenir.

C’est pourquoi Ségolène Royal propose, pour sauvegarder l’industrie française, de sauver la sidérurgie et engager la reconquête industrielle :

* L’interdiction des licenciements boursiers
* L’entrée de l’Etat au capital des grandes entreprises stratégiques. C’est ce que Ségolène Royal fera pour la sidérurgie lorraine
* De conditionner les aides publiques à l’interdiction de délocaliser

Ce combat majeur pour sauver l’industrie française et assurer sa mutation vers la croissance verte, Ségolène Royal s’engage à le mener et le gagner si elle est élue Présidente de la République.

Ci-dessous  un rapide historique de la situation d’Arcelor Mittal à Gandrange-Florange :

Arcelor Mittal à Gandrange-Florange depuis 2008 :

Le 16 janvier 2008, ArcelorMittal annonce la suppression en 2009 de 595 emplois sur 1.108 à l’aciérie de Gandrange et s’engage à reclasser chacun des salariés dans ses unités de Florange (Moselle) et au Luxembourg.

Le 28 janvier, Nicolas Sarkozy rencontre Lakshmi Mittal, le patron du groupe, qui accepte de geler jusqu’au début avril les restructurations afin d’étudier les propositions des syndicats

4 février 2008 : Nicolas Sarkozy se rend à l’usine Arcelor Mittal de Gandrange en disant vouloir tout mettre en œuvre pour sauver cette industrie sidérurgique importante du bassin mosellan. Il assure que l’Etat est «prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires» pour maintenir l’activité. Il déclare aux ouvriers: ««Je ne vous laisserai pas tomber», Je reviendrai moi-même (…) pour annoncer la solution qu’on aura trouvée».

7 Avril 2008 : Nicolas Sarkozy, s’exprimant quasiment au nom de Lakshmi Mittal, prend acte de la décision de fermeture décidée par Arcelor-Mittal et fait différentes annonces pour limiter son impact : création d’un centre de formation pour les métiers de la métallurgie ; mise en place d’un véritable fonds d’investissement financé par Arcelor Mittal, l’Etat et les collectivités locales ; réalisation d’une étude de faisabilité d’un captage-stockage souterrain du CO² produits par les unités industrielles de Hayange ; suivi de la situation des salariés par les services préfectoraux.

20 mai 2008, Ségolène Royal se rend sur place et affirme que « ce qui est en jeu aujourd’hui c’est de réussir la mutation économique de l’industrie dans la croissance verte » […] Avec moi Gandrange existerait encore parce que des projets de mutation industrielle du futur existaient dans l’entreprise et n’ont pas été écoutés ». Ségolène Royal s’engage devant les salariés à assurer avec les élus lorrains le suivi de la situation.

Décembre 2008 : Deuxième déplacement de Ségolène Royal à Gandrange et Florange pour rencontrer les salariés des deux usines. une partie des 3 800 salariés du site ArcelorMittal de Florange (Moselle) sont alors menacés de chômage partiel, suite à l’annonce de l’arrêt provisoire du premier haut-fourneau.

Février 2009 : Nicolas Sarkozy conteste à la télévision ne pas avoir tenu ses promesses: «Le site n’est pas fermé» et trois engagements ont été tenus, rappelle-t-il: injection de 30 millions, école de formation et engagement de Mittal de donner «10 millions d’euros de sa poche» pour revitaliser le site. Le Président dit qu’il va «(se) battre» pour que la future usine de stockage de CO2 soit à Gandrange plutôt qu’en Allemagne.

Le 31 mars 2009, l’aciérie ferme définitivement ses portes et 571 emplois sont supprimés. Le 1er avril, Luc Chatel, alors secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, martèle que les engagements de Sarkozy ont été tenus et qu’il n’y a pas de licenciements, les salariés recevant des propositions de reclassement.

Gandrange : plaque déposée par les salariés 

Avril 2009 : Le groupe sidérurgiste Arcelor Mittal annonce qu’il va réduire sa production en Europe de 50% et que les hauts fourneaux de Florange (Moselle) et Liège (Belgique) vont être temporairement fermés. A Florange, près 2.600 ouvriers de l’usine subissent une période de chômage partiel. Le premier haut-fourneau du site est déjà arrêté depuis le début de l’année, le deuxième va être temporairement suspendu. Le site de Florange devait accueillir une partie des salariés dont les emplois ont été supprimés à Gandrange.

Juin 2011 : Arcelor Mittal annonce la fermeture définitive du premier haut fourneau, alors que celui-ci était déjà arrêté « temporairement ».

9 Septembre 2011. Annonce par Arcelor Mittal de la fermeture « temporaire » du second Haut fourneau de Florange, qui concerne 1200 salariés, à partir du 3 octobre. Les salariés craignent que cet arrêt soit définitif

14 septembre 2011 : Hervé Bourrier, le directeur général d’Arcelor Mittal en France est reçu par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, et Éric Besson, le ministre de l’Industrie. Au cours de cette réunion , selon le communiqué du ministère, le groupe Arcelor Mittal a pris à cet égard l’engagement de maintenir les investissements nécessaires au redémarrage du haut-fourneau de Florange dès lors que la demande repartira à la hausse. […] Le groupe ArcelorMittal a également exclu tout recours à des licenciements dans le cadre de cet arrêt temporaire. Le manque d’activité généré par cette situation sera compensé par des mesures de chômage partiel, associées à d’autres mesures comme la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

24 septembre 2011, le déplacement de Ségolène Royal intervient dans le contexte d’une crainte de la fermeture définitive du second haut fourneau de Florange, qui est le dernier haut fourneau en activité du groupe Arcelor Mittal en Lorraine. La fermeture définitive du haut fourneau marquerait la fin de la filière liquide chaude d’acier.

- C’est l’ensemble de la filière sidérurgique de Lorraine qui serait alors menacée. la Lorraine a vu fermer sa dernière mine de fer en 1997 et sa dernière mine de charbon en 2004

- Plus de 2000 emplois sont menacés par cette fermeture, selon les syndicats: «un millier sur les 3000 du site, 400 emplois intérimaires et plusieurs centaines de postes de sous-traitance »

- La fermeture des hauts-fourneaux de Florange s’explique par le choix fait par la direction de privilégier les sites de bord de mer.

- Mais cette fermeture s’explique surtout par une stratégie purement spéculative visant à réduire l’activité des sites de Lorraine pour maintenir le prix de l’acier à un haut niveau. Aucun investissement n’a été programmé depuis de trop nombreuses années en Lorraine, alors que Dunkerque tourne à plein régime et que Fos-sur-Mer finalise sa rénovation, Arcelor Mittal condamne en réalité purement et simplement l’outil industriel lorrain.

- L’avenir du site et de la filière liquide en Lorraine dépend largement de la décision de financer, ou non, le projet avant-gardiste de captage et de stockage de CO2 nommé ULCOS, déjà promis par N. Sarkozy dans le contexte de la fermeture de Gandrange en 2008. Ce procédé permettrait de produire de l’acier avec des coûts réduits de 25 %. La commission européenne doit donner prochainement sa décision sur son soutien financier au développement de ce procédé.

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