Dimanche 25 octobre 2009


"Souffrance au travail,salaires bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?


Mercredi 28 octobre à 18h30 à la Mairie du 4eme arrondissement - 2, place Baudoyer - 75004 Paris


 

Chères amies, chers amis,


Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés.


La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?


Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.


Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses.


Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.


Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement.


Ce succès, c'est d'abord le vôtre.


Amitiés sincères, Ségolène Royal


 

Programme

Ouverture par Ségolène Royal

Interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Yvan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »

Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Hélène Cixous,  écrivain philisophe

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire.

Fiches lecture 

- Le salarié de la précarité: Les nouvelles formes de l'intégration professionnelle - Serge Paugam

- Travailler pour être heureux? Le bonheur et le travail en France - Christian Baudelot et Michel Gollac

- Souffrance en France: la banalisation de l'injustice sociale - Christophe Dejours

- Les désordres du travail: Enquête sur le nouveau productivisme - Philippe Askenazy


 

 

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Universités Populaires et Participatives
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Vendredi 23 octobre 2009

A la suite de la diffusion par France 2, le 20 octobre, de l'émission « Une vie, un destin » consacrée à Ségolène Royal, voici quelques précisions : sur les conditions dans lesquelles a été réalisé le film de Dominique Fargues ; et sur la signification réelle des chiffres d'audience brocardés par certains dont l'impénitente mauvaise foi n'est pas un scoop.
 


Commençons par le commencement : le choix des images, des thèmes et des témoignages ainsi que l'ensemble du scénario du film projeté sur France 2 relèvent de l'entière liberté de la réalisatrice. Et c'est très bien comme cela. A aucun moment, Ségolène Royal n'a été associée à ses choix (elle ne l'a d'ailleurs pas demandé) ni aucun membre de son équipe.


Nous avons tous découvert ce film sensible, honnête et souvent fort judicieux lors de sa diffusion télévisée.


Il n'a échappé à personne que l'angle privilégié par cette émission de Laurent Delahousse n'est pas l'exposition de propositions pour la France et que son sujet n'était pas le bilan des actions politiques de Ségolène Royal mais le récit de son trajet et l'évocation de cette part d'histoire personnelle dont tout engagement politique authentique est tissé. Les responsables du magazine de France 2 avaient annoncé un portrait, genre forcément personnel et subjectif. Ce fut le cas et cela nous va très bien. « Peopolisation ! » s'écrient comme un seul homme ceux qui sont les premiers à tirer la politique vers le bas, comme ils nous l'ont amplement démontré au cours de ces dernières semaines. Non. Juste une histoire humaine et éminemment politique, avec son lot de plaies et de bosses, de peines dépassées, de joies partagées et de volonté d'imaginer l'avenir. Nous avons, pour notre part, revu avec émotion les images de grands moments que nous avons vécus ensemble. D'autres viendront, nous le savons. Venons-en maintenant à l'aplomb avec lequel quelques uns, paresseusement repris par beaucoup d'autres, s'efforcent de faire mentir les chiffres en présentant l'audience de cette émission comme « un flop », « un naufrage », « un enterrement » et autres bérézinas. France 2 reléguée ce soir-là à la 4ème place, voilà qui témoignerait de rien moins que la mort cathodique et politique de Ségolène Royal. Bigre !


Peu importe qu'à y regarder de plus près, rien ne vienne corroborer cette prophétie tant de fois ressassée. C'est le clou du fiasco qu'il s'agit d'enfoncer. Il faut les comprendre : cela fait si longtemps qu'ils en ont envie et que cela ne vient pas, si longtemps qu'ils s'échinent sans toucher au but, copiant-collant leurs fielleux arguments, faisant feu de tout bois, extrapolant sur les dîners en ville, tordant les faits à tel point que c'est devenu, chez certains, comme un réflexe pavlovien.


Alors il faut bien, au risque de lasser, rétablir la vérité des choses.


Oui, en diffusant « Les Experts » à la même heure, TF1 a fait cartons pleins (31,5%), comme d'habitude avec cette série-culte.


Oui, « Le Village français » sur France 3 a, une fois encore, suscité l'intérêt d'un public nombreux (15,3%).


Oui, l'excellent « Desperate Housewives » sur M6 a, sans surprise, attiré beaucoup de téléspectateurs (15%).


Oui, le match de Ligue des champions a, sur Canal Plus, mobilisé nombre de ceux qui vibrent pour le foot (7,5%).


Mais non, 2,27 millions de téléspectateurs fidélisés d'un bout à l'autre de l'émission et une part d'audience de 9,2%, ce n'est pas « un mauvais score », comme ils disent, c'est même – au regard des publics réunis par les émissions politiques, toutes catégories confondues – une performance !


Tous les observateurs le reconnaissent : les invités politiques les plus notoires, de gauche comme de droite, n'ont, ces derniers mois et pour les plus regardés d'entre eux, pas dépassé le plafond, d'ailleurs nullement déshonorant, de 7,1% de part d'audience. La moyenne des émissions politiques se situe en dessous de 5%.


Les meilleurs scores concernant des personnalités politiques ? Ce sont (si l'on excepte les prestations officielles du Président de la République quand il s'invite sur les chaînes de télévision) deux portraits diffusés dans l'émission de Laurent Delahousse : en premier, « Chirac intime » et en second, celui dont Ségolène Royal a fait l'objet, classement dont, vous en conviendrez, il n'y a pas lieu de rougir !


Nous ne sacralisons pas la mesure obsessionnelle de l'audience. Mais puisqu'on lui cherche querelle sur les chiffres, eh bien regardons-les en face et réjouissons-nous qu'ils témoignent, loin de la défection claironnée, du grand nombre de Français qui ont ce soir-là, en dépit de programmes très attractifs sur les chaînes concurrentes, choisi de regarder le film de Dominique Fargues sur Ségolène Royal et l'interview de Laurent Delahousse. Et cela, comme l'ont admis certains commentateurs, bien que la période, sans échéances électorales nationales à court terme, soit traditionnellement peu favorable aux émissions traitant de sujets politiques.
 

On peut, comme vous le voyez, donner des mêmes chiffres deux lectures opposées selon qu'on est a priori de parti-pris ou qu'on s'efforce à davantage d'objectivité. Alors merci à ces 2,27 millions de téléspectateurs que certains tiennent pour quantité négligeable !


Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont dit avoir, comme nous, éprouvé devant leur écran la fierté d'un combat partagé.


N'écoutons pas ceux qui prétendent qu'il n'est de politique respectable que désincarnée et sèche.

Ceux qui opposent l'émotion et la raison, les sentiments et les convictions, les trajectoires personnelles et l'histoire collective.


Ceux qui nous voudraient plus conformistes, plus faciles à ranger dans leurs petites cases.

Continuons sereinement sur le chemin que nous avons choisi.


Fidèles aux idées et à l'espérance que porte Ségolène Royal.

L'équipe de Ségolène Royal

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Désirs d'avenir et les autres
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Jeudi 22 octobre 2009
Réponse aux amalgames de Chantal de Gournay
dans Libération du 19 octobre 2009   
                

Par Sophie Bouchet-Petersen


Dans une tribune publiée ce lundi 19 octobre par Libération sous le titre « Majorité morale et déni des corps », Chantal de Gournay, sociologue de son état, affirme que Ségolène Royal aurait ouvert la porte à un ordre moral nauséabond par « son amalgame entre pédophiles et pédérastes ».


Il faut, si j'en crois la suite de ce texte d'allure faussement radicale mais, à y regarder de près, vraiment réactionnaire, entendre ici « pédéraste » comme se rapportant aux relations sexuelles concernant un(e) mineur(e) qui n'est plus dans l'enfance, par exemple « une adolescente pubère et une adolescente apte à la nuptialité ». Y range-t-elle l'adolescente de 13 ans que Polanski est accusé d'avoir violentée ? Il semble.


Madame de Gournay considère la sodomie imposée comme une circonstance atténuante pour celui qui l'a commise car il y a, estime-t-elle, pire que le viol : tomber enceinte à une époque où l'avortement était encore illégal ou contracter aujourd'hui le sida et l'hépatite. Pour avoir moi-même avorté à 16 ans bien longtemps avant que l'IVG ne soit légalisée, je sais combien la chose était alors difficile. Mais je ne confonds pas l'accident résultant d'un rapport consenti entre pairs, fussent-ils mineurs, avec l'abus de pouvoir d'un adulte forçant une très jeune fille à se plier à son désir et transgressant, ce faisant, le devoir de protection dû par ceux d'avant à ceux d'après. On ne peut confondre la symétrie des amours juvéniles, fussent-elles accompagnées d'un précoce passage à l'acte sexuel, avec la violence d'une confusion des places et d'un rapport forcément asymétrique quand un adulte dicte sa loi sexuelle à celui ou celle qu'il a les moyens de dominer physiquement ou psychologiquement. Je ne me suis, pour ma part, jamais pâmée devant les récits faisant l'éloge de la consommation adulte des « moins de 16 ans », titre d'un livre qui eut son quart d'heure de célébrité et moquait les cerbères maternels faisant rempart contre les prédateurs.


Ségolène Royal a eu raison de combattre énergiquement le crime pédophilique et, dans le même temps, de rendre accessible la pilule du lendemain, y compris sans autorisation parentale, aux jeunes filles mineures courant le risque d'une grossesse précoce. On s'en émut à l'époque. Elle tint bon.


Madame de Gournay n'aime pas « la chasse à l'homme » dont elle estime que Frédéric Mitterrand a été l'innocente victime. Sans doute n'a-t-elle pas entendu Ségolène Royal déclarer le 11 octobre, au Grand Jury RTL-LCI, qu'elle n'y joindrait pas sa voix, tout en rappelant sa totale condamnation du tourisme sexuel, ce privilège sordide du Nord sur le Sud, contre lequel elle renforça, lorsqu'elle était Ministre de la Famille, les sanctions pénales. Elle a eu également raison de refuser qu'il y ait deux justices, l'une pour les pauvres et les anonymes, l'autre pour les riches et les notoires.

Ségolène Royal n'a jamais prôné un ordre moral d'un autre âge mais un ordre juste où la libéralisation des moeurs et l'heureux affranchissement des carcans d'antan, hâté par les combats des féministes de ma génération, ne saurait être l'alibi des chasseurs de proie s'abandonnant à leurs pulsions en appelant libération la pure et simple soumission à un rapport de forces structurellement déséquilibré.


En ce sens, Michel Onfray, qui raconte avoir vécu quatre ans durant sous cette menace, a bien raison de dire, dans la même page de Libération, que « la morale n'est pas une affaire de moralisme benêt mais de justice sociale ».

Que d'amalgames, en vérité, dans le texte de Madame de Gournay qui mélange le respect du corps avec son déni et assimile toute la génération soixante-huitarde (dont je suis et sans remord mais pas Ségolène Royal, qui n'en avait pas l'âge) au crétinisme du « il est interdit d'interdire ».


Etrange, pour finir, cette prose qui prend la pose libertaire et s'accommode d'une petite fixette islamophobe qui, je l'avoue, m'irrite quelque peu les narines. Je préfère, pour ma part, la République métissée de Ségolène Royal et sa conviction maintes fois dite : ce qu'une génération doit à l'autre, c'est la limite.

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Société
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Mercredi 21 octobre 2009
Par Moselle d'avenir - Publié dans : Ségolène Royal, interview et interventions
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Mercredi 21 octobre 2009

Nos amis du PASOK viennent de remporter une belle victoire aux élections législatives grecques, sous la conduite de Georges Papandréou. Le nouveau Premier Ministre a, à plusieurs reprises, accueilli Ségolène Royal en Grèce lors de rencontres de haut niveau mêlant des responsables politiques du monde entier et des chercheurs. En ces occasions, Ségolène Royal a notamment exposé ses conceptions concernant le rôle des socialistes dans un monde dont le modèle de développement a failli, la tâche historique qui devrait être celle de l'Europe dans ce contexte, l'apport d'une démocratie authentiquement et radicalement participative dans une perspective d'intervention des citoyens dans les décisions qui les concernent et d'efficacité des politiques publiques.


Le PASOK lui a demandé un court texte montrant, à travers un exemple concret, ce que peut l'action politique pour inverser la fatalité et anticiper l'avenir. Cette contribution sera publiée, avec d'autres exemples venant d'autres pays, dans un numéro spécial du grand quotidien TO VIMA, tiré à 400.000 exemplaires et conçu avec Republic, le think thank du Parti socialiste grec. Cette édition exceptionnelle vise à nourrir un large débat citoyen dont le nouveau gouvernement de gauche compte s'inspirer pour enrichir ses orientations.


Ségolène Royal a fait le choix d'évoquer le cas précis de la voiture électrique lancée en Poitou-Charentes et de la reconversion de l'entreprise Heuliez:


"Les crises témoignent d'un monde qui n'est plus et annoncent un monde qui n'est pas encore. Tel est le moment historique. L'étroite interdépendance de ce que, par facilité de langage ou paresse de pensée, on nomme communément « les crises » (financière, économique, sociale, écologique, alimentaire, démocratique...) et l'impossibilité de les traiter l'une sans l'autre montrent qu'à un modèle globalement à bout de souffle et facteur d'insécurités multiples, la gauche du 21ème siècle doit opposer ce que le sociologue Edgar Morin appelle une « politique de civilisation ».


Dans cette perspective, c'est de front que doivent être relevés les différents défis qu'une vieille pensée de la société et du progrès cloisonnait à l'excès.

Un exemple : le défi écologique. Impossible d'accomplir cette révolution écologique dont nous savons l'urgence en la cantonnant à une approche artificiellement sectorielle. Une autre conception du développement et une réelle efficacité de la protection de notre environnement, cela veut dire une reconversion radicale de nos économies, des politiques industrielles anticipatrices, un investissement massif dans la recherche et la formation pour stimuler la création d'activités et de manières de produire inédites. Cela veut dire en même temps un enrichissement de notre conception de la justice sociale au-delà la redistribution après coup, certes nécessaire : c'est aussi en amont que des politiques d'égalité réelle doivent intégrer la dimension écologique, avec l'accessibilité des transports publics, la qualité de l'habitat social, l'abaissement des factures des ménages populaires par les énergies renouvelables, la lutte pour la santé au travail industriel et agricole, la réinvention des solidarités Nord-Sud, etc.

Quand j'ai décidé, devant l'indifférence des constructeurs automobiles français, de lancer dans la Région que je préside un appel à projets pour la fabrication d'une voiture électrique bon marché, je l'ai fait pour un faisceau de raisons. Ecologiques : un véhicule affranchi du pétrole et non polluant. Economiques : encourager des entreprises innovantes et reconvertir un équipementier automobile, détenteur d'un solide savoir-faire, qui risquait de disparaître parce que ses donneurs d'ordres l'avaient lâché et que le fatalisme des notables le condamnait. Sociales : transformer des centaines d'emplois menacés en emplois d'avenir et mettre à la portée de tous une voiture à faible coût. Fiscales : favorable à une fiscalité écologique efficace et socialement juste, je me suis opposée à la taxe carbone telle que le gouvernement Sarkozy l'a décidée car, sans voitures électriques à bas prix aujourd'hui disponibles ni transports collectifs adaptés aux milieux péri-urbains et ruraux, où est la liberté de choisir un autre mode de transport que sa voiture individuelle à essence et, pour les familles populaires, d'être écologiquement responsables ?


J'ai voulu que la Région solidifie conjointement l'offre et la demande de véhicules électriques. Avec un coup d'avance, nous avons mobilisé les entreprises sur un projet novateur. Nous sommes entrés au capital de cet équipementier à hauteur de 5 millions d'euros (une première en France !) pour favoriser l'implication de repreneurs privés et obliger l'Etat à faire son devoir en mobilisant son Fonds d'investissement stratégique théoriquement créé pour stimuler la relance. Nous avons pris en charge la sécurisation des parcours professionnels des salariés (formation et garantie de ressources) dans le temps de latence entre la disparition des anciens emplois et la création des nouveaux. En parallèle, nous agissons sur la demande en mobilisant entreprises et collectivités territoriales pour qu'elles achètent ces véhicules électriques et en créant une aide à l'achat pour les particuliers.


Cette implication n'est en rien un retour à « l'économie administrée » de jadis, quand l'Etat se piquait de jouer directement les entrepreneurs. Ce modeste exemple illustre ce que je crois devoir être le nouveau volontarisme de la puissance publique, à l'opposé du pseudo-volontarisme surjoué mais sans résultats de la droite sarkozyste :  répondre aux difficultés d'ici et maintenant en imaginant l'avenir et faire le choix de politiques multidimensionnelles où la justice sociale, toujours, est la condition de l'efficacité économique, écologique et démocratique."


Ségolène ROYAL
Présidente de la Région Poitou-Charentes
Présidente de Désirs d'Avenir
ancienne Ministre
députée honoraire

Article paru dans le quotidien grec To Vima

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Ségolène Royal à l'international
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Mercredi 21 octobre 2009
Dans le Journal La Provence du mardi 20 octobre, Jean-Louis Bianco revient sur les raisons de son soutien à Ségolène Royal.

Pourquoi restez-vous un soutien indéfectible à Ségolène Royal ?

Pour trois raisons. D'abord je pense que la fidélité est importante en politique. Je l'ai été envers François Mitterrand et je n'ai jamais changé d'attitude. Je le suis avec Ségolène Royal et je ne changerai pas. Ensuite, elle montre, à travers toutes les attaques qu'elle subit, une force hors du commun. C'est une « femme debout » comme on lui a dit aux Antilles, une qualité importante pour importante pour prétendre aux plus hautes fonctions. Enfin, comme on l'a vu sur la taxe carbone, j'estime qu'elle voit un peu plus loin et va plus vite que les autres.

Pourquoi a-t-elle rejeté l'offre de rejoindre le bureau national ?
Au bureau national, elle n'aurait pris la parole que de temps en temps. Elle a préféré proposer la candidature de Kamel Chibli, jeune élu de l'Ariège. C'était un signal fort de renouvellement si Martine Aubry l'avait accepté.


Vous avez dit récemment que « le PS va conquérir toutes les régions y compris la Corse » aux élections régionales...

Je sais que ça a surpris plus d'une personne. Les sondages donnent les présidents socialistes gagnants, parfois largement. Je constate qu'ils ont une vraie popularité. Elle va au-delà du PS et de la gauche. Cela se vérifie dans la région, où Michel Vauzelle est connu et apprécié des habitants. Les perspectives ne sont pas sombres pour nous, même si rien n'est joué.

Le rassemblement prôné par le PS semble mal parti ?
Partout en France, la position du PS est la même : rassembler au 1er tour.



Propos recueillis par Philippe Faner

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Désirs d'avenir et les autres
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Mardi 20 octobre 2009
INVITATION
Ségolène Royal

vous invite
à l'Université populaire participative 
"Souffrance au travail, salariés bridés,
chômage explosif :
les salariès peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

 

Le mercredi 28 octobre 2009
à 18h30


A la Mairie du 4eme arrondissement
  2, place Baudoyer - 75004 Paris

Chères amies, chers amis,

Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés. La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?

Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.

Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

signature

PROGRAMME

Ouverture par Ségolène Royal

Interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Ivan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »

Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Universités Populaires et Participatives
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Dimanche 18 octobre 2009

                  Brahim Abbou et Kamel Chibli
Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet

 
Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet, co-fondateurs de Cité d'Avenir ont publié cette très juste tribune que nous souhaitons partager avec vous.



La France nouvelle



"Il existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l’adresse une marque d’infamie. Une France qui n’accepte plus le regard que les médias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu’on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l’infini le superflu et l’accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s’entraide, s’écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu’ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu’ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.

Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d’abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu’elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l’Appel des Quartiers dont Cités d’Avenir est aujourd’hui le prolongement.

Oui, nous sommes fiers d’être à ses côtés de jeunes élus fils d’ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l’immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération… jusqu’à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.

Ségolène Royal a proposé que l’un d’entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Il n’y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.

Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s’intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d’untel ou la mise à l’écart d’un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d’analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d’un petit monde très parisien.

Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n’y étaient pas. Blessés qu’on préfère s’intéresser à quelques absents plutôt qu’à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu’une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l’éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d’avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n’en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n’est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n’est pas être populiste, c’est redonner à la République son centre de gravité.

Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d’Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d’associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.

Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus et n’en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l’impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.

Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu’ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d’empêchement et oublieux de son devoir d’impulsion.

Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d’une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d’anticiper, d’accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s’opposer mais de proposer et d’ouvrir à la France un avenir partagé.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français.

2012, c’est demain. Et ça commence aujourd’hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de l’avant et de tenir parole."



Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet.

Par Moselle d'avenir - Publié dans : Point de vue
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Vendredi 16 octobre 2009


Par Moselle d'avenir - Publié dans : Ségolène Royal, interview et interventions
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Vendredi 16 octobre 2009
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  • : Blog participatif des comités Désirs d'avenir de Moselle. Les articles transmettent toute l'information sur les activités de l'association Désirs d'avenir et de Ségolène Royal au niveau national et local ainsi que les différentes prises de position de ses membres. Si vous avez des questions ou si vous avez le désir de nous rejoindre, c'est ici qu'il faut cliquer :-) maximeer_98@hotmail.com
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